Troubles moteurs neurologiques : manifestations et principes de prise en charge

Les troubles moteurs neurologiques regroupent des anomalies du mouvement, du tonus musculaire, de la force ou de la coordination. [4] Il ne s’agit pas d’une maladie unique, mais d’un ensemble de manifestations pouvant apparaître dans des affections très différentes. [4] Le système moteur comprend en effet de nombreuses structures centrales et périphériques qui participent à la préparation, à l’exécution et au réglage des mouvements. [4] Dans cette fiche, le mot « moteur » concerne le contrôle neurologique du mouvement et non les troubles de la motricité digestive, également désignés par une terminologie proche en gastro-entérologie. [4] [1]
Quelles formes un trouble moteur peut-il prendre ?
Une première distinction porte sur la quantité et la qualité des mouvements. [4] Un trouble hypokinétique se manifeste par des mouvements réduits, ralentis ou de faible amplitude, comme l’akinésie ou la bradykinésie. [4] Un trouble hyperkinétique correspond au contraire à des mouvements excessifs, involontaires ou inappropriés, notamment une chorée, une dystonie, des myoclonies, des tics ou certaines dyskinésies. [4]
Le tonus musculaire désigne la résistance de base d’un muscle lorsqu’une autre personne mobilise passivement un membre. [4] Une augmentation pathologique du tonus peut prendre la forme d’une spasticité, d’une rigidité, d’une paratonie ou d’une dystonie tonique. [4] Une diminution du tonus peut se manifester par une hypotonie ou une flaccidité. [4] Les anomalies du tonus peuvent coexister avec un déficit de force, allant d’une faiblesse partielle, appelée parésie, à une paralysie. [4]
La coordination constitue un autre domaine du contrôle moteur et dépend notamment du fonctionnement du cervelet. [4] Son altération peut entraîner une ataxie, une dysmétrie ou des difficultés à régler la précision et le moment d’un mouvement. [4]
Pourquoi ces manifestations ne suffisent-elles pas à identifier une maladie ?
Une manifestation motrice décrit ce qui est observé, mais elle ne détermine pas à elle seule son origine. [4] La maladie de Parkinson est principalement associée à des manifestations hypokinétiques, tandis que la maladie de Huntington fournit un exemple de maladie comportant des manifestations hyperkinétiques. [4] Une augmentation du tonus peut notamment être rencontrée dans la sclérose en plaques, la paralysie cérébrale ou après un accident vasculaire cérébral. [4] Une diminution du tonus peut notamment accompagner une amyotrophie spinale, une atteinte des nerfs périphériques ou certaines maladies musculaires. [4] Une même maladie peut associer plusieurs composantes motrices, et les traitements déjà reçus peuvent eux-mêmes modifier leur expression. [4] L’évaluation doit donc distinguer le ralentissement ou l’excès de mouvement, le tonus, la force et la coordination avant de rattacher les difficultés à une cause précise. [4]
Quels sont les principes généraux des soins ?
La diversité des mécanismes et des manifestations exclut un traitement unique applicable à tous les troubles moteurs. [4] Les soins doivent être adaptés à la maladie en cause, au type de difficulté motrice, à son retentissement et à son évolution. [4] [2] Dans la maladie de Parkinson, par exemple, les traitements actuellement décrits sont symptomatiques et peuvent associer médicaments, exercice physique, kinésithérapie et prise en charge multidisciplinaire selon les besoins. [2] Cet exemple ne peut pas être transposé automatiquement aux autres causes de troubles moteurs. [4] [2]
Certaines techniques de rééducation ou d’appareillage disposent en outre de preuves limitées dans des indications précises. [3] Une revue consacrée aux plâtres du membre supérieur chez des enfants et des adultes atteints de troubles moteurs du système nerveux central n’a pas trouvé de données de qualité suffisante pour confirmer ou réfuter leur efficacité. [3] Les effets indésirables rapportés dans ces études comprenaient des irritations ou lésions cutanées, des douleurs, un gonflement et une gêne liée au dispositif. [3] Le choix d’une intervention doit ainsi tenir compte de son objectif fonctionnel, de ses limites documentées et de ses risques propres, plutôt que de la seule appellation générale de trouble moteur. [3] [4]
Sources et références
[1] https://www.fmcgastro.org/wp-content/uploads/2023/08/Modele-155-024-Barthet-.pdf
www.fmcgastro.org · Consulté le 2026-09-11
[2] ORBi: Comment je traite... Panorama des stratégies thérapeutiques des troubles moteurs de la maladie de Parkinson. - 2025
orbi.uliege.be · Consulté le 2026-09-15
[3] A systematic review of upper extremity casting for children and adults with central nervous system motor disorders - Database of Abstracts of Reviews of Effects (DARE): Quality-assessed Reviews - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
[4] Cannabinoids in Motor Control: From Receptor Distribution to Motor Disorders
www.ebi.ac.uk · Version : 2026-04-08 · Consulté le 2026-09-16
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