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Troubles de l’articulation temporomandibulaire : déplacement du disque et capsulite

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Chirurgie maxillo-faciale par ville

Les troubles temporomandibulaires regroupent plusieurs sous-types d’atteintes, qui ne peuvent pas être distingués de façon fiable à partir d’un symptôme isolé. [2] Cette fiche détaille les atteintes articulaires documentées ici : le déplacement du disque de l’articulation temporomandibulaire, ou ATM, et l’inflammation des tissus qui entourent l’articulation, appelée capsulite ou synovite. [1] Ces atteintes peuvent provoquer des douleurs près de l’articulation, des bruits lors des mouvements ou une limitation de l’ouverture de la bouche. [1]

Comment le disque de l’ATM peut-il se déplacer ?

La forme la plus fréquente de trouble interne de l’ATM est un déplacement du disque articulaire vers l’avant par rapport au condyle. [1] Ce déplacement peut être favorisé par une modification de la forme du disque et par un allongement de ses ligaments. [1] On parle de déplacement avec réduction lorsque le disque, déplacé quand la bouche est fermée, reprend sa position au cours de l’ouverture. [1] Le déplacement est dit sans réduction lorsque le disque ne revient pas en place pendant l’ouverture de la bouche. [1]

Le déplacement du disque peut s’accompagner d’une capsulite, c’est-à-dire d’une inflammation douloureuse des tissus entourant l’articulation. [1] Une capsulite peut également survenir spontanément ou être associée à une arthrite, un traumatisme ou une infection. [1]

Quels signes peuvent accompagner ces atteintes de l’ATM ?

Un déplacement avec réduction provoque souvent un clic ou un claquement pendant l’ouverture de la bouche. [1] Ce bruit peut être indolore et paraître très fort à la personne concernée en raison de la transmission locale du son. [1] Lorsqu’une douleur est présente, elle peut notamment apparaître pendant la mastication d’aliments durs. [1] La mâchoire peut aussi dévier vers le côté atteint au cours de son ouverture. [1]

Un déplacement sans réduction ne produit généralement plus de clic ou de claquement, mais limite l’ouverture maximale de la bouche. [1] Il entraîne habituellement une douleur et peut modifier la manière dont la personne perçoit le contact entre ses dents. [1] Ces manifestations peuvent commencer brutalement chez une personne dont l’articulation claquait auparavant de façon chronique. [1] Certaines personnes constatent au réveil qu’elles ne peuvent plus ouvrir complètement la mâchoire. [1]

La capsulite se manifeste par une douleur précisément localisée sur l’articulation et par une sensibilité au toucher. [1] Elle peut également restreindre l’ouverture de la bouche. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’évaluation d’un trouble interne de l’ATM repose d’abord sur l’histoire des symptômes et sur l’examen clinique. [1] L’examen observe les mouvements de la mandibule, recherche les bruits articulaires et mesure l’ouverture maximale de la bouche. [1] Une ouverture limitée avec une déviation vers le côté atteint oriente vers un déplacement sans réduction. [1] Une douleur aggravée lorsque la personne ferme ou avance la mâchoire contre une résistance peut également faire partie des constatations de l’examen. [1]

Une IRM réalisée avec la bouche fermée puis ouverte est généralement utilisée pour confirmer la position du disque par rapport au condyle. [1] La capsulite est recherchée à partir du contexte, de la sensibilité de l’articulation et de l’exclusion d’autres causes articulaires, musculaires ou structurales. [1]

Un clic, une douleur ou une mesure d’ouverture ne permet donc pas, à lui seul, d’identifier avec certitude l’ensemble des troubles temporomandibulaires. [2] Une revue systématique consacrée aux tests cliniques a conclu que les données disponibles ne permettaient ni de soutenir ni de rejeter ces tests pour distinguer une personne atteinte d’un trouble temporomandibulaire d’une personne qui ne l’est pas. [2]

Quels sont les principes du traitement ?

Un déplacement avec réduction ne nécessite pas de traitement lorsque l’ouverture de la bouche reste normale et que la personne n’est pas gênée. [1] Lorsqu’un traitement est nécessaire, les approches décrites comprennent les antalgiques, le repos de la mâchoire, la relaxation musculaire, la kinésithérapie et certains appareillages oraux. [1] Des exercices passifs de mouvement de la mâchoire peuvent aussi être proposés dans certaines situations. [1]

Un appareil de repositionnement antérieur est conçu pour maintenir temporairement la mandibule vers l’avant afin de rétablir la relation entre le condyle et le disque. [1] Plus le disque reste longtemps déplacé, plus il peut se déformer et devenir difficile à repositionner. [1] Dans le déplacement sans réduction, une prothèse buccale peut parfois réduire les forces exercées sur les tissus situés derrière le disque. [1] L’utilisation prolongée de ce type de dispositif peut toutefois entraîner des modifications irréversibles de l’occlusion et des relations entre les mâchoires. [1]

La chirurgie ouverte ou arthroscopique peut être envisagée lorsque les traitements conservateurs échouent. [1] Pour la capsulite, les options décrites associent initialement traitement anti-inflammatoire, repos de la mâchoire et relâchement musculaire. [1] Un traitement intra-articulaire ou une intervention arthroscopique peut être utilisé lorsque les premières mesures sont inefficaces. [1]

Les données ne permettent pas de considérer l’acupuncture comme un traitement symptomatique dont l’efficacité serait solidement établie pour les troubles temporomandibulaires. [3] La revue systématique disponible concluait que les preuves concernant cette approche étaient limitées et que des études plus rigoureuses restaient nécessaires. [3]

Quelle évolution est possible ?

Les symptômes d’un déplacement discal sans réduction disparaissent parfois spontanément après six à douze mois. [1] Cette évolution possible ne suffit pas à déterminer le diagnostic ni à choisir le traitement d’une personne donnée. [1] [2] Le choix entre l’absence de traitement, une prise en charge conservatrice et une intervention dépend notamment du sous-type de déplacement, de la douleur, de la limitation d’ouverture et de la réponse aux premières mesures. [1]

Sources et références

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