Troubles de l’alimentation chez l’enfant : repérer et comprendre l’anorexie mentale

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Les troubles de l’alimentation et des conduites alimentaires de l’enfant forment un ensemble dont l’anorexie mentale constitue l’un des troubles restrictifs. [1] L’anorexie mentale peut être observée dès l’âge de 6 à 7 ans et se manifeste par une perturbation durable et importante des comportements alimentaires. [1] Son repérage ne repose pas seulement sur l’apparence ou sur une mesure isolée du poids, mais aussi sur l’évolution de la croissance, le comportement alimentaire, l’image du corps et l’état psychique de l’enfant. [1] Les informations disponibles ici ne permettent pas de décrire ni de distinguer tous les autres troubles alimentaires pédiatriques. [1]
Quels changements peuvent faire évoquer une anorexie mentale chez l’enfant ?
Une modification du couloir suivi sur la courbe de poids ou de taille peut être un signe d’alerte. [1] Lorsque le poids et la taille ralentissent simultanément, l’indice de masse corporelle peut paraître normal malgré une rupture de croissance. [1] Un retard pubertaire peut également être observé. [1] L’absence de règles n’est pas un repère suffisant, car les plus jeunes peuvent être prépubères et certaines patientes continuent d’avoir leurs règles malgré un tableau clinique grave. [1]
Les changements alimentaires possibles comprennent la réduction des quantités, l’exclusion de certains aliments, le tri, le comptage des calories, l’évitement des repas ou la dissimulation de nourriture. [1] Avant l’adolescence, les conduites de purge telles que les vomissements provoqués sont décrites comme très rares. [1] Une préoccupation excessive pour l’alimentation ou l’image du corps, une activité physique excessive et un investissement intellectuel accru peuvent accompagner les restrictions. [1] Des nausées ou des douleurs abdominales répétées peuvent aussi être présentes, mais ces symptômes physiques ne sont pas spécifiques de l’anorexie mentale. [1]
Comment le diagnostic est-il évalué ?
L’évaluation doit associer un volet somatique, consacré à l’état physique, et un volet psychiatrique. [1] La confirmation diagnostique recherche l’association d’une restriction des apports conduisant à un poids significativement bas, d’une peur intense de prendre du poids et d’une altération de la perception du poids ou de la forme du corps. [1] Le troisième critère peut également se traduire par une estime de soi excessivement influencée par le poids ou par une absence persistante de reconnaissance de la gravité de la maigreur. [1] Ces critères montrent qu’une restriction ou un faible poids, pris isolément, ne suffisent pas à résumer le diagnostic. [1]
L’examen clinique porte notamment sur le poids, la taille, l’indice de masse corporelle, la puberté et les signes de dénutrition ou de déshydratation. [1] Il recherche aussi des anomalies cardiovasculaires, des malaises, des syncopes, des troubles digestifs ainsi que des atteintes de la peau, des phanères ou de la santé bucco-dentaire. [1] L’évaluation psychiatrique recherche notamment des idées suicidaires, une tentative de suicide ou d’autres troubles psychiatriques sévères associés. [1] Un électrocardiogramme et des analyses biologiques peuvent participer à l’évaluation des conséquences physiques. [1] D’autres causes possibles doivent être recherchées, notamment parmi les maladies endocriniennes, digestives, tumorales, infectieuses ou psychiatriques. [1]
Quels sont les principes de la prise en charge ?
La prise en charge dépend de la gravité somatique et psychiatrique, avec une recherche de critères pouvant justifier une hospitalisation. [1] Selon la gravité, l’hospitalisation peut être organisée à temps plein ou en hospitalisation de jour. [1] En l’absence d’indication d’hospitalisation, les soins sont de préférence ambulatoires et pluridisciplinaires. [1] Ils associent des objectifs pondéraux, nutritionnels et psychothérapeutiques établis avec le patient. [1]
Une prise en charge psychothérapeutique est proposée à l’enfant et à sa famille dans le cadre des soins pluridisciplinaires. [1] Elle doit tenir compte de l’état médical général, des capacités et des souhaits du patient. [1] Les thérapies familiales et les thérapies cognitivo-comportementales font partie des psychothérapies ayant démontré une efficacité dans ce trouble. [1] L’éducation thérapeutique concerne à la fois l’enfant et sa famille. [1] Le suivi global peut réunir des soins somatiques, nutritionnels, psychiatriques, psychologiques et endocrinologiques. [1]
La renutrition doit être prudente et progressive en raison du risque de syndrome de renutrition inappropriée. [1] Les psychotropes ne sont mentionnés qu’en présence d’un trouble psychiatrique associé et dans le respect de leur autorisation de mise sur le marché. [1] Les conseils généraux concernant l’alimentation et l’activité physique doivent être maniés avec précaution en raison de l’hypercontrôle alimentaire et de l’activité physique excessive possibles. [1] La qualité du sommeil, la gestion du stress et le maintien de la socialisation font partie des dimensions d’accompagnement citées. [1]
Quelle place pour la famille et l’école ?
La famille est associée à la psychothérapie et à l’éducation thérapeutique. [1] Les modalités concrètes des soins dépendent notamment de l’offre disponible localement ainsi que des choix de l’enfant, de sa famille et du médecin coordonnateur. [1] Lorsque les manifestations retentissent sur la vie sociale ou scolaire, un contact avec la médecine scolaire peut permettre d’envisager un dispositif d’appui à la scolarisation. [1]
Sources et références
[1] Troubles des conduites alimentaires : anorexie mentale | ameli.fr | Médecin
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
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