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Troubles de l’olfaction : formes, causes, diagnostic et prise en charge

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Les troubles de l’olfaction regroupent la diminution, la disparition et les perceptions anormales de l’odorat. [1] Ils peuvent modifier la perception des aliments, l’appétit, certaines activités quotidiennes et la qualité de vie. [1] Leurs causes sont nombreuses et peuvent concerner les fosses nasales, le système olfactif ou le système nerveux. [1] Le diagnostic repose d’abord sur l’histoire du trouble, puis sur un examen adapté et, selon le contexte, sur des tests olfactifs ou une imagerie. [1]

Quelles sont les différentes formes de trouble de l’odorat ?

L’anosmie correspond à une perte complète de l’odorat. [1] L’hyposmie désigne une diminution partielle de la capacité à sentir les odeurs. [1] La dysosmie désigne une perception olfactive altérée. [1] La parosmie est une déformation de l’odeur réellement présente dans l’environnement. [1] La phantosmie correspond à la perception spontanée d’une odeur en l’absence de stimulus odorant. [1] La perte peut être totale ou partielle, toucher un seul côté ou les deux, rester stable ou fluctuer. [1]

Quelles conséquences un trouble de l’olfaction peut-il avoir ?

L’odorat contribue fortement à la perception globale du goût et du caractère agréable des aliments et des boissons. [1] Une personne atteinte d’hyposmie ou d’anosmie peut donc avoir l’impression que les aliments ont moins de goût. [1] Cette modification peut diminuer le plaisir de manger et l’appétit. [1] Les troubles olfactifs peuvent également retentir sur l’humeur, le travail et les activités de la vie quotidienne. [1] Un odorat fonctionnel participe aussi à la sécurité en contribuant à repérer certains agents potentiellement nocifs dans l’environnement. [1] L’importance du retentissement ne dépend donc pas uniquement du degré de perte mesuré. [1]

Quelles sont les principales causes possibles ?

Les causes possibles des troubles de l’olfaction sont nombreuses. [1] Parmi les causes principales figurent les infections des voies respiratoires supérieures, les traumatismes crâniens et les rhinosinusites chroniques avec ou sans polypes nasaux. [1] L’âge peut également s’accompagner d’une diminution importante de la fonction olfactive. [1] Certaines atteintes empêchent les molécules odorantes d’atteindre correctement la zone olfactive, notamment lorsqu’un obstacle nasal gêne le passage de l’air. [1] D’autres atteintes concernent le neuroépithélium olfactif, le nerf olfactif ou le système nerveux central. [1] Une rhinosinusite chronique peut associer une obstruction du passage de l’air et une inflammation susceptible d’endommager le tissu olfactif. [1] Un traumatisme crânien, même qualifié de léger et sans perte de connaissance, peut être suivi d’une hyposmie ou d’une anosmie. [1] Des médicaments, des toxiques, certaines maladies générales, des maladies neurologiques et plus rarement des tumeurs ou des anomalies congénitales peuvent aussi être en cause. [1] Le trouble est qualifié d’idiopathique lorsque son origine reste inconnue après l’évaluation. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’entretien médical est une étape centrale de la recherche de la cause. [1] Il précise notamment la date de début, le caractère soudain ou progressif, le degré de perte et l’atteinte d’un seul côté ou des deux côtés. [1] Le médecin recherche aussi une fluctuation de l’odorat et des symptômes nasaux associés. [1] Les antécédents d’infection respiratoire, de traumatisme crânien et l’utilisation passée ou actuelle de médicaments font partie des éléments utiles. [1] La présence de signes neurologiques associés oriente également l’évaluation. [1]

L’examen oto-rhino-laryngologique recherche notamment un rétrécissement, une anomalie de la muqueuse ou une lésion de la région olfactive. [1] Il peut comporter une exploration des fosses nasales avec un endoscope souple. [1] Un examen neurologique peut être réalisé lorsque l’histoire clinique l’oriente dans cette direction. [1] Le scanner des sinus peut aider à rechercher une rhinosinusite chronique ou une anomalie de la région olfactive. [1] L’imagerie par résonance magnétique peut être utile lorsque sont suspectés une tumeur, une anomalie du bulbe olfactif ou un processus touchant le système nerveux. [1]

Des tests olfactifs standardisés peuvent objectiver une plainte qui reste en partie subjective. [1] Certains tests présentent plusieurs odeurs et demandent à la personne de choisir, pour chacune, la réponse qui la décrit le mieux. [1] Le score obtenu peut contribuer à classer la fonction olfactive comme normale, diminuée à différents degrés ou absente. [1] Les troubles cognitifs et les difficultés de langue peuvent limiter l’interprétation de certains tests. [1] Un test normal n’exclut pas toujours une plainte olfactive, car des résultats faussement négatifs ont été observés. [1]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

La prise en charge dépend de la cause identifiée et du mécanisme supposé du trouble. [1] Les réponses aux traitements varient selon que le trouble est lié à une maladie nasosinusienne, à une infection antérieure ou qu’il reste sans cause retrouvée. [1] Les données rapportées sur plusieurs traitements médicamenteux sont contradictoires ou reposent sur un nombre limité d’études. [1] Les résultats observés dans une petite cohorte rétrospective ne permettent pas, à eux seuls, d’établir l’efficacité d’un traitement. [1] En cas de rhinosinusite chronique, l’amélioration de l’odorat après une intervention des sinus reste variable et difficile à prévoir. [1] Certaines pistes fondées sur la régénération ou la transplantation de cellules olfactives relèvent encore de la recherche. [1]

Évolution et intérêt d’une évaluation médicale

L’évolution d’un trouble de l’olfaction dépend notamment de sa cause, de son ancienneté et des lésions concernées. [1] Une plainte olfactive peut exister sans anomalie évidente lors d’un premier examen ou d’un test standardisé. [1] Une évaluation médicale permet de caractériser précisément le trouble et de rechercher parmi un large éventail de causes possibles. [1] Le contexte de début, les symptômes nasaux, un traumatisme, une infection antérieure ou des manifestations neurologiques contribuent à orienter cette recherche. [1]

Sources et références

[1] Olfaction disorders: retrospective study

www.ebi.ac.uk · Version : 2014-01-01 · Consulté le 2026-09-16

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