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Troubles de la communication : formes, évaluation et principes des soins

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Accompagnement au développement du langage et de la communication (oral et écrit) par ville

Les troubles de la communication forment une famille de difficultés qui peuvent concerner la communication verbale ou non verbale et être liées au langage réceptif ou expressif, à l’audition, aux fonctions cognitives ou à certaines affections neurologiques ou psychiatriques. [3] Chez l’enfant, un trouble peut toucher l’audition, la voix, la production de la parole, la compréhension ou l’expression du langage, parfois dans plusieurs de ces domaines à la fois. [2] Le terme ne désigne donc pas une maladie unique et ne permet pas, à lui seul, de déterminer la cause ni les soins appropriés. [3] [2] [4]

Quels aspects de la communication peuvent être touchés ?

Un trouble de la voix modifie la production vocale, par exemple sous la forme d’un enrouement chez un enfant d’âge scolaire. [2] Un trouble de la parole rend difficile la production des sons nécessaires à une communication intelligible. [2] Il peut notamment prendre la forme d’un bégaiement, d’une difficulté d’articulation ou d’une parole anormalement nasale. [2] Un trouble du langage concerne plutôt la capacité à comprendre le langage, à l’utiliser ou à exprimer une pensée. [2]

Ces composantes sont liées : une perte auditive peut gêner le développement du langage et empêcher l’enfant d’ajuster correctement le volume ou la tonalité de sa voix. [2] La communication non verbale comprend notamment les gestes, les expressions du visage, le regard et le ton de la voix. [1]

Trouble développemental, manifestation secondaire ou trouble acquis

Certains enfants par ailleurs en bonne santé éprouvent des difficultés particulières à comprendre ou à exprimer le langage. [2] Chez d’autres enfants, les difficultés de langage sont secondaires à une autre situation, comme une perte auditive, une lésion cérébrale traumatique, un trouble du développement intellectuel, un trouble du spectre de l’autisme ou un trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité. [2] Dans l’autisme, les problèmes de communication s’inscrivent dans un ensemble plus large comprenant des altérations des interactions sociales, des comportements restreints ou répétitifs et parfois des réactions sensorielles inhabituelles. [1]

Un trouble peut aussi être acquis après une atteinte neurologique. [3] [4] Après un accident vasculaire cérébral, les principales formes décrites sont l’aphasie, la dysarthrie et l’apraxie de la parole. [4] L’aphasie peut atteindre la compréhension et l’expression orales, la lecture ou l’écriture, tandis que la dysarthrie résulte d’une perturbation des mouvements musculaires nécessaires à la parole. [4] L’apraxie de la parole correspond à une difficulté à coordonner les gestes permettant de produire les sons dans le bon ordre. [4] Ces troubles peuvent être associés chez une même personne. [4]

Comment les difficultés sont-elles évaluées ?

Lorsqu’une difficulté de communication est repérée au cours du développement d’un enfant, les parents ou les personnes qui s’en occupent sont invités à demander un avis médical. [2] L’évaluation d’un trouble de la voix ou de la parole peut comprendre l’examen de la bouche, de la gorge, des oreilles et du nez, ainsi qu’un contrôle de l’audition et une évaluation du système nerveux. [2] Si un trouble de la voix est suspecté, le larynx peut être examiné à l’aide d’un miroir ou d’un tube fin et souple introduit par le nez. [2] L’évaluation du langage de l’enfant repose notamment sur une comparaison avec les capacités attendues au même âge. [2] Des examens complémentaires peuvent être envisagés lorsqu’une autre affection, telle qu’un trouble du spectre de l’autisme, est suspectée. [2]

Après un accident vasculaire cérébral, l’évaluation ne se limite pas au déficit de parole ou de langage : elle examine aussi les répercussions sur les conversations, la lecture, l’écriture, les activités habituelles et la participation sociale. [4] Chez une personne plurilingue présentant une aphasie, toutes les langues qu’elle utilise doivent être évaluées afin d’orienter le projet de rééducation. [4] Les objectifs peuvent être définis avec la personne et sa famille à partir du bilan et des activités qu’elles souhaitent retrouver ou améliorer. [4]

Quels soins peuvent être proposés ?

La prise en charge dépend du domaine atteint et de sa cause. [2] [4] Chez l’enfant, une rééducation de la parole est utile dans de nombreux troubles de la parole et une rééducation du langage peut aider certains enfants présentant des difficultés de compréhension ou d’expression. [2] Une anomalie anatomique telle qu’une fente palatine peut nécessiter une intervention chirurgicale en plus de la rééducation de la parole. [2] Chez les enfants présentant des nodules des cordes vocales, la rééducation de la voix suffit habituellement et une intervention chirurgicale n’est que rarement nécessaire. [2]

Après un accident vasculaire cérébral, la rééducation orthophonique de l’aphasie peut améliorer la communication fonctionnelle ainsi que certaines capacités de lecture, d’écriture et d’expression. [4] Les données disponibles ne montrent toutefois pas qu’une méthode de rééducation de l’aphasie soit supérieure à toutes les autres, et les effets à long terme restent insuffisamment établis. [4] Des moyens de communication alternative ou améliorée, comme des tableaux de lettres ou d’images et certains outils numériques, peuvent être envisagés, mais les résultats varient fortement d’une personne à l’autre et les preuves concernant les dispositifs technologiques restent de très faible qualité. [4] L’entraînement des proches ou d’autres partenaires de conversation peut également faciliter les échanges avec une personne présentant une aphasie chronique. [4]

Quelles conséquences et quelle évolution ?

Chez l’enfant, les troubles de la communication peuvent retentir sur les résultats scolaires et les relations sociales. [2] Un trouble spécifique du langage peut limiter les possibilités éducatives, sociales et professionnelles, même si certains enfants récupèrent spontanément. [2]

Après un accident vasculaire cérébral, les difficultés peuvent toucher les conversations, les appels téléphoniques, la lecture, l’écriture, l’emploi et les rôles tenus dans la famille ou la communauté. [4] Elles peuvent aussi provoquer frustration, malentendus, retrait des activités habituelles et tensions dans les relations avec les proches. [4] Le retentissement dans la vie quotidienne n’est pas toujours proportionnel à la sévérité mesurée du trouble. [4] Dans l’aphasie après un accident vasculaire cérébral, une amélioration grâce à la rééducation reste possible pendant la phase chronique, y compris au-delà des premiers mois. [4]

Sources et références

[1] Autisme · Inserm, La science pour la santé

Inserm · Consulté le 2026-09-11

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