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Trouble de la communication sociale : signes, diagnostic et limites des soins

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Le trouble de la communication sociale, aussi appelé trouble de la communication sociale pragmatique, est un diagnostic introduit dans le DSM-5 parmi les troubles de la communication. [1] Il correspond à des difficultés persistantes dans l’utilisation sociale de la communication verbale et non verbale. [1] Ces difficultés peuvent gêner les conversations, la compréhension des messages implicites, les relations sociales ainsi que le fonctionnement scolaire, professionnel ou interpersonnel. [1] Ce trouble ne se confond pas avec un trouble du spectre de l’autisme, même si les deux diagnostics comportent des difficultés de communication sociale. [1]

Quels sont les signes du trouble de la communication sociale ?

Les manifestations portent sur la manière d’utiliser le langage et les gestes en fonction de la situation sociale. [1] La personne peut éprouver des difficultés à saluer d’une façon adaptée au contexte ou à partager les informations attendues par son interlocuteur. [1] Elle peut également avoir du mal à modifier sa façon de parler selon la situation ou les besoins de la personne qui l’écoute. [1] Attendre son tour dans une conversation, reformuler un message mal compris ou associer correctement les gestes à la parole peut aussi être difficile. [1]

Certaines personnes comprennent difficilement ce qui n’est pas exprimé directement, notamment les métaphores, l’ironie, les comparaisons, l’humour ou les aphorismes. [1] Le diagnostic suppose que ces difficultés entravent une communication efficace, la participation sociale, les relations ou le fonctionnement dans la vie quotidienne. [1] Un retard d’acquisition du langage parlé ou la présence actuelle ou ancienne d’un trouble de la structure du langage peuvent soutenir le diagnostic, sans constituer à eux seuls sa définition. [1]

À quel âge les difficultés deviennent-elles visibles ?

Les symptômes peuvent commencer tôt au cours du développement. [1] La revue indique toutefois que le diagnostic ne peut être envisagé qu’après un développement suffisant de la parole et du langage, généralement après l’âge de 4 à 5 ans. [1] Les formes moins marquées peuvent ne devenir apparentes qu’au début de l’adolescence, lorsque les interactions sociales deviennent plus complexes. [1] Les connaissances disponibles dans cette revue ne permettent pas de décrire avec certitude la stabilité du diagnostic au cours du temps. [1]

Comment le diagnostic est-il évalué ?

Le diagnostic repose sur l’ensemble du développement de la communication et ne peut pas être déduit d’une difficulté conversationnelle isolée. [1] La distinction avec l’autisme nécessite une histoire développementale détaillée, recueillie si possible auprès de plusieurs sources, en complément de l’évaluation actuelle. [1] La revue publiée en 2018 signalait l’absence d’outil diagnostique largement utilisé, valide et fiable, comparable aux instruments alors disponibles pour l’évaluation de l’autisme. [1] Elle soulignait également que les critères étaient encore discutés et que leurs limites compliquaient la validation du diagnostic. [1]

Quelles situations faut-il distinguer ?

Selon les critères DSM-5 rapportés par la revue, l’existence d’un trouble du spectre de l’autisme exclut le diagnostic de trouble de la communication sociale. [1] Le trouble du spectre de l’autisme associe les difficultés de communication sociale à des comportements ou intérêts restreints et répétitifs, actuels ou présents dans l’histoire de la personne. [1] La revue relève néanmoins une zone d’incertitude pour les personnes ayant des comportements répétitifs trop peu nombreux pour répondre aux critères de l’autisme. [1]

Un trouble du langage, un trouble des sons de la parole ou un trouble de la fluence peut entraîner secondairement des difficultés de communication sociale. [1] Le DSM-5 permet toutefois d’associer le diagnostic de trouble de la communication sociale à un autre trouble de la communication. [1] Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité peut également perturber l’attention portée aux indices sociaux, l’attente du tour de parole ou l’adaptation de la communication. [1] L’anxiété sociale et la déficience intellectuelle font aussi partie des situations à examiner lors du diagnostic différentiel. [1]

Que sait-on des causes et des troubles associés ?

Le trouble de la communication sociale peut être associé à des troubles de l’attention, des apprentissages ou du comportement. [1] Ces associations justifient que l’évaluation ne se limite pas aux seules compétences conversationnelles. [1] Les résultats génétiques et neuroanatomiques présentés dans la revue sont fragmentaires et ne permettent pas d’établir une cause unique du trouble. [1] Les auteurs rapportent notamment un chevauchement partiel entre certains facteurs génétiques étudiés dans les difficultés de communication sociale et ceux étudiés dans l’autisme. [1]

Quels soins ont été étudiés ?

La revue fait état de quelques observations isolées d’amélioration après une thérapie individualisée chez des personnes ayant reçu ce diagnostic. [1] Ces observations ne suffisent pas à établir l’efficacité d’une méthode précise pour l’ensemble des personnes concernées. [1] La revue cite aussi des interventions étudiées chez des enfants autistes, mais leurs résultats ne permettent pas de conclure à une efficacité chez les enfants ayant un trouble de la communication sociale. [1] À la date de cette revue, les connaissances sur le traitement restaient donc limitées et nécessitaient des études spécifiques au trouble de la communication sociale. [1]

Sources et références

[1] Social communication disorder: a narrative review on current insights

www.ebi.ac.uk · Version : 2018-08-13 · Consulté le 2026-09-16

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