Aller au contenu principal

Toxoplasmose congénitale : diagnostic, traitements et suivi

La toxoplasmose congénitale est l’infection du fœtus par le parasite Toxoplasma gondii, transmis par une mère infectée pendant sa grossesse alors qu’elle n’était pas immunisée auparavant. [2] Elle peut être latente : le nouveau-né ne présente alors aucun symptôme, mais les tests biologiques montrent qu’il a été en contact avec le parasite. [2]

Quand consulter ou être orientée rapidement ?

Si un médecin constate pendant la grossesse une séroconversion, c’est-à-dire l’apparition d’anticorps anti-Toxoplasma, il oriente rapidement la femme enceinte vers un service hospitalier pour confirmer le diagnostic et organiser la prise en charge ; de la spiramycine est prescrite jusqu’au bilan en centre spécialisé. [1]

Chez une personne présentant ou ayant présenté une toxoplasmose, l’apparition de symptômes évocateurs, en particulier de troubles oculaires, doit conduire à consulter le médecin traitant. [3] Une baisse de la vision, des points mobiles donnant l’impression de mouches devant les yeux ou une rougeur de l’œil peuvent accompagner une atteinte oculaire liée à la toxoplasmose. [2]

Quels sont les risques pour l’enfant ?

Plus la contamination maternelle survient tôt pendant la grossesse, plus la toxoplasmose congénitale peut être grave. [2] Une contamination précoce peut être associée à une mort in utero, un accouchement prématuré ou des séquelles neurologiques telles que des anomalies du développement cérébral ou un retard psychomoteur. [2] La choriorétinite, inflammation touchant la choroïde et la rétine, est une complication importante qui peut provoquer un déficit visuel. [2] Cette atteinte oculaire peut n’apparaître qu’après la naissance, pendant l’adolescence ou à l’âge adulte. [2]

Comment le diagnostic est-il recherché ?

Lorsqu’une infection du fœtus est suspectée, l’équipe spécialisée peut prescrire, selon le contexte, une recherche du parasite sur du liquide amniotique, du sang du cordon ou du placenta. [1] Une échographie mensuelle est réalisée jusqu’à l’accouchement afin de rechercher d’éventuelles anomalies fœtales liées à une toxoplasmose congénitale. [1]

Après l’accouchement, un prélèvement sanguin est réalisé chez le nouveau-né exposé afin de rechercher une contamination. [1] D’autres prélèvements sanguins sont ensuite programmés jusqu’à l’âge d’un an pour suivre l’évolution des anticorps anti-Toxoplasma. [1]

Quels traitements sont proposés ?

Si l’analyse du liquide amniotique confirme une toxoplasmose congénitale, le centre spécialisé prescrit l’association pyriméthamine-sulfadiazine jusqu’à l’accouchement. [1] Ces médicaments peuvent provoquer une carence en acide folique, parfois responsable d’une anémie ; de l’acide folique est donc associé pendant le traitement. [1] Si le diagnostic anténatal est négatif, la spiramycine est poursuivie jusqu’à l’accouchement. [1] En présence de malformations fœtales graves à l’échographie, une interruption médicale de grossesse peut être demandée par les parents. [1]

Un nouveau-né présentant une toxoplasmose congénitale reçoit un traitement par pyriméthamine-sulfamides pendant au moins un an, sous surveillance régulière de l’équipe pédiatrique. [1]

Pourquoi le suivi doit-il être prolongé ?

Même en l’absence de symptôme à la naissance, une évolution oculaire ou neurologique retardée reste possible, et le traitement précoce en limite le risque. [2] Une atteinte oculaire secondaire peut survenir tout au long de la vie ; elle est rapportée dans environ 25 % des cas. [2] Le suivi clinique est poursuivi une fois par an jusqu’à l’âge adulte, avec un contrôle du fond d’œil. [2] En dehors de ce suivi programmé, tout nouveau trouble oculaire justifie une consultation du médecin traitant. [3] [2]

Comment réduire le risque pendant la grossesse ?

Une sérologie de la toxoplasmose est recommandée lors d’une consultation avant une grossesse et elle est prescrite lors de la première consultation médicale de la grossesse. [3] Si la femme enceinte n’est pas immunisée, une sérologie est réalisée chaque mois jusqu’à l’accouchement, puis une dernière fois dans le mois suivant l’accouchement. [3] Du début de la grossesse jusqu’à l’accouchement, une femme enceinte non immunisée doit réduire le risque de contamination en se lavant soigneusement les mains, en lavant les fruits et légumes souillés de terre et en consommant la viande bien cuite. [3] [4] La viande doit être cuite à cœur à plus de 68 °C, jusqu’à ce qu’aucun jus rosé ne s’écoule à la coupe ; les viandes marinées, fumées, salées ou grillées sont à éviter. [4] Pour la litière d’un chat, il est préférable qu’une autre personne assure le nettoyage quotidien ; à défaut, il faut utiliser des gants et de l’eau très chaude à plus de 70 °C. [4] Il faut également porter des gants pour jardiner ou toucher la terre, puis se laver les mains. [4] Il n’existe pas de vaccin contre la toxoplasmose. [4]

Sources et références

[1] Le diagnostic et le traitement de la toxoplasmose | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[3] Toxoplasmose : êtes-vous immunisé(e) ? | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Gynécologue-obstétricien