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Tachycardie : distinguer les formes supraventriculaires et ventriculaires

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Arythmie cardiaque par ville

Le terme tachycardie recouvre plusieurs rythmes cardiaques anormalement rapides, dont l’origine et le niveau de risque ne sont pas les mêmes. [5] [4] Une tachycardie supraventriculaire prend naissance au niveau ou au-dessus du faisceau de His, tandis qu’une tachycardie ventriculaire débute dans les ventricules, les cavités inférieures du cœur. [5] [4] Des palpitations, un essoufflement, une gêne thoracique, des vertiges ou une faiblesse peuvent accompagner plusieurs de ces troubles et ne permettent donc pas, à eux seuls, d’en reconnaître le type. [2] [4] L’électrocardiogramme est l’examen central pour identifier le rythme en cause et orienter la prise en charge. [2] [4]

Toutes les tachycardies supraventriculaires ne sont pas des TPSV

L’expression tachycardie supraventriculaire désigne une large catégorie de tachyarythmies comprenant notamment la fibrillation atriale, le flutter atrial, la tachycardie atriale et les tachycardies par réentrée. [5] La tachycardie paroxystique supraventriculaire par réentrée, ou TPSV, est un sous-type plus précis dans lequel un signal électrique tourne en boucle et fait battre le cœur rapidement et régulièrement. [1] [2] Dans cette forme paroxystique, l’accélération commence et s’arrête brutalement, alors que la fréquence et le rythme peuvent être normaux entre les épisodes. [2] Une extrasystole peut déclencher le circuit anormal, lequel peut emprunter plusieurs types de voies électriques situées au-dessus des ventricules. [1] [2]

Quels symptômes peuvent accompagner une tachycardie ?

Lors d’une TPSV, la manifestation la plus caractéristique est une sensation soudaine de battements rapides ou de martèlement du cœur. [2] Une faiblesse, des vertiges, un essoufflement ou une douleur thoracique peuvent également survenir pendant l’épisode. [2] Une tachycardie ventriculaire peut aussi provoquer des palpitations, une faiblesse, une sensation de tête qui tourne, une gêne thoracique ou un évanouissement. [4] Le chevauchement de ces symptômes explique pourquoi la sensation ressentie ne suffit pas à distinguer une TPSV d’une tachycardie ventriculaire. [2] [4]

Pourquoi la tachycardie ventriculaire est-elle particulièrement préoccupante ?

La tachycardie ventriculaire persistante apparaît le plus souvent chez des personnes ayant une maladie structurelle du cœur, comme une cardiomyopathie, une insuffisance cardiaque ou les séquelles d’un infarctus. [4] Elle peut plus rarement toucher une personne jeune sans maladie structurelle apparente, notamment dans le cadre de certaines maladies électriques héréditaires ou sous l’effet de certains médicaments. [4] Quand elle se prolonge, les ventricules peuvent ne plus se remplir ni pomper correctement, ce qui favorise une baisse de la pression artérielle et une insuffisance cardiaque. [4] Une tachycardie ventriculaire persistante peut aussi évoluer vers une fibrillation ventriculaire, qui correspond à une forme d’arrêt cardiaque. [4] Une personne ayant une tachycardie ventriculaire diagnostiquée avec des symptômes, en particulier une pression artérielle trop basse, nécessite une cardioversion immédiate réalisée par l’équipe médicale. [4]

Comment le rythme est-il identifié ?

L’électrocardiogramme, ou ECG, enregistre l’activité électrique du cœur grâce à des électrodes autocollantes reliées à des câbles et placées sur le corps. [2] Dans une TPSV par réentrée, l’ECG montre habituellement un rythme rapide et régulier, le plus souvent avec des complexes QRS étroits. [1] Une tachycardie à complexes QRS larges ne doit cependant pas être considérée automatiquement comme supraventriculaire. [1] Si son origine supraventriculaire n’est pas déjà connue, une tachycardie à complexes larges doit être prise en charge en phase aiguë comme une tachycardie ventriculaire. [1] En cas de tachycardie supraventriculaire symptomatique récidivante dont le mécanisme reste incertain malgré les examens non invasifs, une exploration électrophysiologique peut aider à différencier les sous-types. [5]

Quels sont les principes de traitement des formes documentées ?

De nombreux épisodes de TPSV par réentrée s’arrêtent spontanément avant qu’un traitement soit nécessaire. [1] Certaines manœuvres stimulant le nerf vague peuvent interrompre une TPSV, mais elles sont généralement réalisées ou supervisées par un médecin avant d’être éventuellement enseignées aux personnes ayant des récidives. [3] Si ces manœuvres échouent, un médicament intraveineux peut être administré par les professionnels pour arrêter l’épisode. [2] Lorsque les épisodes de TPSV sont fréquents, gênants ou responsables de symptômes sévères, une ablation par cathéter peut être proposée. [1] [2] Cette intervention commence par une exploration électrique au moyen de cathéters afin de repérer le tissu responsable du trouble du rythme, puis de le détruire avec une énergie délivrée par le cathéter. [2]

Le traitement d’une tachycardie ventriculaire vise d’abord à rétablir le rythme normal, puis à prévenir les récidives et la mort subite. [4] La cardioversion ou des médicaments intraveineux peuvent être employés pour arrêter un épisode selon sa durée, ses symptômes et son retentissement sur la circulation. [4] Chez certaines personnes ayant une maladie cardiaque sous-jacente, un défibrillateur cardioverteur implantable peut détecter une récidive et délivrer un choc pour la corriger. [4] Une ablation peut également cibler la zone ventriculaire responsable lorsqu’elle peut être localisée. [4]

Pourquoi les traitements ne sont-ils pas interchangeables ?

Un traitement adapté à une TPSV à complexes fins ne doit pas être transposé à une tachycardie dont le mécanisme est inconnu. [1] En particulier, les médicaments qui bloquent le nœud auriculoventriculaire doivent être évités devant une tachycardie à complexes larges lorsque la tachycardie ventriculaire n’a pas été exclue, car ils peuvent aggraver son retentissement circulatoire. [1] Cette différence justifie de ne pas tenter de choisir ou de modifier soi-même un médicament antiarythmique à partir des seuls symptômes. [1] [4]

Sources et références

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