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Tachycardie paroxystique : comprendre la forme supraventriculaire

La tachycardie paroxystique supraventriculaire décrite dans cette fiche est un rythme cardiaque rapide et régulier qui commence et s’arrête brusquement. [2] [3] La forme décrite ici est la tachycardie paroxystique supraventriculaire, ou TPSV, dont le circuit électrique prend naissance dans des tissus situés au-dessus des ventricules. [2] [3] Elle provoque habituellement un rythme rapide et régulier, accompagné de palpitations et parfois d’un essoufflement, de vertiges, d’une faiblesse ou d’une douleur thoracique. [2] [3] Toutes les accélérations soudaines du cœur ne sont cependant pas des TPSV, et certaines tachycardies ventriculaires nécessitent une prise en charge aiguë différente. [3]

Comment apparaît une tachycardie supraventriculaire paroxystique ?

Le cœur se contracte sous l’effet de signaux électriques transmis par son système de conduction. [2] Dans une TPSV par réentrée, ces signaux circulent de manière répétée dans un circuit anormal et accélèrent brutalement les battements. [2] [3] Le circuit peut se trouver dans le nœud atrioventriculaire ou emprunter une voie électrique accessoire entre les oreillettes et les ventricules. [2] [3] Certaines de ces particularités électriques sont présentes dès la naissance, même si les crises peuvent se manifester plus tard. [2] Une extrasystole, c’est-à-dire un battement prématuré, peut déclencher le circuit de réentrée. [2] [3] Un effort physique vigoureux peut également être associé au déclenchement d’un épisode. [2]

Quels sont les symptômes d’une TPSV ?

La manifestation la plus caractéristique est la perception soudaine de battements rapides et réguliers, souvent décrits comme un cœur qui s’emballe ou qui frappe fort. [2] [3] La crise peut durer de quelques secondes ou quelques minutes à plusieurs heures avant de s’arrêter tout aussi brusquement. [2] [3] Des vertiges, une faiblesse, une gêne respiratoire, une gêne thoracique ou une douleur thoracique peuvent accompagner les palpitations. [2] [3] Chez le nourrisson, une TPSV peut se manifester par une respiration difficile, une léthargie, des difficultés d’alimentation ou des pulsations rapides visibles sur le thorax. [3] Un épisode prolongé chez un nourrisson peut entraîner une insuffisance cardiaque. [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose sur l’électrocardiogramme, ou ECG, qui enregistre l’activité électrique du cœur. [2] [3] Pendant une TPSV par réentrée, l’ECG montre habituellement une tachycardie rapide et régulière. [3] Le médecin examine aussi les anciens tracés disponibles afin de rechercher notamment une voie électrique accessoire ou un trouble de conduction préexistant. [3] L’aspect du rythme est important, car une tachycardie à complexes larges dont l’origine supraventriculaire n’est pas déjà connue doit être prise en charge en phase aiguë comme une tachycardie ventriculaire. [3] Lorsque l’origine précise du circuit doit être identifiée avant une ablation, un examen électrophysiologique peut enregistrer et stimuler l’activité électrique depuis l’intérieur du cœur au moyen d’un cathéter. [1]

Comment un épisode est-il pris en charge ?

De nombreux épisodes s’arrêtent spontanément avant qu’un traitement soit administré. [3] Certaines manœuvres stimulant le nerf vague peuvent interrompre une TPSV, surtout lorsqu’elles sont effectuées peu après le début de la crise. [2] [3] Ces manœuvres sont habituellement réalisées ou supervisées par un médecin, puis éventuellement enseignées aux personnes qui présentent des épisodes répétés. [2] En l’absence d’enseignement médical individualisé, la description des manœuvres ne suffit pas à déterminer laquelle peut être pratiquée sans danger. [2] Lorsque ces mesures échouent, l’équipe médicale peut administrer un médicament par voie intraveineuse pour interrompre la crise. [2] [3] Le choix du médicament dépend notamment de l’aspect du rythme à l’ECG, car certains traitements bloquant le nœud atrioventriculaire doivent être évités lorsque la tachycardie à complexes larges n’est pas identifiée comme supraventriculaire. [3] Une cardioversion synchronisée, qui délivre un choc électrique contrôlé au cœur, peut être utilisée si les médicaments sont inefficaces ou en présence d’une instabilité hémodynamique. [3]

Que faire en cas de crise persistante ou de symptômes sévères ?

Il est conseillé de contacter un médecin pour faire arrêter l’épisode si une manœuvre apprise auprès d’un professionnel est inefficace, si les symptômes sont sévères ou si l’accélération du rythme dure plus de 20 minutes. [2]

La présence de vertiges, d’une gêne respiratoire ou d’une douleur thoracique peut traduire une mauvaise tolérance de la tachycardie. [3] Une tachycardie dont le mécanisme n’est pas connu ne doit pas être traitée de manière autonome avec des médicaments destinés à une TPSV déjà diagnostiquée. [3]

Comment prévenir les récidives ?

Lorsque les crises sont fréquentes ou gênantes, une ablation par cathéter peut être proposée. [2] [3] Cette intervention consiste à introduire un cathéter jusqu’au cœur afin de détruire la petite zone de tissu responsable du circuit électrique anormal. [1] [2] L’ablation est habituellement curative dans les tachycardies supraventriculaires par réentrée sélectionnées pour ce traitement. [3] Si l’ablation n’est pas envisageable, un traitement médicamenteux préventif peut être discuté. [1] [2] Le choix d’un médicament préventif nécessite de connaître le mécanisme de la tachycardie, car certaines associations entre une voie accessoire et d’autres troubles du rythme imposent des restrictions particulières. [3]

Quels sont les risques et les limites de cette information ?

Chez de nombreuses personnes, la TPSV survient sur un cœur par ailleurs normal et se révèle surtout gênante par ses palpitations. [2] Une forme rare et presque incessante de tachycardie par réentrée peut toutefois provoquer une atteinte du muscle cardiaque et une insuffisance cardiaque. [3] Le caractère brutal des palpitations ne permet donc pas, à lui seul, d’identifier le type de tachycardie ni d’en apprécier le risque. [3]

Sources et références

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