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Compression du nerf ulnaire : symptômes, diagnostic et traitements

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Chirurgie de la main par ville

Les syndromes de compression du nerf ulnaire correspondent à plusieurs atteintes possibles de ce nerf, dont les localisations les plus fréquentes sont le coude, dans le tunnel cubital, et le poignet, dans le canal de Guyon. [3] [4] Ils peuvent provoquer des fourmillements ou un engourdissement de l'auriculaire et d'une partie de l'annulaire, puis une faiblesse, une maladresse ou une diminution de la force de la main. [4] La localisation exacte de la compression doit être recherchée, car elle modifie les manifestations observées et le traitement à envisager. [3] [4]

Quel est le rôle du nerf ulnaire ?

Le nerf ulnaire est à la fois sensitif et moteur : il participe à la sensibilité de l'auriculaire, du bord ulnaire de l'annulaire et d'une partie de la main. [2] [3] Il commande aussi plusieurs muscles intrinsèques de la main qui interviennent notamment dans l'écartement des doigts, l'adduction du pouce, la force de pince et la dextérité. [2] [4] Au coude, il passe derrière l'épicondyle médial dans une zone superficielle où la flexion du coude augmente sa tension et peut favoriser sa compression. [2] [4] Au poignet, il traverse le canal de Guyon avant de se diviser en branches sensitives et motrices destinées à la main. [3] [4]

Quels symptômes peuvent révéler une compression ?

Les premières manifestations sont souvent des picotements, des fourmillements ou une diminution de la sensibilité touchant l'auriculaire et la moitié voisine de l'annulaire. [2] [4] Une faiblesse peut ensuite apparaître sous la forme d'une maladresse, d'une diminution de la force de serrage ou de pince et d'une perte de dextérité. [2] [4] Dans les formes avancées, une fonte des muscles de la main, une perte persistante de sensibilité et une déformation en griffe des quatrième et cinquième doigts peuvent survenir. [2] [4] Certaines séquelles motrices ou sensitives d'une compression très évoluée peuvent persister malgré une opération. [2] [4]

Comment distinguer une compression au coude d'une compression au poignet ?

Une aggravation des fourmillements lors d'une flexion prolongée ou répétée du coude oriente vers une compression dans le tunnel cubital. [2] [3] [4] Les symptômes d'une compression au coude peuvent être plus marqués la nuit, notamment lorsque la personne dort avec le coude fléchi. [2] [4] Une sensation de ressaut ou de claquement à la face interne du coude pendant sa flexion peut correspondre à une mobilité anormale du nerf ulnaire. [2] [3] Au poignet, les symptômes peuvent être uniquement sensitifs, uniquement moteurs ou associer les deux, selon la branche comprimée dans le canal de Guyon. [3] [4] Une atteinte sensitive limitée à la paume de l'auriculaire et d'une partie de l'annulaire, avec préservation du dos de la main, peut orienter vers certaines compressions au poignet. [4]

Le syndrome du canal carpien est un trouble différent : il correspond à une compression du nerf médian au poignet et touche surtout les trois premiers doigts. [1] Des troubles sensitifs remontant sur la face interne de l'avant-bras peuvent faire rechercher une atteinte d'une racine cervicale ou du plexus brachial plutôt qu'une compression périphérique isolée du nerf ulnaire. [3] [4]

Quelles sont les causes et les situations favorisantes ?

Au coude, une pression prolongée sur le nerf, des flexions répétées ou le maintien prolongé du coude fléchi peuvent favoriser la compression. [2] [4] Une ancienne blessure, des modifications articulaires, une cicatrice ou certaines variations anatomiques peuvent également réduire l'espace disponible autour du nerf. [2] [4] Au poignet, des pressions répétées sur le bord ulnaire de la main, un traumatisme, une fracture ou une masse telle qu'un kyste ganglionnaire peuvent être en cause. [3] [4] Le diabète, certaines maladies rhumatismales et les changements hormonaux de la grossesse figurent parmi les facteurs associés à la compression du nerf ulnaire au coude. [2] Certaines compressions au coude peuvent, sous conditions, relever d'une maladie professionnelle. [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic commence par l'analyse de la localisation des troubles, de leurs circonstances de déclenchement et de leur évolution. [3] [4] L'examen clinique recherche des anomalies sensitives, une faiblesse des muscles de la main, une diminution de la force et des signes orientant vers le niveau de la compression. [3] [4] L'électroneuromyogramme étudie la conduction nerveuse et l'activité musculaire afin d'aider à confirmer l'atteinte, à la localiser et à en apprécier la sévérité. [2] [4] Une échographie peut examiner la taille et la mobilité du nerf et rechercher une masse ou une autre anomalie responsable de la compression. [3] [4] Une radiographie, un scanner ou une imagerie par résonance magnétique peut être demandé lorsqu'une cause osseuse, une lésion au poignet ou une origine cervicale est suspectée. [2] [3]

Quels sont les principes du traitement ?

Le traitement est choisi en fonction du site de compression, de sa cause, de la sévérité des symptômes et de l'existence éventuelle d'une faiblesse ou d'une fonte musculaire. [2] [3] [4] Pour une atteinte débutante ou modérée du coude, la prise en charge conservatrice cherche d'abord à diminuer les pressions sur le nerf et à limiter les flexions prolongées ou répétées. [2] [4] Des adaptations ergonomiques et une modification des activités peuvent réduire les contraintes mécaniques, notamment lorsque le travail participe aux symptômes. [2] [4] Une attelle nocturne limitant la flexion du coude peut être proposée dans certaines compressions du tunnel cubital. [2] [4] Pour une compression au poignet, la protection de la zone et la position de l'attelle doivent être adaptées à la cause et au niveau de l'atteinte. [3]

Une opération peut être envisagée lorsque les symptômes sont persistants, progressifs ou sévères, en cas d'atrophie musculaire, ou après l'échec d'un traitement non chirurgical. [2] [3] [4] Au coude, l'objectif de l'intervention est de libérer le nerf, avec éventuellement une transposition vers l'avant ou un geste osseux selon son instabilité et la situation clinique. [2] [3] Au poignet, la chirurgie doit traiter la structure précise qui comprime le nerf, par exemple une masse locale lorsqu'elle est présente. [3] Une chirurgie peut être suivie d'une persistance ou d'une récidive des symptômes et expose notamment à un hématome, une infection, une cicatrice gênante ou une lésion nerveuse. [2] [3]

Quand demander une évaluation médicale ?

Des fourmillements, un engourdissement, une douleur ou une faiblesse qui reviennent dans l'auriculaire et l'annulaire justifient une évaluation médicale afin d'en identifier la cause. [3] L'apparition d'une maladresse croissante, d'une perte de force, d'une fonte musculaire ou d'une déformation des doigts correspond à une atteinte plus avancée. [2] [4] Une reconnaissance et une prise en charge précoces sont importantes, car les résultats deviennent moins favorables lorsque des lésions axonales ou une atrophie musculaire se sont installées. [2] [4]

Sources et références

[2] Syndrome de compression du nerf ulnaire au coude | Fiche santé HCL

www.chu-lyon.fr · Consulté le 2026-09-15

[3] Ulnar Nerve Entrapment - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

[4] Ulnar Neuropathy - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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