Syndrome rétroviral aigu : que faire après une exposition possible au VIH ?

Après une exposition sexuelle ou sanguine à risque, un traitement post-exposition, appelé TPE, peut réduire le risque de transmission du VIH. [1] Une prise en charge rapide est notamment nécessaire si un préservatif n’a pas été utilisé ou s’est déchiré, si du matériel d’injection a été partagé, ou si un objet souillé de sang potentiellement contaminé a provoqué une piqûre ou une coupure. [1]
Où et quand demander un traitement post-exposition ?
Après une exposition sexuelle ou sanguine à risque, il faut se rendre au plus vite, si possible dans les quatre heures et sans dépasser quarante-huit heures, dans un Centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD), dans un Centre de santé sexuelle d’approche communautaire à Paris, Lyon, Marseille ou Montpellier, ou aux urgences d’un hôpital. [1]
Le médecin analyse la nature de l’exposition et, lorsque ces informations sont disponibles, les résultats de la sérologie VIH et de la charge virale de la personne source. [1] En fonction de cette évaluation, une association de trois médicaments antirétroviraux peut être prescrite pendant vingt-huit jours. [1] Le traitement doit être commencé le plus tôt possible, idéalement dans les quatre heures et au plus tard dans les quarante-huit heures suivant l’exposition. [1] Le traitement post-exposition peut également être utilisé pendant la grossesse ou l’allaitement. [1]
Que faire immédiatement après une piqûre ou une plaie ?
Après une piqûre ou une plaie exposant à du sang potentiellement porteur du VIH, il faut nettoyer immédiatement la zone à l’eau courante et au savon, puis la rincer. [1] Il ne faut ni faire saigner la plaie ni utiliser de gel hydroalcoolique. [1] La plaie doit ensuite être désinfectée avec un agent chloré ou une solution de Dakin, sans retarder l’évaluation médicale nécessaire au traitement post-exposition. [1]
Pourquoi une exposition récente doit-elle être prise au sérieux ?
Le VIH peut se transmettre par contact étroit et non protégé avec certains liquides corporels d’une personne infectée, notamment le sang, le sperme, le liquide séminal, les sécrétions vaginales et le lait maternel, lorsque le virus y est présent en quantité suffisante. [1] Le risque de transmission existe dès le stade précoce de l’infection. Chez une personne vivant avec le VIH, un traitement antirétroviral efficace permettant d’obtenir une charge virale sanguine indétectable empêche la transmission à son partenaire. [1] La prévention associe plusieurs moyens complémentaires, dont les préservatifs, le dépistage régulier du VIH et des autres infections sexuellement transmissibles, le TPE, la prophylaxie pré-exposition et le traitement des personnes vivant avec le VIH. [1]
Sources et références
[1] Prévenir la transmission du VIH | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
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