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Syndrome fémoro-patellaire : symptômes, diagnostic et prise en charge

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Rééducation du genou par ville

Le syndrome fémoro-patellaire, aussi appelé syndrome douloureux fémoro-patellaire, correspond à une douleur située à l’avant du genou, derrière ou autour de la rotule. [2] Le terme « fémoro-patellaire » désigne la zone de contact entre la rotule et le fémur, l’os de la cuisse. [2] Ce syndrome est souvent associé à une sollicitation excessive du genou, notamment lors d’activités sportives, mais une douleur du genou peut avoir de nombreuses autres causes et ne permet pas de poser soi-même ce diagnostic. [2] [1]

Comment reconnaître une douleur fémoro-patellaire ?

La douleur est généralement ressentie juste derrière la rotule ou à proximité de celle-ci. [2] Elle est souvent sourde et modérée au début, puis peut s’accentuer progressivement. [2] Elle apparaît surtout lorsque le genou supporte une charge, par exemple dans les escaliers, pendant la course ou lors d’une flexion importante comme un squat. [2] Une douleur ou une sensation de raideur après être resté longtemps assis peut également être présente. [2]

Des craquements ou des crépitements peuvent être perçus pendant les mouvements du genou. [2] Un genou qui fait du bruit sans douleur ni autre problème fonctionnel n’est pas, à lui seul, un signe inquiétant. [2] [1] En revanche, un clic douloureux, un blocage ou une sensation de dérobement nécessite une évaluation, car ces manifestations ne doivent pas être attribuées automatiquement au syndrome fémoro-patellaire. [1]

Quelles sont les causes et les situations favorisant ce syndrome ?

La sollicitation excessive du genou est le principal facteur de risque décrit pour la douleur fémoro-patellaire. [2] Elle peut survenir lorsqu’une activité est pratiquée trop longtemps, trop souvent, à une intensité élevée ou après une augmentation trop rapide de l’effort. [2] La course, la randonnée en montagne, les montées et descentes d’escaliers, les squats et le cyclisme intense ou avec de forts braquets sollicitent particulièrement l’avant du genou. [2] Certaines activités professionnelles peuvent aussi être concernées lorsqu’elles imposent des positions accroupies prolongées ou le port de charges lourdes. [2]

La raison pour laquelle certaines personnes développent cette douleur et d’autres non reste imparfaitement comprise. [2] Le déplacement de la rotule dans la gorge du fémur, la force des muscles de la cuisse et de la hanche ainsi que certains facteurs anatomiques sont étudiés comme influences possibles. [2] Les résultats des études sont toutefois contradictoires pour plusieurs de ces facteurs, et les données suggèrent surtout qu’une faiblesse des muscles de la cuisse peut augmenter le risque. [2] Dans de nombreux cas, la douleur résulte probablement de l’association de plusieurs facteurs plutôt que d’une anomalie unique. [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic est principalement clinique : il repose sur la localisation de la douleur, les activités qui la déclenchent et l’absence d’une autre cause expliquant les symptômes. [2] Le professionnel de santé interroge la personne sur ses symptômes et examine le genou. [2] Il peut demander d’effectuer un squat ou une descente contrôlée d’une marche afin de vérifier si la mise en charge reproduit la douleur. [2] Aucun test clinique isolé ne fournit à lui seul une preuve claire et définitive du syndrome fémoro-patellaire. [3]

Selon l’âge, les circonstances et les signes associés, l’examen cherche notamment à écarter une atteinte du ménisque, une tendinopathie, une fracture, une arthrose ou un problème lié à la croissance. [2] Une radiographie, une échographie ou une IRM n’est habituellement pas utile pour confirmer directement une douleur fémoro-patellaire. [2] Une imagerie peut néanmoins être envisagée si les symptômes font suspecter une autre cause, comme une fracture, une arthrose ou une atteinte tendineuse. [2]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

En cas de douleur aiguë liée au sport, la première mesure consiste généralement à réduire ou interrompre temporairement les activités douloureuses pour laisser le genou récupérer. [2] Cette adaptation ne signifie pas nécessairement arrêter tout mouvement : une activité qui ne déclenche pas la douleur peut parfois remplacer provisoirement l’activité en cause. [2] La reprise de l’activité responsable doit tenir compte de l’évolution de la douleur plutôt que d’être masquée par la seule prise d’un antalgique. [2]

À plus long terme, les exercices réguliers de renforcement des muscles de la cuisse et de la hanche constituent l’approche la mieux étayée. [2] Ils peuvent diminuer la douleur, au moins temporairement, et améliorer le fonctionnement du genou. [2] Le choix des exercices, leur intensité et leur progression doivent être adaptés à la condition physique, au niveau de douleur et aux éventuels autres problèmes de santé. [4] Un avis professionnel est particulièrement utile lorsque les exercices sont difficiles à réaliser correctement, que la douleur est importante ou que d’autres maladies sont présentes. [4] Il ne faut pas entreprendre d’exercices de renforcement lorsque le genou est gonflé, inflammatoire et douloureux même au repos. [4]

Des semelles peuvent être proposées dans certaines situations, notamment lorsque le pied s’affaisse excessivement vers l’intérieur pendant la marche. [2] Elles semblent aider certaines personnes à court terme et peuvent compléter le renforcement, mais les études de bonne qualité sur leur efficacité restent peu nombreuses. [2] Les autres traitements ne disposent pas du même niveau de preuve que le renforcement des muscles de la cuisse et de la hanche. [2]

Quelle peut être l’évolution ?

L’évolution varie d’une personne à l’autre. [2] Chez environ la moitié des personnes concernées, la douleur ne dure que quelques semaines ou devient maîtrisable en quelques mois. [2] Chez les autres, elle peut persister plusieurs années ou réapparaître après une amélioration. [2] La prise en charge peut donc demander du temps et une participation régulière aux adaptations d’activité et aux exercices. [2] Une douleur qui ne s’améliore pas en quelques semaines justifie une consultation afin d’en rechercher la cause et d’adapter les soins. [1]

Quels signes nécessitent un avis médical urgent ?

Une douleur très intense, l’impossibilité de bouger le genou ou l’impossibilité de prendre appui sur la jambe nécessitent un avis médical urgent. [1] Une évaluation urgente est également nécessaire si le genou est très gonflé, déformé, bloqué ou s’il se dérobe. [1] Une forte fièvre ou des frissons associés à une rougeur ou à une chaleur autour du genou peuvent signaler une infection et imposent de demander rapidement une aide médicale. [1] Ces manifestations ne doivent pas être considérées comme une simple douleur fémoro-patellaire ni conduire à commencer seul un programme d’exercices. [1] [4]

Sources et références

[1] Knee pain - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

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