Syndrome de l’artère spinale antérieure : signes, diagnostic et prise en charge

Le syndrome de l’artère spinale antérieure, aussi appelé syndrome médullaire antérieur dans la source disponible, est un ensemble de troubles neurologiques généralement observé lorsqu’un infarctus médullaire atteint la partie antérieure de la moelle épinière. [1] L’artère spinale antérieure irrigue les deux tiers antérieurs de la moelle, tandis que les artères spinales postérieures alimentent principalement son tiers postérieur. [1] Cette répartition explique le profil caractéristique associant une faiblesse des membres et une perte de certaines sensibilités, alors que d’autres modalités sensitives peuvent être relativement préservées. [1]
Quels sont les signes caractéristiques ?
L’infarctus médullaire débute habituellement par une douleur dorsale soudaine, parfois accompagnée d’une sensation de serrement qui irradie autour du tronc. [1] Cette douleur est suivie en quelques minutes d’une faiblesse flasque bilatérale touchant les territoires situés sous la lésion et d’une perte de sensibilité. [1] La perception de la douleur et de la température est particulièrement altérée. [1] En revanche, la perception de la position des membres, des vibrations et souvent du toucher léger reste relativement préservée, car ces informations empruntent principalement les cordons postérieurs de la moelle. [1]
Pourquoi ce syndrome survient-il ?
L’artère spinale antérieure ne reçoit qu’un nombre limité d’artères nourricières dans certaines régions, ce qui rend quelques segments de la moelle particulièrement vulnérables à un apport sanguin insuffisant. [1] L’infarctus médullaire résulte plus souvent d’une atteinte de l’aorte ou d’une artère nourricière située en dehors de la colonne vertébrale que d’une maladie propre aux artères spinales. [1] Parmi les circonstances citées figurent l’athérosclérose, la dissection de l’aorte et le clampage de l’aorte pendant une intervention chirurgicale. [1] La thrombose est décrite comme une cause peu fréquente, tandis que la périartérite noueuse est une cause rare. [1]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Un infarctus médullaire est suspecté lorsque la douleur dorsale intense et les déficits neurologiques caractéristiques apparaissent brutalement. [1] Le diagnostic repose sur une imagerie par résonance magnétique, ou IRM. [1] Lorsque l’IRM n’est pas disponible, une myélographie associée à un scanner peut surtout servir à rechercher une cause de compression extérieure à la moelle, comme un hématome, une hernie discale, un cancer ou un abcès. [1] Le scanner de la colonne vertébrale est peu sensible pour détecter directement un infarctus médullaire. [1]
Quelles maladies peuvent donner un tableau proche ?
Une myélite transverse aiguë, une compression de la moelle épinière ou une maladie démyélinisante peuvent produire des signes ressemblants. [1] Ces affections ont toutefois généralement un début plus progressif que l’infarctus médullaire. [1] L’IRM et, selon le diagnostic envisagé, l’analyse du liquide cérébrospinal contribuent à les distinguer. [1]
Quels sont les principes de la prise en charge ?
Lorsqu’une cause accessible à un traitement est identifiée, comme une dissection de l’aorte ou une périartérite noueuse, la prise en charge peut viser cette cause. [1] Dans de nombreux cas, le traitement de l’infarctus médullaire est principalement un traitement de soutien. [1] La source disponible ne décrit pas de traitement médicamenteux spécifique applicable à tous les infarctus médullaires. [1]
Quelle évolution est possible ?
Les déficits neurologiques peuvent s’atténuer partiellement au cours des premiers jours. [1] Un infarctus de petite taille touchant surtout le centre de la moelle peut produire un syndrome médullaire central plutôt que le tableau antérieur typique. [1]
Sources et références
[1] Spinal Cord Infarction - Neurology - MSD Manual Professional Edition
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-11
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