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Syndrome de la côte cervicale : symptômes, diagnostic et traitements

Le syndrome de la côte cervicale correspond à une compression symptomatique de nerfs ou de vaisseaux au niveau du défilé thoracique, favorisée par la présence d’une côte supplémentaire située à la base du cou. [1] Il s’inscrit dans la famille des syndromes du défilé thoracique, qui peuvent toucher le plexus brachial, l’artère sous-clavière ou la veine sous-clavière. [1] Les manifestations dépendent donc de la structure comprimée et peuvent être neurologiques, artérielles, veineuses ou parfois mixtes. [1]

Qu’est-ce qu’une côte cervicale et comment provoque-t-elle des symptômes ?

Le défilé thoracique est un espace anatomique étroit situé entre la clavicule et la première côte, traversé notamment par le plexus brachial et les vaisseaux sous-claviers qui desservent le membre supérieur. [1] Une côte cervicale est une anomalie anatomique congénitale qui peut réduire cet espace ou exercer une pression sur ces éléments nerveux et vasculaires. [1] Certaines côtes cervicales sont courtes, tandis que d’autres sont plus longues ou reliées à la première côte par une structure osseuse ou fibreuse. [1] La forme anatomique de la côte et ses rapports avec les nerfs et les vaisseaux contribuent à déterminer le type de compression. [1]

Quels sont les symptômes possibles ?

La forme neurogène résulte d’une compression du plexus brachial, le réseau de nerfs reliant le cou au membre supérieur. [1] Elle peut provoquer une douleur de l’épaule ou du bras, des fourmillements, un engourdissement et une faiblesse du membre atteint. [1] Une intolérance au froid ou des manifestations de type phénomène de Raynaud peuvent également accompagner l’atteinte neurologique décrite dans le syndrome du défilé thoracique. [1]

La forme veineuse est liée à une compression de la veine sous-clavière. [1] Elle peut entraîner une congestion veineuse, un gonflement du membre supérieur et une coloration bleutée appelée cyanose. [1] Cette compression expose aussi à un risque de thrombose veineuse profonde du membre supérieur. [1]

La forme artérielle correspond à une compression de l’artère sous-clavière et peut se manifester par des signes d’insuffisance d’apport sanguin ou une sensibilité anormale au froid. [1] Une côte cervicale volumineuse et reliée à la première côte peut notamment être associée à une thrombose ou à la formation d’un anévrisme de l’artère sous-clavière. [1] Les symptômes peuvent toucher un seul côté ou les deux, mais leur présence et leur intensité varient selon l’anatomie et le type de compression. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic du syndrome du défilé thoracique peut être difficile en raison de la diversité des symptômes et de l’absence d’un examen unique reconnu comme référence universelle. [1] L’évaluation commence par l’histoire des symptômes et un examen du cou, de l’épaule et du membre supérieur. [1] L’examen peut rechercher une diminution de la force, un trouble de la sensibilité ainsi que des signes de compression nerveuse ou vasculaire. [1] Des manœuvres qui reproduisent certaines positions du bras peuvent compléter cette évaluation clinique, mais elles ne constituent pas à elles seules un diagnostic définitif. [1]

Les radiographies peuvent mettre en évidence la côte cervicale et contribuer à rechercher d’autres causes osseuses. [1] Un scanner avec reconstruction tridimensionnelle peut préciser la forme de la côte cervicale et ses relations anatomiques. [1] Un écho-Doppler, une angiographie ou d’autres explorations vasculaires peuvent être utilisés lorsqu’une atteinte artérielle ou veineuse est suspectée. [1] L’électromyogramme et les études de conduction nerveuse peuvent évaluer l’atteinte du plexus brachial et rechercher une autre compression nerveuse du membre supérieur. [1] Une imagerie par résonance magnétique du cou peut être demandée dans certains cas pour rechercher une autre explication aux symptômes, telle qu’une atteinte discale cervicale. [1]

Quels sont les principes du traitement ?

Le choix du traitement dépend de la structure comprimée, de la gravité des symptômes et de leur évolution. [1] Une prise en charge non chirurgicale est souvent proposée en première intention, particulièrement dans les formes neurogènes sans déficit important. [1] Elle peut comprendre l’adaptation des activités et l’évitement des positions du bras qui déclenchent ou aggravent les symptômes. [1] Une rééducation individualisée peut chercher à améliorer la posture et à renforcer les muscles de la ceinture scapulaire. [1]

Une intervention chirurgicale peut être envisagée lorsque le traitement non opératoire échoue, lorsque la douleur reste incontrôlable ou lorsqu’un déficit neurologique progresse. [1] Elle peut également être considérée en présence d’une forme vasculaire ou d’une complication menaçante telle qu’une thrombose. [1] Selon la cause anatomique de la compression, l’intervention peut comporter l’ablation de la côte cervicale, la résection de la première côte ou la section de muscles scalènes. [1] Le choix de la technique dépend des rapports entre la côte, le plexus brachial et les vaisseaux, et ne peut pas être déduit de la seule présence d’une côte cervicale. [1]

Quelle évolution peut-on attendre ?

L’évolution est variable et dépend notamment du caractère neurologique ou vasculaire de la compression, de sa gravité et de l’existence d’une complication. [1] Le syndrome du défilé thoracique peut devenir chronique, entraîner un handicap et altérer la qualité de vie. [1] Les formes vasculaires exposent notamment à des complications thrombotiques, ischémiques ou anévrismales selon le vaisseau atteint. [1]

Dans une étude prospective portant sur 19 patients opérés après échec des mesures non chirurgicales, la douleur s’est améliorée après l’intervention aussi bien chez les patients avec côte cervicale que chez ceux sans côte cervicale. [1] Cette étude n’a pas trouvé de différence statistiquement significative entre les deux groupes pour le niveau de douleur après l’opération. [1] Son faible effectif et la sélection de patients déjà orientés vers la chirurgie ne permettent pas d’appliquer ses résultats à toutes les personnes ayant une côte cervicale. [1] Des symptômes résiduels peuvent persister après une chirurgie du syndrome du défilé thoracique malgré une amélioration clinique. [1]

Sources et références

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