Maladie de Gerstmann-Sträussler-Scheinker : signes, diagnostic et prise en charge

La maladie de Gerstmann-Sträussler-Scheinker, souvent abrégée GSS, est une maladie cérébrale à prions rare, héréditaire et neurodégénérative. [2] [3] Elle entraîne généralement d'abord une perte progressive de la coordination, puis une détérioration des fonctions mentales. [1] Elle débute habituellement à l'âge moyen, souvent autour de la quarantaine, mais l'âge d'apparition et la présentation clinique peuvent varier considérablement. [1] [2] [3] La maladie est mortelle et aucun traitement efficace contre son évolution n'est actuellement disponible. [1] [2]
Une maladie à prions héréditaire distincte des autres formes
La GSS est liée à des mutations pathogènes du gène de la protéine prion, appelé PRNP. [3] Sa transmission est autosomique dominante et la maladie peut donc se retrouver chez plusieurs membres d'une même famille. [1] [2] [3] La mutation P102L est historiquement associée à une présentation typique dominée par l'ataxie, tandis que plusieurs mutations plus rares ont également été rattachées à la GSS. [3] Les manifestations, l'âge de début et la durée d'évolution peuvent différer entre les familles, mais aussi entre des personnes appartenant à une même famille. [3]
La GSS appartient au groupe des maladies à prions, dans lesquelles une forme anormalement repliée de la protéine prion s'accumule dans le cerveau et s'accompagne d'une dégénérescence neurologique. [3] Elle ne doit pas être confondue avec la maladie de Creutzfeldt-Jakob, qui est plus fréquente, commence généralement plus tard et évolue en moyenne plus rapidement. [1] [2]
Quels sont les principaux signes de la GSS ?
Les premiers signes sont le plus souvent une maladresse et une instabilité pendant la marche. [1] Cette perte de coordination, appelée ataxie, correspond à une atteinte du fonctionnement du cervelet. [1] [2] Des difficultés à articuler les mots, appelées dysarthrie, ainsi que des mouvements oculaires involontaires appelés nystagmus peuvent accompagner les troubles de la marche. [1] [2] Une surdité, des troubles des mouvements du regard, une diminution des réflexes ou des signes ressemblant à ceux de la maladie de Parkinson peuvent également survenir. [1] [2]
Une démence se développe au cours de l'évolution, avec une dégradation progressive des fonctions mentales. [1] [2] Des secousses musculaires involontaires, ou myoclonies, sont possibles mais moins fréquentes que dans la maladie de Creutzfeldt-Jakob. [1] [2] Les muscles peuvent aussi devenir raides et les muscles participant à la respiration et à la toux peuvent être atteints. [1] Cette atteinte respiratoire expose à un risque élevé de pneumonie, décrite comme la cause de décès la plus fréquente. [1]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le diagnostic est envisagé devant une association compatible de signes neurologiques et d'antécédents familiaux de GSS. [1] [2] Les signes caractéristiques et les antécédents familiaux retiennent particulièrement l'attention lorsque les troubles commencent avant ou autour de 45 ans. [2] Un test génétique peut confirmer le diagnostic. [1] [2]
L'imagerie par résonance magnétique du cerveau peut parfois montrer des anomalies évoquant une maladie à prions. [1] [2] L'analyse du liquide cérébrospinal, prélevé par ponction lombaire, peut rechercher notamment le signal RT-QuIC et d'autres marqueurs d'atteinte neuronale. [1] [2] L'IRM et les examens du liquide cérébrospinal sont moins sensibles dans la GSS que dans certaines autres maladies à prions et peuvent donc ne pas détecter la maladie. [1] [2]
Quels traitements sont disponibles ?
Il n'existe pas de traitement reconnu comme efficace pour arrêter ou guérir la GSS. [1] [2] La prise en charge est uniquement symptomatique et de soutien, avec pour objectif de soulager les manifestations de la maladie. [1] [2] Les sources disponibles ne décrivent pas un traitement unique applicable à tous les patients, ce qui est cohérent avec la diversité des manifestations observées. [1] [2] [3]
Évolution et limites des estimations
La GSS progresse généralement plus lentement que la maladie de Creutzfeldt-Jakob. [1] [2] Les synthèses citées rapportent une espérance de vie moyenne d'environ cinq ans après le début de la maladie. [1] [2] La durée de la maladie étant très variable, cette moyenne ne permet pas de prévoir précisément l'évolution d'une personne donnée. [3]
Sources et références
[1] Gerstmann-Sträussler-Scheinker Disease (GSS) - Brain, Spinal Cord, and Nerve Disorders - MSD Manual Consumer Version
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
[2] Gerstmann-Sträussler-Scheinker Disease (GSS) - Neurology - MSD Manual Professional Edition
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
[3] Transmissibility of Gerstmann–Sträussler–Scheinker syndrome in rodent models: New insights into the molecular underpinnings of prion infectivity
www.ebi.ac.uk · Version : 2016-11-01 · Consulté le 2026-09-16
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