Rectite : symptômes, causes, diagnostic et prise en charge

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Proctologie médicale par ville
La rectite, également appelée proctite, est une inflammation de la muqueuse du rectum. [1] Le rectum est la partie du tube digestif située juste au-dessus de l’anus, où les selles sont stockées avant leur évacuation. [1] La rectite n’a pas une cause unique : elle peut être liée à une infection, à une maladie inflammatoire de l’intestin ou à une radiothérapie dirigée sur le rectum ou à proximité. [2] Elle ne doit pas être confondue avec l’anusite, qui correspond à l’inflammation de la muqueuse du canal anal. [5]
Quels symptômes peut provoquer une rectite ?
Les manifestations habituelles comprennent une douleur lors des efforts de défécation, un saignement rectal parfois indolore ou l’émission de mucus par le rectum. [1] Un ténesme peut également survenir, c’est-à-dire un besoin intense de déféquer alors qu’aucune selle n’est évacuée. [2] L’intensité de la douleur varie selon la cause, et certaines rectites peuvent être indolores. [1] Les rectites dues notamment à la gonorrhée, au virus herpes simplex, au cytomégalovirus ou à la mpox peuvent provoquer des douleurs anorectales intenses. [2]
Quelles sont les principales causes ?
Parmi les causes inflammatoires figurent la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. [1] Certaines infections sexuellement transmissibles peuvent atteindre le rectum, notamment la gonorrhée, la syphilis, l’infection à Chlamydia trachomatis, l’herpès et la mpox. [1] Cette origine infectieuse est particulièrement à envisager chez les personnes ayant des rapports sexuels avec pénétration anale. [1] Des bactéries intestinales non transmises sexuellement, telles que Salmonella, peuvent aussi provoquer une rectite. [1] Après la prise d’un antibiotique, la perturbation des bactéries intestinales peut favoriser une infection à Clostridioides difficile associée à une rectite. [1] Une immunodépression augmente particulièrement le risque de rectite liée au virus herpes simplex ou au cytomégalovirus. [1] Une radiothérapie dirigée sur le rectum ou une zone voisine, notamment pour traiter un cancer de la prostate ou du rectum, constitue une autre cause possible. [1]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le diagnostic repose sur l’examen de l’intérieur du rectum, généralement par rectoscopie ou sigmoïdoscopie. [2] Ces examens permettent de rechercher une inflammation de la muqueuse rectale. [2] Des prélèvements rectaux peuvent être analysés afin de rechercher des bactéries, des champignons ou des virus susceptibles d’être responsables. [1] Le bilan peut comprendre une recherche de syphilis dans le sang et de Clostridioides difficile dans les selles. [2] Une coloscopie peut être proposée à certains patients afin d’examiner le reste du côlon et de rechercher une maladie inflammatoire de l’intestin. [2] Après une radiothérapie, des symptômes rectaux ne permettent pas à eux seuls de distinguer une rectite radique d’une autre affection, notamment d’une récidive du cancer initial. [3] Dans ce contexte post-radiothérapie, les biopsies rectales sont généralement évitées en raison du risque de lésion grave de la paroi, de nécrose ou de fistule. [3]
Quels sont les principes de la prise en charge ?
Le traitement d’une rectite dépend avant tout de sa cause. [2] Une infection bactérienne spécifique peut être traitée par un antibiotique, tandis qu’un médicament antiviral est utilisé pour certaines infections virales. [1] Cette distinction explique pourquoi un même traitement ne convient pas à toutes les rectites. [1] Lorsqu’une rectite due à la radiothérapie provoque des saignements, des traitements appliqués directement sur la muqueuse rectale peuvent être utilisés. [1] En cas d’efficacité insuffisante, des traitements spécialisés tels que l’oxygénothérapie hyperbare ou des techniques endoscopiques destinées à arrêter le saignement peuvent être envisagés. [1] L’oxygénothérapie hyperbare nécessite un accès à une structure spécialisée et peut exposer notamment à un barotraumatisme ou à une toxicité de l’oxygène. [3] Un pneumothorax non traité et certaines maladies pulmonaires font partie des situations devant être recherchées avant ce traitement. [3]
Quels risques sont associés à la rectite post-radiothérapie ?
Une rectite chronique liée à la radiothérapie peut apparaître plusieurs mois ou plusieurs années après l’exposition. [3] Elle peut se manifester par des saignements rectaux, une diarrhée, des besoins urgents de déféquer, un ténesme ou une douleur anorectale. [3] Les formes sévères peuvent entraîner des ulcérations, un rétrécissement du rectum, des fistules ou une anémie chronique due à des saignements répétés. [3]
Recours immédiat et prévention des infections transmissibles
Chez une personne présentant une rectite après une radiothérapie, un saignement excessif ou un saignement accompagné de vertiges ou de faiblesse impose une évaluation médicale immédiate. [4]
Lorsqu’une infection sexuellement transmissible est en cause, l’évaluation des partenaires fait partie de la prise en charge décrite. [5] La source recommande également de s’abstenir de rapports sexuels jusqu’à ce que le traitement soit effectué. [5]
Sources et références
[1] Rectite - Troubles digestifs - Manuels MSD pour le grand public
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-11
[2] Rectite - Gastroentérologie - Édition professionnelle du Manuel MSD
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
[3] Hyperbaric Treatment of Radiation Proctitis - StatPearls - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
[4] Radiation Proctitis - StatPearls - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
[5] Proctitis and Anusitis - StatPearls - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
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