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Préhypertension : comprendre ce terme et vérifier sa pression artérielle

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Holter tensionnel (MAPA) par ville

Le terme « préhypertension » a été utilisé dans plusieurs études étrangères pour désigner une pression artérielle systolique comprise entre 120 et 139 mmHg et/ou une pression diastolique comprise entre 80 et 89 mmHg. [4] Ces valeurs ne doivent pas être automatiquement assimilées à un diagnostic d’hypertension artérielle en France, car les seuils et les catégories dépendent du lieu et des conditions de mesure. [3] [4] Une mesure isolée un peu élevée ne suffit donc pas à déterminer votre situation : il faut vérifier la mesure et l’interpréter avec un professionnel de santé. [3]

Préhypertension et hypertension artérielle : quelle différence ?

La préhypertension est un terme de classification rencontré dans la littérature scientifique, tandis que l’hypertension artérielle correspond à un diagnostic fondé sur des mesures répétées. [3] [4] Selon l’Assurance Maladie, l’hypertension artérielle au cabinet est constatée lorsque la pression systolique est au moins égale à 140 mmHg ou lorsque la pression diastolique est au moins égale à 90 mmHg, à plusieurs reprises. [3] En automesure à domicile, les valeurs normales indiquées par cette source sont inférieures à 135/85 mmHg, ce qui montre qu’un même chiffre ne s’interprète pas de la même façon au cabinet et à domicile. [3] Les seuils de 120–139/80–89 mmHg employés pour la préhypertension dans certaines recherches ne doivent donc pas être utilisés seuls pour poser un diagnostic personnel. [3] [4]

Peut-on ressentir une pression artérielle élevée ?

La pression artérielle ne se ressent généralement pas, et même une hypertension artérielle peut rester silencieuse, notamment au début. [3] Des maux de tête, des palpitations, de la fatigue, une nervosité, des troubles du sommeil, des sueurs, des troubles visuels ou un saignement de nez peuvent parfois conduire à évoquer une hypertension, mais ces manifestations sont peu spécifiques. [3] L’absence de symptôme ne permet donc pas de conclure que la pression artérielle est normale, et la présence de ces symptômes ne prouve pas qu’elle est élevée. [3]

Comment vérifier une mesure élevée ?

Au cabinet, la pression artérielle doit être mesurée avec un tensiomètre électronique validé et un brassard adapté à la taille du bras, après plusieurs minutes de repos. [3] Au moins deux mesures successives sont effectuées pendant la consultation, et les deux bras sont contrôlés lors de la première consultation. [3] Une seule mesure élevée ne suffit pas à affirmer une hypertension permanente, car la pression artérielle peut augmenter momentanément au cours de la journée. [3] Le médecin peut demander des mesures répétées à domicile pour confirmer ou écarter une hypertension. [3] L’automesure permet notamment de repérer une pression élevée seulement au cabinet, appelée « HTA blouse blanche », ou au contraire une pression élevée uniquement à domicile, appelée « HTA masquée ». [3]

Pour l’automesure, l’Assurance Maladie recommande un tensiomètre avec brassard placé sur le bras plutôt qu’un appareil mesurant au poignet. [3] Les mesures sont réalisées assis après cinq minutes de repos, sans parler ni bouger, avec le bras maintenu au niveau du cœur. [3] La règle décrite consiste à effectuer trois mesures le matin et trois le soir pendant trois jours consécutifs, avec une à deux minutes entre les mesures. [3] Dans certaines situations, le médecin peut proposer une mesure ambulatoire sur 24 heures afin d’étudier les variations de la pression artérielle pendant les activités habituelles et le sommeil. [3]

Que peut-on faire en attendant une interprétation médicale ?

Si vous ne connaissez pas vos chiffres, votre pression artérielle peut être mesurée par un médecin, un pharmacien ou un infirmier. [3] Si une mesure est élevée, notez les résultats et les conditions de mesure plutôt que de conclure immédiatement à une préhypertension ou à une hypertension. [3] Lorsqu’une hypertension est confirmée, le médecin recherche notamment les maladies associées, les traitements en cours, le tabagisme, une consommation excessive de sel ou d’alcool, le surpoids et d’autres facteurs de risque cardiovasculaire. [3] Ce bilan peut comprendre une prise de sang, une évaluation de la fonction rénale et un électrocardiogramme, avec d’autres examens selon la situation. [3]

Une revue de 19 études menées chez des adultes de 18 à 65 ans présentant une préhypertension ou une hypertension a observé des diminutions de pression artérielle avec certaines formes d’exercice aérobique ou de renforcement. [6] Ces résultats doivent rester prudents, car la revue signale un effectif global relativement faible, des différences entre les programmes étudiés et un risque de biais allant de modéré à élevé. [6] Cette recherche ne permet donc pas, à elle seule, de prescrire un type ou une intensité d’exercice à toutes les personnes ayant une pression artérielle intermédiaire. [6]

Compléments et approches alternatives : quelles limites ?

Des études observationnelles ont trouvé une association entre des concentrations plus élevées de vitamine D et une fréquence plus faible de préhypertension ou d’hypertension, mais une association ne démontre pas qu’un complément traite la pression artérielle. [4] Les essais synthétisés dans cette revue n’apportaient pas de preuve significative que la supplémentation en vitamine D réduise la pression artérielle, et celle-ci ne doit pas être considérée comme un médicament antihypertenseur sur cette seule base. [4] Une revue de cinq essais sur des préparations de médecine traditionnelle chinoise a conclu que leur efficacité et leur sécurité dans la préhypertension ne pouvaient pas être établies en raison de graves faiblesses méthodologiques. [5]

Quels symptômes imposent un recours urgent ?

Une douleur thoracique brutale et intense, durant plus de cinq minutes ou accompagnée notamment d’essoufflement, de sueurs, de nausées, de lèvres bleues, d’un malaise ou d’un trouble de la conscience peut relever d’une urgence vitale lorsque plusieurs de ces signes sont associés. [1] Dans cette situation, appelez immédiatement le 15 ou le 112 sans attendre d’interpréter la pression artérielle. [1] Un essoufflement soudain avec respiration très difficile, impossibilité de terminer ses phrases, coloration bleutée, confusion ou malaise nécessite également un appel immédiat au 15 ou au 112. [2]

Sources et références

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  • Peut être remboursée selon conditions *
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  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

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Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

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Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

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