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Polypes adénomateux colorectaux : définition, diagnostic, ablation et suivi

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Cancer du côlon par ville

Un polype colorectal est une lésion en relief qui se développe sur la muqueuse, c’est-à-dire la paroi interne, du côlon ou du rectum. [1] Un polype adénomateux, aussi appelé adénome, est formé par une prolifération des cellules glandulaires de cette muqueuse. [1] [2] Il ne s’agit pas nécessairement d’un cancer, mais d’une lésion précancéreuse susceptible d’évoluer vers un cancer colorectal, ce qui justifie son retrait puis une surveillance adaptée. [1] [2]

Quelle différence entre un adénome et les autres polypes colorectaux ?

Les polypes colorectaux ne forment pas une catégorie unique : ils sont classés selon les cellules à partir desquelles ils se développent. [1] Les adénomes représentent environ deux tiers des polypes colorectaux selon l’Assurance Maladie. [1] D’autres lésions, comme certains polypes hyperplasiques ou hamartomateux, présentent généralement un risque de transformation cancéreuse moins important. [1] Les pseudopolypes inflammatoires observés au cours de certaines maladies inflammatoires chroniques intestinales résultent de phénomènes répétés d’inflammation et de cicatrisation de la muqueuse. [1]

L’apparence du polype ne suffit pas à définir sa nature cellulaire. [1] [2] Un adénome peut notamment être sessile, donc posé directement sur la paroi, pédiculé avec un pied, plan ou plus rarement déprimé. [1] Sa classification précise repose sur l’examen du tissu retiré au microscope. [1] [2]

Quels symptômes un polype adénomateux peut-il provoquer ?

La plupart des polypes colorectaux restent longtemps sans symptôme. [2] Le symptôme le plus fréquent lorsqu’une manifestation est présente est l’émission de sang dans les selles provenant du rectum. [2] Un polype volumineux peut aussi provoquer des crampes ou des douleurs abdominales. [2] Certains adénomes villeux volumineux peuvent exceptionnellement entraîner une diarrhée aqueuse abondante avec une diminution du potassium dans le sang. [2] L’absence de symptôme n’exclut donc pas la présence d’un ou de plusieurs polypes. [2]

Quels facteurs sont associés à la présence de polypes ?

Le risque de développer des polypes colorectaux augmente avec l’âge. [1] Il est également plus élevé lorsqu’un parent, un frère ou une sœur a eu des polypes ou un cancer colorectal. [1] Une personne ayant déjà eu des polypes ou un cancer du côlon ou du rectum présente un risque de récidive, ce qui explique l’importance du suivi. [1] La majorité des polypes sont isolés, l’Assurance Maladie indiquant que cette situation représente 85 % des cas. [1]

Polype isolé ou polypose adénomateuse familiale : quelle distinction ?

Un polype adénomateux isolé ne doit pas être confondu avec une polypose héréditaire comportant de nombreux polypes. [1] [2] La polypose adénomateuse familiale est une maladie rare, héréditaire et autosomique dominante. [1] Une personne atteinte de cette maladie a un risque de 50 % de la transmettre à chacun de ses enfants. [1] Dans sa forme classique, une centaine d’adénomes précancéreux ou davantage apparaissent dans le côlon et le rectum dès l’enfance ou l’adolescence. [1] Sans traitement, ces polypes évoluent vers un cancer colorectal chez la quasi-totalité des personnes atteintes, généralement autour de la quarantaine. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Les polypes sont généralement découverts au cours d’une coloscopie, examen qui permet d’explorer l’intérieur de l’ensemble du gros intestin. [1] [2] L’exploration complète est utile parce que plusieurs polypes peuvent être présents au même moment. [2] Au cours de la coloscopie, les polypes détectés sont habituellement retirés puis examinés afin de rechercher d’éventuelles cellules cancéreuses. [2] L’analyse anatomopathologique correspond à l’étude microscopique du tissu prélevé et permet de préciser le type de polype. [1] [2] Pour un adénome, elle évalue notamment la dysplasie, c’est-à-dire l’importance des anomalies cellulaires annonciatrices d’une transformation cancéreuse. [1]

En quoi consiste le traitement ?

Le traitement a pour objectif de retirer le polype afin de prévenir sa possible évolution vers un cancer colorectal. [1] [2] L’ablation est le plus souvent réalisée pendant la coloscopie à l’aide d’un instrument adapté, comme une pince ou une anse électrique. [2] Une intervention chirurgicale abdominale peut être nécessaire lorsqu’un polype ne peut pas être retiré pendant la coloscopie. [2] Si l’analyse révèle un cancer dans le polype, la nécessité d’un traitement supplémentaire dépend du risque de propagation estimé par l’examen microscopique. [2] Lorsque ce risque est jugé élevé, une opération peut retirer la partie du gros intestin concernée. [2]

Quels éléments déterminent le risque et le suivi ?

Tous les adénomes n’ont pas le même risque d’évolution. [1] [2] Plus un polype est volumineux, plus son risque d’être cancéreux ou de le devenir est important. [2] Le degré de dysplasie apporte une autre information sur les anomalies cellulaires associées à la transformation cancéreuse. [1] Même après l’ablation, des polypes peuvent récidiver, ce qui rend la surveillance nécessaire. [1]

Des coloscopies de contrôle sont réalisées à des intervalles variables selon plusieurs caractéristiques, notamment le nombre, la taille et le type des polypes retirés. [2] Le calendrier de surveillance n’est donc pas identique pour toutes les personnes. [2] Lorsqu’une coloscopie ne peut pas être réalisée, une colographie par tomodensitométrie ou une radiographie avec lavement baryté peuvent être utilisées pour visualiser le gros intestin. [2]

Sources et références

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Spécialités médicales concernées

Chirurgie générale, digestive et de l’obésité
Chirurgie générale et proctologie
Gastro-entérologue et hépatologue