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Pléthysmographie : objectif, déroulement et interprétation de l’examen respiratoire

Le mot « pléthysmographie » ne désigne pas un examen unique. [1] [2] [3] En pneumologie, la pléthysmographie corporelle mesure les volumes pulmonaires et peut également évaluer la résistance des voies aériennes. [2] D’autres techniques portant le même nom, comme la pléthysmographie d’impédance, à jauge de contrainte ou à air, ont notamment été étudiées pour l’exploration de la circulation veineuse. [3] La suite de cette fiche concerne principalement la pléthysmographie respiratoire réalisée au cours d’explorations fonctionnelles respiratoires. [1] [2]

Que mesure la pléthysmographie respiratoire ?

La pléthysmographie corporelle permet de mesurer l’ensemble des volumes pulmonaires, y compris le volume résiduel, qui correspond à l’air restant dans les poumons après une expiration maximale. [1] Elle donne notamment accès à la capacité pulmonaire totale et au volume de gaz présent dans le thorax. [2] Elle peut aussi mesurer la résistance des voies aériennes, c’est-à-dire l’opposition rencontrée par l’air lorsqu’il circule dans les bronches. [2] La méthode enregistre les variations de pression produites dans une cabine fermée pendant que la personne respire par un embout. [2] Ces variations servent à calculer les volumes pulmonaires et la résistance des voies aériennes. [2]

Quelle différence avec la spirométrie ?

La spirométrie étudie principalement les débits ventilatoires et les volumes d’air que la personne peut mobiliser en inspirant ou en expirant. [1] Elle ne mesure pas directement le volume résiduel qui demeure dans les poumons après une expiration maximale. [1] [2] La pléthysmographie complète donc la spirométrie lorsqu’il faut connaître les volumes pulmonaires totaux ou rechercher de l’air piégé dans les poumons. [1] [2] Elle mesure également le gaz situé dans des zones pulmonaires mal ventilées, ce qui peut la rendre plus informative que certaines méthodes de dilution chez les personnes ayant une obstruction bronchique. [2]

Pourquoi cet examen peut-il être demandé ?

La pléthysmographie peut contribuer à distinguer une atteinte obstructive des bronches d’une atteinte restrictive qui réduit les volumes pulmonaires. [2] Elle peut mettre en évidence une distension thoracique ou un piégeage d’air, notamment dans l’emphysème et la bronchopneumopathie chronique obstructive. [1] [2] Elle peut aussi participer au diagnostic d’un syndrome restrictif associé, par exemple, à une fibrose pulmonaire, une pneumopathie interstitielle diffuse ou une cyphoscoliose. [1] Les explorations fonctionnelles respiratoires sont également utilisées pour suivre des maladies respiratoires chroniques, évaluer certaines atteintes respiratoires ou préparer une intervention susceptible d’avoir des conséquences sur la respiration. [1] Les mesures pléthysmographiques peuvent enfin contribuer au suivi de l’évolution d’une maladie et de la réponse à un traitement. [2]

Comment se déroule une pléthysmographie pulmonaire ?

La personne est assise dans une petite cabine fermée, généralement transparente. [1] [2] Elle respire par la bouche dans un embout relié à l’appareil. [1] [2] Un pince-nez est utilisé afin que l’air ne passe pas par le nez et ne fausse pas les mesures. [1] Le professionnel demande différentes manœuvres respiratoires, avec des périodes de respiration calme puis des inspirations ou expirations maximales. [1] Certaines mesures sont effectuées pendant une respiration rapide et superficielle, parfois contre un volet qui ferme brièvement le circuit au niveau de la bouche. [2] Les exercices sont répétés pour vérifier que les résultats sont reproductibles. [1] [2] Selon la fiche des Hospices civils de Lyon, l’ensemble des examens respiratoires concernés dure habituellement entre 15 et 45 minutes. [1]

L’examen est-il douloureux et quelles difficultés peut-il présenter ?

La pléthysmographie respiratoire est décrite comme un examen non douloureux. [1] Sa réalisation demande toutefois de comprendre les consignes et de reproduire correctement plusieurs manœuvres respiratoires. [1] [2] Une fatigue importante, des difficultés de coordination ou l’impossibilité d’effectuer les mouvements demandés peuvent empêcher d’obtenir des mesures fiables. [1] [2] L’entrée dans la cabine peut aggraver une claustrophobie. [2] Une oxygénothérapie qui ne peut pas être interrompue brièvement ou certains dispositifs médicaux peuvent aussi gêner la réalisation ou les mesures. [2]

Comment les résultats sont-ils interprétés ?

La validité des résultats dépend du bon fonctionnement de l’appareil et de la capacité de la personne à réaliser des manœuvres acceptables et reproductibles. [2] Une mauvaise technique respiratoire ou des variations de pression excessives peuvent rendre certaines mesures inexactes. [2] Les volumes et les résistances mesurés servent à rechercher un profil obstructif, un profil restrictif ou un piégeage gazeux. [2] Ils doivent être rapprochés des autres explorations respiratoires et de l’évaluation clinique plutôt qu’interprétés isolément. [2] Les résultats sont habituellement disponibles immédiatement puis transmis au pneumologue pour interprétation. [1]

La pléthysmographie veineuse est-elle le même examen ?

La pléthysmographie veineuse regroupe des techniques différentes de l’examen respiratoire en cabine. [2] [3] Une revue consacrée à la suspicion de thrombose veineuse profonde a évalué la pléthysmographie d’impédance, la pléthysmographie à jauge de contrainte et la pléthysmographie à air. [3] Cette revue a conclu que ces techniques apportaient une information diagnostique, mais que leur précision était insuffisante pour diagnostiquer seules une thrombose veineuse profonde. [3]

Sources et références

[2] Body Plethysmography - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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