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Pharyngite aiguë : symptômes, diagnostic, traitements et signes d’alerte

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La pharyngite est une inflammation du pharynx, situé au fond de la gorge, qui se manifeste principalement par un mal de gorge. [4] Elle est le plus souvent liée à une infection virale, mais une bactérie, une allergie, un reflux gastro-œsophagien, la fumée ou l’air sec peuvent aussi provoquer une inflammation de la gorge. [4] Les symptômes se chevauchent selon les causes, de sorte que l’aspect de la gorge et les sensations du patient ne permettent pas toujours de savoir si une infection est virale ou bactérienne. [4] [1]

Quelles sont les principales causes d’une pharyngite ?

Les virus respiratoires constituent la cause la plus fréquente des pharyngites aiguës dans toutes les tranches d’âge. [1] [4] Parmi les causes bactériennes, le streptocoque du groupe A, ou Streptococcus pyogenes, est particulièrement important car il peut justifier une antibiothérapie et entraîner de rares complications. [1] La pharyngite à streptocoque A est plus fréquente chez les enfants d’âge scolaire, tandis qu’elle est rare avant l’âge de 3 ans et moins fréquente chez les adultes. [1] Le contact rapproché avec une personne atteinte et la fréquentation de lieux collectifs augmentent le risque de transmission du streptocoque A. [1] Des causes moins courantes doivent parfois être recherchées en fonction des expositions, des voyages, de la vaccination, des contacts sexuels, d’une immunodépression ou du caractère inhabituel des symptômes. [4]

Quels symptômes peuvent accompagner le mal de gorge ?

Une pharyngite aiguë peut provoquer une douleur de gorge, une douleur à la déglutition, de la fièvre, une rougeur du pharynx ou des amygdales et des ganglions cervicaux douloureux. [1] [4] Un début brutal, de la fièvre, une absence de toux, des dépôts sur les amygdales, de petites taches rouges sur le palais ou des ganglions sensibles à l’avant du cou peuvent orienter vers une infection à streptocoque A. [1] [3] Chez l’enfant, une pharyngite à streptocoque A peut aussi s’accompagner de maux de tête, de douleurs abdominales, de nausées ou de vomissements. [1] Une éruption rouge de type scarlatiniforme associée à cette infection correspond au tableau de la scarlatine. [1] Une toux, un écoulement nasal, une voix enrouée, une conjonctivite ou des ulcérations buccales orientent davantage vers une cause virale. [1] [4] Ces signes viraux diminuent la probabilité d’une infection à streptocoque A, sans permettre à eux seuls de l’exclure dans toutes les situations. [3]

Quels signes nécessitent une évaluation médicale immédiate ?

Une évaluation médicale immédiate est nécessaire devant une difficulté à respirer, une respiration bruyante appelée stridor, une salivation inhabituelle, une voix étouffée, une respiration très rapide ou un creusement du thorax à l’inspiration. [4] La même urgence s’applique en cas d’impossibilité d’ouvrir normalement la bouche, de raideur du cou, de gonflement marqué du cou ou d’un bombement visible dans la gorge. [4] Ces manifestations peuvent révéler une obstruction des voies respiratoires, une épiglottite ou un abcès autour des amygdales ou derrière le pharynx, qui nécessitent une prise en charge sans délai. [4]

Comment le diagnostic est-il établi ?

L’évaluation repose d’abord sur l’histoire des symptômes, les expositions possibles et l’examen de la bouche, de la gorge, du cou et de l’état général. [4] L’un des premiers objectifs de cet examen est d’écarter une atteinte grave des voies respiratoires ou une infection profonde nécessitant une intervention immédiate. [4] Lorsque des symptômes viraux sont clairement présents, le diagnostic de pharyngite virale peut généralement être posé cliniquement sans rechercher systématiquement le streptocoque A. [1] En l’absence de signes viraux clairs, l’examen clinique seul ne distingue pas de façon fiable une pharyngite virale d’une pharyngite à streptocoque A. [1] [3] Un test rapide réalisé sur un prélèvement de gorge ou une culture peuvent alors servir à confirmer la présence du streptocoque A. [1] Chez les enfants symptomatiques âgés d’au moins 3 ans, la recommandation américaine citée prévoit de confirmer un test rapide négatif par une culture de gorge en raison de la sensibilité variable des tests rapides. [1] Des examens différents peuvent être nécessaires lorsque le contexte évoque une mononucléose, une infection sexuellement transmissible, une diphtérie ou une complication profonde. [4]

Quels sont les principes du traitement ?

Pour une pharyngite virale sans complication, la prise en charge vise principalement à soulager la douleur et la fièvre, à maintenir une hydratation suffisante et à permettre le repos. [4] Des aliments mous peuvent être plus faciles à avaler lorsque la déglutition est douloureuse. [4] Les antibiotiques ne traitent pas une pharyngite virale et ne doivent pas être utilisés pour ce motif. [1] Une pharyngite à streptocoque A confirmée par un test rapide ou une culture relève en revanche d’un traitement antibiotique. [1] [3] Ce traitement peut raccourcir les symptômes, réduire la transmission aux proches et diminuer le risque de complications. [1] La pénicilline ou l’amoxicilline font partie des antibiotiques de référence décrits pour cette infection, mais le choix dépend notamment des allergies et doit suivre la prescription remise au patient. [1] La résistance à certains antibiotiques alternatifs, notamment les macrolides et la clindamycine, varie selon les lieux et les périodes. [1]

Quelle évolution et quelles complications sont possibles ?

L’évolution d’une pharyngite aiguë non compliquée est généralement favorable, mais une aggravation ou une absence d’amélioration doit faire reconsidérer la cause et rechercher une complication. [3] [4] Une réévaluation médicale est indiquée si les symptômes ne s’améliorent pas dans les cinq jours ou s’ils s’améliorent avant de s’aggraver de nouveau. [3] Les complications de la pharyngite à streptocoque A sont rares et comprennent notamment les abcès autour des amygdales ou derrière le pharynx, l’inflammation des ganglions cervicaux et, plus rarement, une infection généralisée. [1] Certaines complications surviennent après la disparition de l’infection initiale par un mécanisme immunitaire, comme le rhumatisme articulaire aigu ou la glomérulonéphrite post-streptococcique. [1]

Comment limiter la transmission ?

Le lavage régulier des mains et le fait de couvrir la bouche et le nez lors de la toux ou des éternuements réduisent la transmission des agents infectieux responsables de pharyngites. [1] [4] Éviter de partager des boissons ou des aliments contribue également à limiter la diffusion des infections de la gorge. [4] Lorsqu’une antibiothérapie est prescrite pour une pharyngite à streptocoque A, elle doit être suivie conformément à l’ordonnance afin d’obtenir le résultat attendu et de limiter les complications. [3]

Des épisodes répétés peuvent-ils avoir une autre origine ?

Des épisodes de pharyngite accompagnés de fièvres répétées à intervalles réguliers ne correspondent pas nécessairement à des infections successives. [2] Le syndrome PFAPA débute le plus souvent entre 2 et 5 ans et associe des épisodes fébriles récurrents à une pharyngite, des aphtes et des ganglions cervicaux. [2] Dans ce syndrome, l’enfant est habituellement en bonne santé et grandit normalement entre les épisodes. [2] Son diagnostic est clinique et suppose notamment d’écarter d’autres causes de fièvre périodique, dont la neutropénie cyclique. [2]

Sources et références

[3] Streptococcal Pharyngitis - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

[4] Acute Pharyngitis - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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