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Otomycose : symptômes, diagnostic et principes du traitement

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L’otomycose, aussi appelée otite externe fongique, est une infection superficielle due à des champignons qui touche principalement le conduit auditif externe. [1] [2] Elle peut évoluer sous une forme aiguë, subaiguë ou chronique et atteint habituellement une seule oreille. [1] [2] Les champignons les plus souvent en cause appartiennent aux genres Aspergillus et Candida, mais de nombreuses autres espèces sont possibles. [1] [2] Les symptômes ne suffisent pas à distinguer avec certitude une otomycose d’une otite externe bactérienne ou d’une inflammation non infectieuse du conduit. [1] [2]

Quels sont les symptômes possibles d’une otomycose ?

Les manifestations possibles comprennent des démangeaisons, un écoulement de l’oreille et une sensation d’oreille bouchée. [1] [2] Une douleur d’intensité variable, des acouphènes ou une baisse de l’audition peuvent également survenir. [1] [2] À l’examen, le conduit peut présenter une rougeur, un gonflement, une desquamation ou une accumulation de débris blanchâtres ou noirâtres. [1] [2] Une otomycose peut toutefois être peu symptomatique au début. [2]

Pourquoi des champignons peuvent-ils se développer dans le conduit auditif ?

La peau intacte du conduit constitue une barrière contre les micro-organismes. [2] Le cérumen forme aussi une couche protectrice qui limite la rétention d’eau et crée des conditions défavorables au développement de certains agents infectieux. [2] Des champignons peuvent être présents dans le conduit sans provoquer d’infection, puis devenir pathogènes lorsque l’équilibre local est perturbé. [1] [2] La chaleur et l’humidité favorisent leur croissance, ce qui contribue à une fréquence plus élevée de l’otomycose dans les régions tropicales et subtropicales. [2]

Quels facteurs favorisent l’otomycose ?

Les manipulations du conduit, le grattage avec des objets durs et les traumatismes locaux peuvent altérer la barrière cutanée. [1] [2] La baignade fréquente et d’autres situations maintenant le conduit humide sont également associées à l’otomycose. [1] [2] L’utilisation excessive de savons, de shampoings, d’antiseptiques ou de gouttes antibactériennes peut perturber la peau, le cérumen ou le microbiote du conduit. [2] Le port d’un appareil auditif avec un embout occlusif et certains antécédents de chirurgie de l’oreille font aussi partie des facteurs rapportés. [2] Le diabète, une immunodépression ou un traitement immunosuppresseur peuvent augmenter la vulnérabilité à cette infection. [2] La présence d’un facteur favorisant augmente la probabilité d’une otomycose, mais ne permet pas à elle seule d’en poser le diagnostic. [1] [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose d’abord sur les symptômes, les antécédents et l’examen du conduit auditif externe et du tympan avec un otoscope. [1] [2] Cet examen recherche notamment des débris, un écoulement, une rougeur et d’autres signes d’inflammation. [1] [2] L’aspect clinique peut être impossible à distinguer de celui d’une otite externe bactérienne. [1] [2] Des infections mixtes associant des bactéries et des champignons sont également possibles. [2]

Une analyse microbiologique peut être nécessaire pour confirmer l’origine fongique et identifier l’agent en cause, en particulier dans les formes sévères ou chroniques. [2] L’examen microscopique permet de rechercher rapidement des éléments fongiques, tandis que la culture aide à isoler et à identifier le champignon. [2] Ces examens ont des limites, car ils peuvent manquer certains agents ou détecter un champignon présent dans le conduit sans prouver qu’il est responsable des symptômes. [1] [2] Les méthodes moléculaires peuvent améliorer l’identification de certaines espèces, mais les études disponibles sont hétérogènes et globalement de faible qualité. [1]

Quels sont les principes du traitement ?

Il n’existe pas de consensus international uniforme sur le traitement optimal ni sur sa durée. [2] La prise en charge doit tenir compte de l’étendue de l’infection, du terrain du patient, de l’état du tympan et, lorsqu’il est identifié, du champignon responsable. [2] Dans les formes non invasives, un nettoyage approfondi du conduit destiné à retirer les débris est généralement associé à un traitement antifongique local. [2] Tous les antifongiques n’ont pas la même activité contre les levures et les moisissures susceptibles de provoquer une otomycose. [1] [2] Le choix d’un produit et de sa forme ne peut donc pas être réduit à une solution universelle applicable à toute douleur ou tout écoulement de l’oreille. [1] [2] Les formes sévères, compliquées ou résistantes aux soins locaux peuvent nécessiter une stratégie différente et une surveillance renforcée. [1] [2]

Évolution et complications possibles

L’otomycose est généralement une infection superficielle et bénigne, mais elle peut persister ou récidiver. [1] [2] Les complications décrites comprennent une perforation du tympan, une atteinte de l’oreille moyenne et, plus rarement, une extension aux tissus ou aux os voisins. [1] [2] Les atteintes les plus graves sont principalement rapportées chez les personnes immunodéprimées. [1] [2]

Comment limiter les facteurs favorisants et les récidives ?

La prévention vise notamment à préserver la peau et le cérumen du conduit auditif. [2] Il est recommandé de réduire les manipulations traumatisantes du conduit et l’usage excessif de produits locaux susceptibles d’en perturber l’équilibre. [2] La réduction des baignades fréquentes, des saunas et des autres expositions répétées à l’humidité peut être envisagée chez les personnes sujettes aux otomycoses. [2] Lorsqu’un appareil auditif favorise l’occlusion ou irrite le conduit, ce facteur doit être pris en compte dans l’évaluation de l’infection et de ses récidives. [2]

Sources et références

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