Névrite optique : symptômes, causes, diagnostic, traitements et évolution

Trouver un professionnel
- Neuro-ophtalmologie
- Examen du champ visuel
- IRM des orbites
- IRM des voies visuelles
- Sclérose en plaques (SEP)
Neuro-ophtalmologie par ville
La névrite optique est une inflammation du nerf optique, qui transmet les informations visuelles de l’œil au cerveau. [1] [3] Elle provoque le plus souvent une baisse de la vision d’un seul œil, accompagnée d’une douleur oculaire souvent accentuée par les mouvements de l’œil. [2] La sclérose en plaques est une cause fréquente, mais une névrite optique peut aussi être associée à d’autres maladies inflammatoires, à une infection ou, parfois, rester sans cause identifiée malgré les examens. [1] [2] Les symptômes ne suffisent pas à établir soi-même le diagnostic, car d’autres atteintes du nerf optique ou de l’œil peuvent également entraîner une perte visuelle. [2] [3]
Quels sont les symptômes d’une névrite optique ?
La baisse visuelle s’installe généralement de manière subaiguë et peut progresser pendant plusieurs jours. [1] [2] Son intensité varie d’une gêne limitée à une perte complète de la vision de l’œil atteint. [1] [2] L’atteinte concerne habituellement un seul œil, mais elle peut être bilatérale. [1] [2] Une zone manquante dans le champ visuel, appelée scotome, peut notamment toucher la vision centrale ou paracentrale. [2]
La perception des couleurs est souvent altérée, parfois davantage que ne le laisserait prévoir la baisse de l’acuité visuelle. [2] Cette modification peut passer inaperçue pour la personne concernée. [1] La plupart des patients ressentent une douleur oculaire, généralement légère, qui s’intensifie souvent lorsque l’œil bouge. [1] [2] L’absence d’anomalie visible du disque optique au fond de l’œil n’exclut pas la maladie, car l’inflammation est entièrement située derrière l’œil chez environ deux tiers des patients. [2]
Quelles sont les causes possibles ?
La plupart des névrites optiques sont liées à une maladie démyélinisante, c’est-à-dire à une atteinte de la myéline qui entoure et protège certaines fibres nerveuses. [2] La sclérose en plaques est la maladie démyélinisante le plus souvent associée et la névrite optique peut en constituer le premier symptôme. [1] [2] Une névrite optique n’équivaut toutefois pas à un diagnostic de sclérose en plaques. [1] [2] Les autres causes inflammatoires importantes comprennent la neuromyélite optique et la maladie associée aux anticorps anti-MOG, qui sont distinctes de la sclérose en plaques. [2]
Certaines infections, notamment la syphilis, la tuberculose, le VIH, la méningite, la sinusite ou des encéphalites virales, peuvent aussi être en cause. [1] [2] Le lupus et certains traitements agissant sur le système immunitaire figurent également parmi les causes possibles. [1] [2] Des substances comme le méthanol, le plomb, l’éthambutol ou la quinine provoquent plutôt des neuropathies optiques toxiques qu’une véritable névrite optique. [2] Cette distinction est importante, car des symptômes visuels proches peuvent relever de mécanismes et de traitements différents. [2] [3]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le diagnostic repose d’abord sur l’histoire des symptômes et sur des examens ophtalmologique et neurologique. [1] [2] L’évaluation de la vision peut mesurer l’acuité visuelle, le champ visuel, la perception des couleurs et la réaction des pupilles à la lumière. [2] [3] L’examen du fond de l’œil peut montrer un gonflement du disque optique, mais il peut aussi être normal lorsque l’inflammation se situe derrière l’œil. [1] [2]
Une IRM du cerveau et des orbites est généralement réalisée pour visualiser l’atteinte du nerf optique et rechercher des signes orientant vers une maladie démyélinisante. [1] [2] L’IRM aide notamment à rechercher des éléments compatibles avec une sclérose en plaques, une neuromyélite optique ou une maladie associée aux anticorps anti-MOG. [2] Une imagerie de la moelle épinière peut être indiquée lorsque des symptômes neurologiques évoquent également une atteinte médullaire. [1] [2] Selon la présentation clinique, la recherche d’anticorps associés à la neuromyélite optique ou à la maladie anti-MOG peut contribuer à identifier la cause. [2]
Quels sont les principes du traitement ?
Le traitement dépend de la cause, de la sévérité de la baisse visuelle et du contexte neurologique. [2] Des corticoïdes à forte dose sont généralement utilisés, en particulier lorsque l’atteinte est sévère. [2] Dans les formes idiopathiques ou associées à la sclérose en plaques, ils peuvent accélérer la récupération sans améliorer nécessairement le résultat visuel final par rapport à une simple surveillance. [2] Les bénéfices attendus ne sont pas identiques dans toutes les causes, car un traitement précoce peut avoir davantage d’importance dans certaines formes atypiques, notamment la neuromyélite optique ou la maladie anti-MOG. [2]
Une prednisone orale à faible dose utilisée seule n’améliore pas le pronostic visuel et peut augmenter la fréquence des récidives. [2] Des échanges plasmatiques peuvent être employés lors des poussées de neuromyélite optique ou dans certaines névrites optiques sévères qui ne s’améliorent pas après des corticoïdes à forte dose. [2] Une infection identifiée ou une maladie inflammatoire sous-jacente nécessite aussi un traitement adapté à cette cause. [1] [2] Certains traitements modificateurs de la sclérose en plaques peuvent être inefficaces ou aggraver le pronostic en cas de neuromyélite optique ou de maladie anti-MOG, ce qui rend indispensable la distinction entre ces maladies. [2] En cas de déficit visuel persistant, des aides comme les loupes, les textes en gros caractères ou les montres parlantes peuvent faciliter les activités quotidiennes. [1] [2]
Quelle est l’évolution et pourquoi un suivi est-il nécessaire ?
La plupart des épisodes typiques s’améliorent spontanément, avec une récupération visuelle importante en deux à trois mois. [1] [2] La récupération n’est cependant pas toujours complète. [1] [2] Le pronostic et le risque de récidive dépendent principalement de la cause sous-jacente. [2] Les récidives sont plus fréquentes en cas de neuromyélite optique ou de maladie anti-MOG, et la récupération peut être moins bonne, particulièrement dans la neuromyélite optique. [2]
Le suivi sert à contrôler la récupération visuelle, à repérer d’éventuels nouveaux épisodes et à préciser la maladie responsable lorsqu’elle n’était pas connue au départ. [1] [2] [3] L’IRM participe à l’évaluation du risque ultérieur de maladie démyélinisante, en particulier de sclérose en plaques. [2] La prévention des récidives repose, lorsqu’une maladie associée est identifiée, sur son traitement spécifique plutôt que sur une mesure unique applicable à toutes les névrites optiques. [2] Les sources disponibles ne permettent pas de proposer un calendrier universel de surveillance, car la fréquence et le contenu du suivi doivent être adaptés à la cause et au risque individuel. [2] [3]
Sources et références
[1] Névrite optique - Troubles oculaires - Manuels MSD pour le grand public
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
[2] Névrite optique - Ophtalmologie - Édition professionnelle du Manuel MSD
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
[3] Optic Neuritis - StatPearls - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation
- Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
- Peut être remboursée selon conditions *
* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.
Téléconsultation : préparer votre rendez-vous
Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.
Avant le rendez-vous
- Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
- Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
- Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.
Organiser la suite
Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.
En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.
Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.