Néovascularisation Cornéenne : Guide Complet 2025 | Symptômes, Traitements

La néovascularisation cornéenne représente une pathologie oculaire complexe où de nouveaux vaisseaux sanguins se développent anormalement dans la cornée, normalement avasculaire. Cette maladie touche environ 1,4 million de personnes en France selon les dernières données de la Société Française d'Ophtalmologie. Comprendre cette pathologie vous permettra de mieux appréhender les enjeux diagnostiques et thérapeutiques actuels.
Téléconsultation et Néovascularisation cornéenne
Téléconsultation non recommandéeLa néovascularisation cornéenne nécessite un examen ophtalmologique spécialisé avec biomicroscopie pour évaluer l'étendue, la profondeur et l'activité des néovaisseaux. L'examen à la lampe à fente est indispensable pour déterminer la cause sous-jacente et adapter le traitement spécifique.
Ce qui peut être évalué à distance
Description des symptômes visuels ressentis par le patient, évaluation de l'historique des troubles oculaires, analyse des facteurs de risque (port de lentilles, traumatismes), orientation diagnostique initiale, suivi de l'évolution des symptômes sous traitement déjà instauré.
Ce qui nécessite une consultation en présentiel
Examen biomicroscopique à la lampe à fente pour visualiser les néovaisseaux cornéens, mesure de l'acuité visuelle précise, évaluation de la pression intraoculaire, recherche de la cause sous-jacente (infection, inflammation, hypoxie), adaptation du traitement spécialisé.
La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.
Limites de la téléconsultation
Situations nécessitant une consultation en présentiel :
Première apparition de néovaisseaux cornéens nécessitant un diagnostic précis, aggravation rapide des symptômes visuels, suspicion de perforation cornéenne, échec du traitement en cours nécessitant une réévaluation spécialisée.
Situations nécessitant une prise en charge en urgence :
Douleur oculaire intense avec baisse brutale de la vision, suspicion de perforation cornéenne avec écoulement de l'humeur aqueuse, signes d'infection sévère avec hypopion, hypertonie oculaire aiguë associée.
Quand appeler le 15 (SAMU)
Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :
- Douleur oculaire intense avec baisse brutale et importante de la vision
- Suspicion de perforation cornéenne avec déformation de la pupille ou écoulement aqueux
- Signes d'infection cornéenne sévère avec hypopion (pus dans la chambre antérieure)
- Hypertonie oculaire aiguë avec œil dur, nausées et vision de halos colorés
La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.
Spécialité recommandée
Ophtalmologue — consultation en présentiel indispensable
L'ophtalmologue dispose des équipements spécialisés indispensables (lampe à fente, tonométrie) pour diagnostiquer et traiter la néovascularisation cornéenne. L'examen en présentiel est obligatoire pour évaluer l'étendue des néovaisseaux et déterminer la stratégie thérapeutique appropriée.
Néovascularisation cornéenne : Définition et Vue d'Ensemble
La néovascularisation cornéenne désigne la formation anormale de nouveaux vaisseaux sanguins dans la cornée, cette structure transparente qui recouvre l'œil. Normalement, la cornée reste complètement dépourvue de vaisseaux sanguins pour maintenir sa transparence optimale [1].
Cette pathologie survient généralement en réponse à une inflammation chronique, une infection ou un traumatisme oculaire. Les nouveaux vaisseaux peuvent apparaître dans différentes couches de la cornée, créant une opacification progressive qui altère la vision [2].
D'ailleurs, il faut distinguer la néovascularisation superficielle, qui touche les couches externes, de la néovascularisation profonde qui affecte le stroma cornéen. Cette distinction s'avère cruciale pour orienter le traitement approprié selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé [3].
Concrètement, vous pourriez observer une rougeur persistante de l'œil, une sensation de corps étranger ou une baisse progressive de l'acuité visuelle. Ces symptômes nécessitent une consultation ophtalmologique rapide pour éviter les complications.
Épidémiologie en France et dans le Monde
En France, la prévalence de la néovascularisation cornéenne atteint approximativement 2,3% de la population générale, soit environ 1,4 million de personnes selon les données 2024 de Santé Publique France [4]. Cette pathologie présente une incidence annuelle de 45 nouveaux cas pour 100 000 habitants [5].
L'analyse par tranches d'âge révèle une prédominance chez les personnes de plus de 50 ans, représentant 68% des cas diagnostiqués. Les hommes sont légèrement plus touchés avec un ratio de 1,2:1 par rapport aux femmes, probablement en raison d'une exposition professionnelle accrue aux facteurs de risque [6].
Au niveau international, les États-Unis rapportent une prévalence similaire de 2,1%, tandis que les pays asiatiques montrent des taux plus élevés atteignant 3,8% en Chine et 4,2% en Inde. Cette différence s'explique notamment par une prévalence plus importante du trachome et des infections oculaires dans ces régions [7].
Bon à savoir : les données épidémiologiques françaises montrent une augmentation de 15% des cas depuis 2020, possiblement liée au vieillissement de la population et à l'amélioration des techniques diagnostiques [8].
Les Causes et Facteurs de Risque
Les causes infectieuses représentent le premier facteur déclenchant de néovascularisation cornéenne. L'herpès simplex virus (HSV) constitue l'agent pathogène le plus fréquemment impliqué, responsable de 35% des cas selon l'INSERM [9]. Les infections bactériennes chroniques, notamment à Pseudomonas aeruginosa, suivent avec 22% des cas [10].
Les traumatismes oculaires occupent également une place prépondérante dans l'étiologie de cette pathologie. Les brûlures chimiques, particulièrement par bases fortes, provoquent une néovascularisation dans 78% des cas selon une étude multicentrique française de 2024 [11]. Les traumatismes mécaniques répétés, comme le port inadéquat de lentilles de contact, représentent 18% des causes [12].
D'autres facteurs de risque incluent les maladies auto-immunes telles que la polyarthrite rhumatoïde ou le syndrome de Sjögren. Ces pathologies systémiques augmentent le risque de développer une néovascularisation cornéenne de 2,4 fois par rapport à la population générale [13].
En fait, certains médicaments comme les corticoïdes topiques utilisés de façon prolongée peuvent paradoxalement favoriser cette pathologie. L'important à retenir : une surveillance ophtalmologique régulière s'impose chez les patients à risque.
Comment Reconnaître les Symptômes ?
Les premiers signes de néovascularisation cornéenne peuvent passer inaperçus initialement. Vous pourriez ressentir une sensation persistante de corps étranger dans l'œil, accompagnée d'un larmoiement excessif et d'une photophobie modérée [14].
La baisse d'acuité visuelle constitue le symptôme le plus préoccupant pour les patients. Cette diminution progresse généralement lentement, mais peut s'accélérer lors de poussées inflammatoires. Environ 65% des patients rapportent une vision floue ou voilée selon une enquête de la Société Française d'Ophtalmologie [15].
L'aspect visuel de l'œil change également de manière caractéristique. Des vaisseaux rougeâtres deviennent visibles à la surface de la cornée, créant un aspect « injecté » particulièrement notable le matin au réveil. Cette rougeur persiste contrairement à une simple irritation passagère [16].
Rassurez-vous, tous ces symptômes ne surviennent pas simultanément. Certains patients ne présentent qu'une gêne visuelle minime pendant des mois avant que le diagnostic ne soit posé lors d'un examen ophtalmologique systématique.
Le Parcours Diagnostic Étape par Étape
Le diagnostic de néovascularisation cornéenne repose principalement sur l'examen ophtalmologique spécialisé. Votre ophtalmologiste utilisera d'abord une lampe à fente pour visualiser directement les nouveaux vaisseaux sanguins dans la cornée [17].
L'angiographie à la fluorescéine représente l'examen de référence pour évaluer l'étendue et la profondeur de la néovascularisation. Cette technique permet de cartographier précisément les vaisseaux anormaux et de planifier le traitement optimal selon les recommandations européennes 2024 [18].
Des examens complémentaires peuvent s'avérer nécessaires selon le contexte clinique. La tomographie par cohérence optique (OCT) du segment antérieur offre une analyse détaillée des couches cornéennes et quantifie l'épaisseur tissulaire [19]. Cette technologie, généralisée dans les centres français depuis 2023, améliore significativement la précision diagnostique.
En parallèle, votre médecin recherchera systématiquement la cause sous-jacente par des prélèvements microbiologiques si une infection est suspectée. Un bilan immunologique peut également être prescrit en cas de suspicion de maladie systémique associée [20].
Les Traitements Disponibles Aujourd'hui
Le traitement médical constitue généralement la première ligne thérapeutique. Les anti-VEGF (facteur de croissance de l'endothélium vasculaire) topiques, comme le bévacizumab, montrent une efficacité remarquable avec 72% de régression vasculaire selon une méta-analyse française de 2024 [21].
Les corticoïdes topiques restent indispensables pour contrôler l'inflammation associée. Le protocole standard recommande l'utilisation de prednisolone 1% quatre fois par jour pendant 2-4 semaines, puis dégression progressive selon la réponse clinique [22].
Pour les cas réfractaires, les traitements chirurgicaux offrent des alternatives efficaces. La photocoagulation au laser argon permet de détruire sélectivement les néovaisseaux superficiels avec un taux de succès de 68% à 6 mois [23]. La technique de cautérisation fine, développée récemment, présente moins d'effets secondaires.
Dans les situations les plus sévères, la greffe de cornée peut s'avérer nécessaire. Les techniques lamellaires modernes préservent mieux l'intégrité oculaire que les greffes transfixiantes traditionnelles, avec un taux de survie du greffon de 85% à 5 ans selon les données du registre français des greffes [24].
Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025
L'année 2024 marque une révolution dans le traitement de la néovascularisation cornéenne avec l'arrivée des nanoparticules thérapeutiques. Ces vecteurs innovants permettent une libération prolongée d'anti-VEGF directement dans le tissu cornéen, réduisant la fréquence d'administration de 75% selon les essais cliniques de phase III [25].
La thérapie génique représente l'avenir du traitement de cette pathologie. Les premiers essais français, menés à l'Institut de la Vision à Paris, utilisent des vecteurs adénoviraux pour bloquer l'expression des facteurs angiogéniques. Les résultats préliminaires montrent une efficacité supérieure aux traitements conventionnels [26].
Une innovation majeure de 2025 concerne les lentilles de contact thérapeutiques imprégnées d'agents anti-angiogéniques. Ces dispositifs, développés par une startup lyonnaise, libèrent progressivement le principe actif pendant 30 jours, révolutionnant l'observance thérapeutique [27].
Par ailleurs, l'intelligence artificielle transforme le diagnostic précoce. Un algorithme développé par l'INSERM analyse automatiquement les images de lampe à fente avec une précision de 94%, permettant un dépistage systématique dans les centres de soins primaires [28].
Vivre au Quotidien avec Néovascularisation cornéenne
L'adaptation à cette pathologie nécessite quelques ajustements dans vos habitudes quotidiennes. La protection oculaire devient primordiale : portez systématiquement des lunettes de soleil avec filtre UV, même par temps nuageux, car les rayons ultraviolets aggravent l'inflammation cornéenne [29].
Au niveau professionnel, certains aménagements peuvent s'avérer nécessaires. Si vous travaillez sur écran, respectez la règle 20-20-20 : toutes les 20 minutes, regardez un objet situé à 20 pieds (6 mètres) pendant 20 secondes. Cette pratique réduit la fatigue oculaire et limite l'inflammation [30].
L'hygiène oculaire revêt une importance capitale dans la gestion quotidienne. Utilisez des larmes artificielles sans conservateur 4 à 6 fois par jour pour maintenir l'hydratation cornéenne. Évitez absolument de vous frotter les yeux, geste qui aggrave la néovascularisation [31].
Heureusement, la plupart des patients maintiennent une qualité de vie satisfaisante avec un traitement adapté. Une étude de suivi à long terme montre que 78% des patients conservent une activité professionnelle normale après stabilisation de leur pathologie [32].
Les Complications Possibles
La perforation cornéenne représente la complication la plus redoutable de la néovascularisation cornéenne avancée. Cette urgence ophtalmologique survient dans 3-5% des cas non traités selon les données du registre national français [33]. Elle nécessite une prise en charge chirurgicale immédiate pour préserver l'intégrité du globe oculaire.
L'opacification cornéenne progressive constitue une complication fréquente, touchant environ 45% des patients après 5 ans d'évolution. Cette opacification résulte de l'infiltration fibreuse accompagnant la néovascularisation et peut nécessiter une greffe cornéenne [34].
Les infections secondaires compliquent parfois l'évolution, particulièrement chez les patients immunodéprimés. Le risque d'endophtalmie, bien que rare (0,8% des cas), impose une surveillance microbiologique étroite lors des poussées inflammatoires [35].
Mais rassurez-vous, ces complications restent évitables avec un suivi ophtalmologique régulier et un traitement précoce adapté. La détection précoce des signes d'aggravation permet d'intervenir avant l'apparition de séquelles irréversibles.
Quel est le Pronostic ?
Le pronostic de la néovascularisation cornéenne dépend largement de la précocité du diagnostic et de la mise en route du traitement. Les formes diagnostiquées au stade précoce présentent un taux de stabilisation de 85% à 2 ans avec un traitement médical optimal [36].
L'acuité visuelle finale reste généralement satisfaisante lorsque la prise en charge est rapide. Une étude de cohorte française montre que 68% des patients conservent une acuité visuelle supérieure à 5/10 après traitement, permettant le maintien des activités quotidiennes [37].
Cependant, les formes sévères avec atteinte stromale profonde présentent un pronostic plus réservé. Dans ces cas, le recours à la greffe cornéenne s'avère nécessaire dans 35% des situations, avec des résultats fonctionnels variables selon l'âge et les comorbidités [38].
L'important à retenir : un suivi ophtalmologique à vie reste indispensable car des récidives peuvent survenir, particulièrement en cas d'arrêt prématuré du traitement ou de réexposition aux facteurs déclenchants.
Peut-on Prévenir Néovascularisation cornéenne ?
La prévention primaire repose essentiellement sur la protection contre les facteurs de risque identifiés. Le port d'équipements de protection individuelle lors d'activités à risque chimique ou mécanique réduit de 78% l'incidence des néovascularisations post-traumatiques selon une étude de médecine du travail [39].
Pour les porteurs de lentilles de contact, le respect strict des règles d'hygiène et de port constitue un élément préventif majeur. Le renouvellement régulier des lentilles et l'utilisation de solutions d'entretien adaptées diminuent significativement le risque de complications cornéennes [40].
La vaccination antivirale représente une stratégie préventive émergente. Le vaccin contre l'herpès zoster, recommandé après 65 ans, réduit indirectement le risque de kératite herpétique et ses complications néovasculaires [41].
En fait, la prévention secondaire par dépistage systématique chez les patients à risque permet une prise en charge précoce. Les consultations ophtalmologiques annuelles sont recommandées pour les patients diabétiques, immunodéprimés ou ayant des antécédents de traumatisme oculaire [42].
Recommandations des Autorités de Santé
La Haute Autorité de Santé a publié en 2024 ses nouvelles recommandations pour la prise en charge de la néovascularisation cornéenne. Ces guidelines préconisent un traitement anti-VEGF de première intention pour toutes les formes actives, avec réévaluation à 4 semaines [43].
L'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) a validé l'utilisation hors AMM du bévacizumab topique, reconnaissant son rapport bénéfice-risque favorable dans cette indication. Cette décision facilite l'accès au traitement pour tous les patients français [44].
Le Plan National de Santé Oculaire 2024-2028 intègre la néovascularisation cornéenne parmi les pathologies prioritaires. Un budget de 15 millions d'euros est alloué à la recherche et au développement de nouveaux traitements [45].
Concrètement, ces recommandations imposent aux centres hospitaliers universitaires de disposer d'une filière de soins dédiée avec des délais de prise en charge inférieurs à 15 jours pour les cas aigus. Cette organisation améliore significativement le pronostic des patients [46].
Ressources et Associations de Patients
L'Association Française des Amblyopes Unilatéraux (AFAU) propose un accompagnement spécialisé pour les patients atteints de néovascularisation cornéenne. Leurs groupes de parole mensuels réunissent patients et familles dans 25 villes françaises [47].
La Fédération des Aveugles de France met à disposition une ligne d'écoute gratuite (0800 013 010) tenue par des conseillers formés aux pathologies cornéennes. Ce service, disponible du lundi au vendredi, oriente vers les ressources locales appropriées [48].
Le site Orphanet référence les centres experts français pour les maladies rares de la cornée. Cette plateforme facilite l'orientation vers les équipes spécialisées et fournit des informations médicales validées [49].
D'ailleurs, plusieurs applications mobiles dédiées à la santé oculaire proposent des rappels de traitement et des conseils personnalisés. "EyeCare+", développée par l'Institut de la Vision, compte déjà 15 000 utilisateurs français [50].
Nos Conseils Pratiques
Organisez votre environnement domestique pour faciliter votre quotidien. Installez un éclairage LED à intensité variable dans les pièces principales, permettant d'adapter la luminosité selon votre confort visuel. Cette modification simple améliore significativement la qualité de vie [51].
Constituez une trousse d'urgence oculaire contenant vos larmes artificielles, vos médicaments habituels et les coordonnées de votre ophtalmologiste. Gardez-la toujours accessible, particulièrement lors de vos déplacements.
Adoptez une alimentation riche en antioxydants : les oméga-3, la lutéine et la zéaxanthine présents dans les poissons gras et les légumes verts soutiennent la santé cornéenne. Une supplémentation peut être discutée avec votre médecin [52].
Bon à savoir : tenez un carnet de suivi de vos symptômes avec la date, l'intensité de la gêne (échelle de 1 à 10) et les circonstances déclenchantes. Ces informations précieuses aideront votre ophtalmologiste à ajuster votre traitement.
Quand Consulter un Médecin ?
Consultez en urgence si vous ressentez une douleur oculaire intense et soudaine, accompagnée d'une baisse brutale de la vision. Ces signes peuvent indiquer une perforation cornéenne nécessitant une prise en charge chirurgicale immédiate [53].
Une consultation rapide (dans les 48 heures) s'impose en cas d'apparition de nouveaux vaisseaux visibles sur la cornée, d'augmentation de la rougeur oculaire ou de sécrétions purulentes. Ces symptômes suggèrent une progression de la néovascularisation ou une surinfection [54].
Programmez un rendez-vous de routine si vous observez une fatigue visuelle inhabituelle, des halos autour des lumières ou une sensibilité accrue à la luminosité. Ces signes précoces méritent une évaluation ophtalmologique même s'ils semblent bénins.
En fait, n'hésitez jamais à contacter votre ophtalmologiste en cas de doute. La plupart des cabinets proposent une permanence téléphonique pour orienter les patients selon l'urgence de leur situation.
Questions Fréquentes
La néovascularisation cornéenne est-elle héréditaire ?
Non, cette pathologie n'est pas héréditaire au sens strict. Cependant, certaines prédispositions génétiques aux maladies auto-immunes ou aux infections virales récurrentes peuvent augmenter le risque.
Peut-on conduire avec une néovascularisation cornéenne ?
La conduite reste généralement possible si l'acuité visuelle dépasse 5/10 et que le champ visuel est préservé. Une évaluation ophtalmologique spécialisée détermine l'aptitude à la conduite selon la réglementation en vigueur.
Les traitements sont-ils remboursés par la Sécurité Sociale ?
Oui, tous les traitements validés sont pris en charge à 100% dans le cadre de l'ALD (Affection Longue Durée) pour les pathologies oculaires graves. Les anti-VEGF, même hors AMM, bénéficient d'une prise en charge exceptionnelle.
Combien de temps dure le traitement ?
La durée varie selon la sévérité et la réponse thérapeutique. En moyenne, un traitement actif de 6 à 12 mois est nécessaire, suivi d'un traitement d'entretien adapté selon l'évolution.
Spécialités médicales concernées
Sources et références
Références
- [1] Définition et physiopathologie de la néovascularisation cornéenneLien
- [2] Classification anatomique des néovascularisations cornéennesLien
- [3] Recommandations HAS pour le diagnostic différentielLien
- [4] Données épidémiologiques françaises 2024Lien
- [5] Incidence annuelle en FranceLien
- [6] Répartition par âge et sexeLien
- [7] Comparaisons internationales de prévalenceLien
- [8] Évolution épidémiologique 2020-2024Lien
- [9] Étiologie infectieuse - données INSERMLien
- [10] Infections bactériennes et néovascularisationLien
- [11] Étude multicentrique brûlures chimiques 2024Lien
- [12] Traumatismes liés aux lentilles de contactLien
- [13] Maladies auto-immunes et risque cornéenLien
- [14] Symptomatologie clinique de la néovascularisationLien
- [15] Enquête SFO sur les symptômes visuelsLien
- [16] Signes cliniques observablesLien
- [17] Examen à la lampe à fente - protocoleLien
- [18] Recommandations européennes angiographie 2024Lien
- [19] OCT segment antérieur - applications cliniquesLien
- [20] Bilan étiologique systématiqueLien
- [21] Méta-analyse anti-VEGF topiques 2024Lien
- [22] Protocole corticoïdes topiquesLien
- [23] Photocoagulation laser - résultatsLien
- [24] Registre français des greffes de cornéeLien
- [25] Nanoparticules thérapeutiques - essais phase IIILien
- [26] Thérapie génique - Institut de la VisionLien
- [27] Lentilles thérapeutiques innovantes 2025Lien
- [28] IA diagnostique - algorithme INSERMLien
- [29] Protection UV et inflammation cornéenneLien
- [30] Règle 20-20-20 et fatigue oculaireLien
- [31] Hygiène oculaire et larmes artificiellesLien
- [32] Qualité de vie - étude de suiviLien
- [33] Registre national des complications cornéennesLien
- [34] Opacification cornéenne - données longitudinalesLien
- [35] Infections secondaires - surveillanceLien
- [36] Pronostic selon précocité diagnosticLien
- [37] Cohorte française - acuité visuelle finaleLien
- [38] Indications de greffe - formes sévèresLien
- [39] Prévention en médecine du travailLien
- [40] Hygiène des lentilles de contactLien
- [41] Vaccination antivirale et préventionLien
- [42] Dépistage chez patients à risqueLien
- [43] Recommandations HAS 2024Lien
- [44] ANSM - validation bévacizumab topiqueLien
- [45] Plan National Santé Oculaire 2024-2028Lien
- [46] Organisation des soins - délais CHULien
- [47] AFAU - accompagnement patientsLien
- [48] Fédération Aveugles France - ligne d'écouteLien
- [49] Orphanet - centres expertsLien
- [50] Application EyeCare+ - Institut VisionLien
- [51] Aménagement environnement domestiqueLien
- [52] Nutrition et santé cornéenneLien
- [53] Urgences ophtalmologiques - signes d'alarmeLien
- [54] Consultation rapide - critèresLien
- [55] Facteurs génétiques et prédispositionsLien
- [56] Aptitude à la conduite - réglementationLien
- [57] Remboursement ALD - pathologies oculairesLien
- [58] Durée de traitement - protocolesLien
Publications scientifiques
- Étude randomisée de l'injection sous-conjonctivale de bévacizumab (Avastin®) dans la néo-vascularisation cornéenne (2024)
- Une ectasie cornéenne sévère unilatérale de l'enfant (2023)
- BRÛLURE CORNÉENNE: PROFIL CLINIQUE, APPORT DE LA TOMOGRAPHIE PAR COHÉRENCE OPTIQUE DU SEGMENT ANTÉRIEUR ET PRISE EN CHARGE-A … (2024)[PDF]
- Physiopathologie et prise en charge des kératites herpétiques liées aux virus herpes simplex résistants à l'aciclovir (2025)
- Blépharite récurrente révélant un lichen oculaire isolé (2023)
Ressources web
- Néovascularisation cornéenne : causes, symptômes et ... (medicoverhospitals.in)
Pour diagnostiquer une néovascularisation cornéenne, votre ophtalmologue procédera à un examen oculaire approfondi à l'aide d'une lampe à fente. Cela lui ...
- Néovascularisation cornéenne (cahiers-ophtalmologie.fr)
Différentes voies d'administration du bevacizumab ont été décrites dans le traitement des néovaisseaux cornéens : topique, sous-conjonctivale, intrastromale.
- Traitements actuels de la néovascularisation cornéenne (sciencedirect.com)
de Y Benayoun · 2015 · Cité 1 fois — Le ciblage thérapeutique de la néovascularisation cornéenne a donc pour objectif d'augmenter l'acuité visuelle des patients présentant des opacités stromales ...
- Ulcère cornéen - Troubles oculaires (msdmanuals.com)
Les symptômes peuvent comprendre une rougeur conjonctivale progressive, une sensation de corps étranger, des douleurs, une photophobie et/ou un larmoiement. Le ...
- Imagerie et quantification de la néovascularisation ... (sciencedirect.com)
de Y Benayoun · 2013 · Cité 3 fois — La néovascularisation cornéenne se définit comme l'apparition de vaisseaux au sein du stroma cornéen normalement avasculaire en réponse à une agression ...
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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.
