Myome utérin : symptômes, diagnostic, évolution et traitements

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Un myome utérin, aussi appelé fibrome ou léiomyome, est une tumeur bénigne constituée de cellules musculaires lisses de l’utérus. [2] De nombreux myomes sont petits ou ne provoquent aucun symptôme. [1] [2] Lorsqu’ils deviennent symptomatiques, ils peuvent notamment entraîner des règles abondantes, des douleurs ou une sensation de pression dans le bassin, ainsi que des troubles urinaires ou intestinaux. [1] [2] La prise en charge dépend des symptômes, du projet de grossesse et des préférences de la patiente. [2]
Où un myome peut-il se développer dans l’utérus ?
Le myome prend généralement naissance dans le myomètre, qui est la couche musculaire de l’utérus. [2] Un myome intramural se trouve dans cette paroi musculaire, tandis qu’un myome sous-muqueux est au contact de la muqueuse interne ou fait saillie dans la cavité utérine. [2] Un myome sous-séreux se développe vers la surface externe de l’utérus. [2] Certains myomes sont reliés à l’utérus par un pédicule, alors que d’autres possèdent une base d’implantation plus large. [2] La taille et la localisation du myome influencent les symptômes qu’il peut provoquer. [1] [2]
Quels sont les symptômes d’un myome utérin ?
Selon l’Assurance Maladie, 20 à 50 % des femmes ayant un fibrome utérin ne présentent aucun symptôme particulier. [1] Le myome peut alors être découvert lors d’un examen gynécologique, d’une échographie réalisée pour une autre raison, d’un bilan d’anémie ou d’une recherche de cause d’infertilité. [1]
Les manifestations les plus fréquentes comprennent des règles abondantes qui peuvent durer plus longtemps et s’accompagner de caillots. [1] Des saignements peuvent également survenir entre les règles. [1] [2] Des saignements répétés ou importants peuvent provoquer une anémie par manque de fer. [1] [2] Le myome peut aussi occasionner des ballonnements, une sensation de poids, une douleur pelvienne ou la perception d’une masse dans le bas du ventre. [1]
La compression de la vessie peut entraîner des envies fréquentes d’uriner, une impériosité urinaire ou parfois une rétention d’urine. [1] [2] La compression du rectum ou de l’intestin peut favoriser une constipation. [1] [2] Des douleurs pendant les rapports sexuels sont également possibles. [1] Plus rarement, la torsion d’un myome pédiculé ou l’interruption de son irrigation sanguine peut provoquer une douleur pelvienne brutale et intense. [1] [2]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Les symptômes ne suffisent pas à déterminer à eux seuls la présence d’un myome. [2] Au cours de l’examen gynécologique, le médecin évalue notamment le volume, la forme et la consistance de l’utérus. [1] Un utérus augmenté de volume, irrégulier et mobile peut rendre le diagnostic probable, mais une imagerie est utilisée pour confirmer la présence de fibromes ou rechercher une autre affection gynécologique. [2]
L’échographie abdominopelvienne peut être effectuée à travers la paroi abdominale ou à l’aide d’une sonde introduite dans le vagin. [1] Elle permet de confirmer le diagnostic et de préciser le nombre, la taille et la localisation des myomes. [1] Une hystéroscopie peut être proposée pour observer directement la cavité utérine, notamment lorsqu’un myome sous-muqueux est suspecté. [1] [2] Une IRM peut être nécessaire dans certaines situations, par exemple pour mieux caractériser une masse ou préparer une myomectomie. [1] [2]
Comment un myome évolue-t-il ?
L’évolution d’un myome est imprévisible et des périodes sans symptômes peuvent alterner avec des périodes symptomatiques. [1] Les myomes répondent aux œstrogènes et ont tendance à augmenter de taille pendant la période fertile. [2] Après la ménopause, ils régressent généralement en l’absence de traitement hormonal de la ménopause. [1]
Les complications possibles comprennent l’anémie liée aux saignements et les troubles dus à la compression des organes voisins. [1] Un myome peut également être associé à une infertilité, en particulier lorsqu’il est sous-muqueux. [1] [2]
Myome, fertilité et grossesse
Selon sa localisation, un myome peut gêner la nidation de l’œuf fécondé et contribuer à une infertilité. [1] La présence d’un myome sous-muqueux en début de grossesse augmente le risque de fausse couche spontanée. [1] Pendant la grossesse, le myome peut augmenter de volume sous l’influence hormonale et présenter plus fréquemment une interruption de son irrigation sanguine. [1] Les myomes peuvent aussi être associés à un accouchement prématuré et à un risque accru d’hémorragie après l’accouchement. [1] [2] L’accouchement par voie basse reste généralement possible, mais une surveillance de la grossesse est nécessaire. [1]
Quels sont les principes du traitement ?
Un myome sans symptôme ne nécessite généralement pas de traitement, mais il peut faire l’objet d’une réévaluation périodique. [2] En présence de symptômes, le choix entre surveillance, médicaments, traitement interventionnel et chirurgie doit être individualisé. [2] Les traitements médicamenteux hormonaux ou non hormonaux peuvent être utilisés en première intention pour diminuer les saignements. [2] Ces médicaments ne réduisent pas nécessairement la taille des myomes et ne traitent donc pas toujours la douleur ou la pression liées à leur volume. [2]
Une intervention peut être envisagée en cas de saignements persistants malgré les médicaments, de douleur ou de pression importante, de compression d’un organe ou de problème de fertilité attribué à certains myomes. [2] La myomectomie retire les myomes tout en conservant l’utérus et peut être proposée lorsqu’une grossesse future ou la conservation de l’utérus est souhaitée. [2] De nouveaux myomes peuvent toutefois apparaître après une myomectomie. [2] L’hystérectomie, qui retire l’utérus, constitue un traitement définitif et concerne les patientes qui ne souhaitent pas de grossesse ultérieure. [2]
L’embolisation des artères utérines consiste à obstruer l’apport sanguin des myomes sous guidage radiologique tout en préservant le tissu utérin normal. [2] Cette intervention permet habituellement une récupération plus rapide qu’une myomectomie ou une hystérectomie, mais elle est associée à davantage de complications et de consultations secondaires. [2] Lorsqu’une grossesse future est envisagée, les risques obstétricaux possibles après une embolisation doivent être discutés avant de choisir cette option. [2]
Quand consulter ?
Consultez un médecin en cas de règles anormalement abondantes, de saignements entre les règles, de douleur ou de poids pelvien, de masse dans le bas du ventre, de troubles urinaires ou de constipation inexpliquée. [1] Une douleur pelvienne brutale et intense peut être liée à une complication d’un myome et justifie également une consultation médicale. [1] Tout saignement survenant après la ménopause doit être évalué afin de rechercher notamment un cancer de l’utérus, même si des myomes sont déjà connus. [2]
Sources et références
[1] Fibromes utérins : symptômes, diagnostic, évolution | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] Fibromes utérins - Gynécologie et obstétrique - Édition professionnelle du Manuel MSD
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-11
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