Aller au contenu principal

Myélite : comprendre la forme transverse aiguë

Trouver un professionnel

IRM de la moelle épinière par ville

Les documents disponibles décrivent principalement la myélite transverse aiguë, une inflammation acquise de la moelle épinière qui perturbe la transmission des messages nerveux. [1] [3] Cette inflammation touche un ou plusieurs niveaux de la moelle, le plus souvent dans la région thoracique. [1] [2] [3] Malgré le terme « transverse », l'atteinte peut être partielle ou asymétrique et ne se présente donc pas exactement de la même manière chez toutes les personnes. [3] Les signes peuvent évoluer rapidement et entraîner des troubles moteurs, sensitifs ainsi que des difficultés urinaires ou intestinales. [1] [2] [3]

Quels symptômes peut provoquer une myélite transverse aiguë ?

Le début associe souvent une douleur soudaine du dos et une sensation de resserrement en bande autour du thorax ou de l'abdomen. [1] [2] Une douleur du cou ou de la tête peut également être présente. [1] [2] En quelques heures à quelques jours peuvent apparaître des picotements, un engourdissement et une faiblesse musculaire, souvent d'abord dans les pieds et les jambes. [1] [2] La faiblesse peut progresser vers une paralysie, dont l'étendue dépend notamment du niveau de la moelle atteint. [1] [2] [3] Une lésion cervicale haute peut toucher les quatre membres et, lorsqu'elle affecte les voies commandant le diaphragme, provoquer une défaillance respiratoire. [3]

Les troubles urinaires comprennent une difficulté ou une incapacité à uriner, une rétention d'urine, une envie pressante ou une perte de contrôle de la vessie. [1] [2] [3] Une constipation, une incontinence fécale ou des troubles sexuels peuvent aussi accompagner l'atteinte neurologique. [2] [3] La gravité du handicap dépend de la localisation et de l'intensité de l'inflammation dans la moelle épinière. [1]

Quelles sont les causes et les maladies associées ?

La cause reste parfois inconnue, mais certains cas semblent liés à une réaction immunitaire qui endommage les tissus de la moelle épinière. [1] [2] [3] Une myélite transverse peut survenir dans le cadre d'une sclérose en plaques, d'un trouble du spectre de la neuromyélite optique ou d'une maladie associée aux anticorps anti-MOG. [1] [2] [3] Elle peut également être associée à certaines infections, à des maladies inflammatoires ou auto-immunes telles que le lupus et les vascularites, ainsi qu'à certains médicaments ou drogues. [1] [2] [3] Identifier la cause est important, car une infection, une maladie auto-immune ou une autre affection associée peut nécessiter une prise en charge propre. [1] [2] [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Les symptômes ne suffisent pas à confirmer une myélite, car une compression de la moelle, un trouble de sa circulation sanguine ou un syndrome de Guillain-Barré peuvent produire un tableau voisin. [1] [2] [3] L'IRM de la moelle épinière recherche des signes d'inflammation et sert d'abord à écarter une cause compressive susceptible de nécessiter un traitement différent. [1] [2] [3] Une IRM cérébrale peut compléter le bilan afin de rechercher des lésions orientant vers une maladie sous-jacente, notamment une sclérose en plaques ou un trouble du spectre de la neuromyélite optique. [2] [3] La ponction lombaire analyse le liquide céphalorachidien à la recherche d'éléments compatibles avec une inflammation, comme une augmentation de certaines cellules ou des protéines. [1] [2] [3] Des analyses sanguines peuvent rechercher une infection, une maladie auto-immune, une carence ou des anticorps associés à la neuromyélite optique et à la maladie anti-MOG. [2] [3] L'interrogatoire porte aussi sur les maladies déjà connues ainsi que sur les médicaments et les drogues susceptibles d'être impliqués. [1] [2]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

Lorsqu'une cause ou une maladie associée est identifiée, le traitement est orienté vers cette cause. [1] [2] [3] Dans les formes sans cause établie, des corticoïdes à forte dose administrés par voie intraveineuse sont couramment cités comme traitement initial pour agir sur l'inflammation immunitaire. [1] [2] [3] Des échanges plasmatiques peuvent être envisagés, notamment lorsque la réponse aux corticoïdes est insuffisante, afin de retirer du sang des anticorps susceptibles de participer à l'atteinte. [1] [3] Les Manuels MSD soulignent toutefois que l'efficacité des corticoïdes et des échanges plasmatiques demeure incertaine. [1] [2] La prise en charge comprend également le traitement de la douleur et des autres symptômes ainsi que des mesures de soutien adaptées aux fonctions touchées. [1] [2] [3]

Quelle évolution et quelles séquelles sont possibles ?

L'évolution varie fortement : environ un tiers des personnes récupèrent avec peu ou pas de séquelles, un tiers gardent un handicap intermédiaire et un tiers restent lourdement handicapées. [1] [2] [3] Une installation très rapide, une paralysie complète et des douleurs importantes sont associées à un pronostic moins favorable. [1] [2] [3] La récupération peut se poursuivre pendant des mois ou des années, mais une faiblesse, des troubles urinaires ou intestinaux et une perte d'autonomie peuvent persister. [1] [3] Parmi les autres complications décrites figurent les douleurs chroniques, la spasticité, les infections urinaires, les escarres, les difficultés sexuelles et la dépression. [3]

Rééducation et surveillance après l'épisode aigu

La rééducation physique et l'ergothérapie participent à la récupération des capacités perdues et à la recherche de la meilleure autonomie possible. [3] Le suivi fonctionnel doit tenir compte des difficultés motrices, de la douleur et des troubles urinaires ou intestinaux qui peuvent se prolonger. [1] [3] La plupart des personnes ne connaissent qu'un épisode, mais une récidive est possible, notamment lorsqu'une maladie chronique telle qu'une sclérose en plaques ou un lupus est associée. [1] [3]

Sources et références

[3] Transverse Myelitis - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées