Aller au contenu principal

Mort périnatale : comprendre la mort in utero, les examens et l’accompagnement

Trouver un professionnel

Périnatalité par ville

La mort périnatale n’est pas une maladie, mais un événement qui peut désigner la mort d’un bébé avant la naissance ou peu après celle-ci. [3] Les seuils de grossesse et la période suivant la naissance inclus dans cette notion varient selon les définitions utilisées. [1] [4] Il faut donc distinguer la mort fœtale in utero, qui survient avant ou pendant la naissance, du décès d’un nouveau-né né vivant. [1] [3] La suite de cette fiche porte principalement sur la mort fœtale in utero et l’enfant mort-né, et non sur la prise en charge propre au décès d’un nouveau-né après une naissance vivante. [1] [2] La perte peut nécessiter des soins physiques pour la mère, une recherche de la cause et un accompagnement émotionnel et social de la famille. [1] [2]

Comment une mort fœtale est-elle suspectée et confirmée ?

L’arrêt des mouvements du fœtus peut faire suspecter sa mort. [1] Le ressenti des mouvements ne permet donc pas, à lui seul, de confirmer ou d’exclure le décès. [1] [2] Lorsqu’un décès est suspecté, un professionnel peut d’abord rechercher le rythme cardiaque avec un appareil Doppler, puis une échographie vérifie l’activité cardiaque du fœtus. [2] Des mouvements peuvent parfois encore être ressentis après la confirmation du décès, notamment lors d’un changement de position de la mère. [2] Dans cette situation, une nouvelle échographie peut être proposée. [2]

Quelles peuvent être les causes d’une mort in utero ?

Une mort in utero peut être liée à un problème concernant la mère, le placenta, le cordon ombilical ou le fœtus. [1] Parmi les situations maternelles associées figurent notamment la prééclampsie, certains troubles de la coagulation, un diabète ou une maladie thyroïdienne mal contrôlés, l’obésité sévère et la consommation de tabac, d’alcool ou de cocaïne. [1] Les causes placentaires ou liées au cordon comprennent notamment le décollement du placenta, certaines anomalies du cordon, le vasa prævia, une diminution du flux sanguin vers le fœtus et une infection des membranes. [1] Du côté du fœtus, une anomalie chromosomique ou génétique, une malformation congénitale, une anémie ou une infection peuvent être en cause. [1] Les grossesses multiples font également partie des situations associées à un risque de mort fœtale. [1] Malgré les examens, aucune cause précise n’est parfois retrouvée. [1]

Quels examens peuvent rechercher la cause ?

Après la confirmation d’une mort in utero, des analyses sanguines peuvent rechercher notamment une infection, un diabète, un trouble thyroïdien ou un syndrome des antiphospholipides. [1] Une analyse génétique peut être proposée pour rechercher certaines anomalies chromosomiques ou génétiques. [1] [2] L’examen du placenta, des membranes, du cordon ombilical et parfois du fœtus peut fournir des informations supplémentaires sur la cause. [1] [2] Un examen post-mortem plus approfondi peut comprendre l’étude des organes ainsi que des prélèvements de sang ou de tissus. [2] Le professionnel qui propose cet examen doit en expliquer les différentes possibilités afin que les parents puissent prendre leur décision. [2] Les résultats peuvent aider à comprendre le décès et à évaluer les enjeux d’une future grossesse, sans garantir qu’une cause sera identifiée. [1] [2]

Que se passe-t-il après la confirmation d’une mort in utero ?

Après la confirmation du décès, l’équipe doit expliquer aux parents les possibilités concernant la naissance et leur proposer du soutien. [2] Lorsque le travail n’a pas commencé, des médicaments stimulant les contractions sont généralement utilisés pour déclencher l’accouchement. [1] [2] Selon l’avancement de la grossesse et la situation médicale, une procédure chirurgicale d’évacuation peut aussi être envisagée. [1] Si des tissus fœtaux ou placentaires restent dans l’utérus, une aspiration peut être réalisée pour les retirer. [1] Une naissance rapide est nécessaire lorsque la santé de la mère est menacée, notamment en présence d’une prééclampsie sévère, d’une infection grave ou d’une rupture de la poche des eaux. [2] La persistance d’un fœtus mort dans l’utérus pendant plusieurs semaines peut provoquer un trouble de la coagulation susceptible d’entraîner un saignement sévère. [1] Après l’accouchement, les soins physiques sont comparables aux soins du post-partum, avec un besoin supplémentaire de soutien émotionnel et social. [1]

Vivre le deuil périnatal et être accompagné

Une mort périnatale peut être une épreuve traumatique pour les parents comme pour les autres membres de la famille. [2] L’angoisse, la culpabilité et l’anxiété sont fréquentes après la perte d’un bébé. [1] [2] Certains parents présentent une dépression ou un état de stress post-traumatique. [2] Voir ou tenir le bébé, lui donner un prénom, prendre une photographie ou conserver un souvenir sont des choix personnels. [2] Il n’existe pas une seule bonne manière de réagir à ces propositions ou de vivre cette perte. [2] La montée de lait peut survenir après l’accouchement et être physiquement douloureuse ou émotionnellement difficile. [2] Des possibilités de prise en charge peuvent être discutées avec l’équipe soignante, car certaines options médicamenteuses ne conviennent pas à toutes les situations médicales. [2] Une consultation de suivi peut servir à vérifier la santé de la mère, à discuter les résultats des examens et à préparer une éventuelle future grossesse. [2] Le risque de nouvelle mort in utero lors d’une grossesse ultérieure dépend notamment de la cause du premier décès. [1]

Sources et références

[4] Deuil périnatal et réseaux sociaux | Cairn.info

shs.cairn.info · Consulté le 2026-09-15

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Gynécologue-obstétricien
Néonatologue