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Mononucléose infectieuse : signes, prise en charge et recours

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Infectiologie pédiatrique par ville

La mononucléose infectieuse est une maladie virale provoquée par le virus d’Epstein-Barr et transmise principalement par contact direct et par la salive. [3] Le syndrome mononucléosique est une anomalie de la numération sanguine qui peut aussi être observée dans d’autres infections ou lors de la prise de certains médicaments : sa présence ne suffit donc pas, à elle seule, à identifier une mononucléose infectieuse due au virus d’Epstein-Barr. [3] Chez l’enfant, le premier contact avec le virus passe souvent inaperçu ou provoque seulement une fièvre et une angine sans grande fatigue, tandis que la maladie est plus fréquente et souvent plus marquée à l’adolescence. [3] Chez l’adolescent et l’adulte jeune, les symptômes peuvent apparaître après une incubation sans symptômes de quatre à sept semaines. [3]

Quand consulter ?

Si vous ou votre enfant êtes atteint ou pensez être atteint de mononucléose, consultez en urgence en cas de difficulté à respirer, d’impossibilité d’avaler, de violente douleur du côté gauche du ventre sous les côtes, de raideur accompagnée de douleurs de la nuque ou de déshydratation. [2] Une douleur abdominale gauche violente et soudaine, pouvant irradier vers l’épaule gauche et survenant notamment après un traumatisme au cours du premier mois, peut correspondre à une rupture de la rate et constitue une urgence. [1]

En l’absence des situations urgentes décrites ci-dessus, si vous ou votre enfant êtes ou pensez être atteint de mononucléose infectieuse, consultez votre médecin traitant pour une évaluation. [2] Toujours en l’absence de signe imposant une consultation urgente, consultez rapidement votre médecin traitant si certains signes vous inquiètent, si votre enfant ne boit pas suffisamment, si vous êtes immunodéprimé, si une jaunisse ou une faiblesse des membres apparaît, ou si, après deux semaines, votre état ne s’est pas amélioré ou s’est aggravé. [2]

Quels sont les signes possibles ?

Chez l’adolescent et l’adulte jeune, la maladie peut provoquer une forte fièvre avec frissons, une grande fatigue, une perte d’appétit, des douleurs musculaires et des maux de tête. [3] Une angine très douloureuse avec difficulté à avaler, gorge rouge parfois recouverte de dépôts blancs ou de membranes, et ganglions gonflés et douloureux dans le cou est fréquente. [3] Tous ces signes ne sont pas nécessairement présents, en particulier chez l’enfant. [3]

Comment le diagnostic est-il évalué ?

Le médecin examine notamment la gorge et les ganglions, puis palpe l’abdomen pour rechercher une rate augmentée de volume ou sensible. [1] En présence d’une angine, un test rapide d’orientation diagnostique peut être réalisé pour rechercher une angine bactérienne à streptocoque du groupe A. [1]

Si une confirmation ou une évaluation biologique est nécessaire, le médecin peut prescrire une prise de sang pour rechercher un syndrome mononucléosique, des anticorps dirigés contre le virus d’Epstein-Barr et une éventuelle atteinte du foie. [1] Le résultat est interprété avec les autres éléments de l’évaluation, car un syndrome mononucléosique peut avoir d’autres causes que le virus d’Epstein-Barr. [3]

Prise en charge et précautions

Dans une mononucléose sans complication, il n’existe pas de traitement spécifique : la prise en charge vise à soulager les symptômes, et les antibiotiques ne traitent pas cette maladie virale. [1] Pour la fièvre ou les douleurs, le paracétamol peut être utilisé sauf en cas d’allergie ou de maladie grave du foie, en respectant la quantité recommandée, l’intervalle entre les prises et la dose maximale quotidienne. [2] Ne prenez pas d’anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l’ibuprofène ou le kétoprofène en automédication, car ils peuvent masquer la fièvre ou la douleur, retarder les soins et favoriser des complications. [2] Sauf avis médical contraire, évitez d’associer ou d’alterner des antalgiques de compositions différentes. [2] Si l’antalgique n’agit pas rapidement et que la douleur persiste, consultez votre médecin traitant en lui indiquant le médicament pris, sa dose et la fréquence des prises. [2]

Reposez-vous, buvez fréquemment des boissons fraîches pour prévenir la déshydratation liée à la fièvre et choisissez, si besoin, des aliments froids et faciles à avaler. [2] Évitez l’alcool pendant la maladie, car une atteinte du foie est possible. [2] Les complications sont rares, mais une atteinte de la rate, du foie, du système nerveux ou du sang peut nécessiter une prise en charge hospitalière spécialisée. [1]

Sport et activités physiques

Pendant la maladie et la convalescence, reposez-vous et interrompez temporairement les exercices physiques ; l’activité sportive est déconseillée pendant la convalescence, indiquée comme durant un mois. [2] [1] Évitez de soulever des objets ainsi que les sports de compétition ou de contact jusqu’au rétablissement complet, car une rate fragilisée peut être lésée, et demandez à votre médecin quand reprendre ces activités. [2]

Évolution, travail et école

La guérison survient le plus souvent en trois à cinq semaines, mais la fièvre et surtout la fatigue peuvent persister plusieurs semaines. [1] Un arrêt de travail temporaire peut être prescrit selon la gravité des symptômes, notamment en cas de fatigue invalidante, de fièvre persistante ou de douleurs musculaires et articulaires installées. [1] L’éviction scolaire n’est pas obligatoire ; si l’enfant ou l’adolescent reste à domicile pendant la phase aiguë, il peut retourner en classe lorsque la fièvre a disparu et qu’il peut avaler normalement. [4] [1]

Limiter la transmission

La contagion est maximale pendant la phase aiguë avec fièvre ; après la disparition de celle-ci, le virus peut rester présent en petites quantités dans la salive jusqu’à six mois et sa transmission reste possible. [3] Après le diagnostic et jusqu’à la guérison, évitez les baisers et ne partagez pas les verres, couverts, brosses à dents, linge de toilette ou autres objets personnels pouvant être en contact avec la salive. [4] Lavez-vous fréquemment les mains et couvrez votre bouche et votre nez avec un mouchoir jetable ou le pli du coude lorsque vous toussez ou éternuez. [4] Pendant la maladie, portez un masque lorsque vous rencontrez d’autres personnes. [4]

La mononucléose en cours constitue une contre-indication temporaire au don de sang : ne donnez pas votre sang et demandez à votre médecin quand le don redeviendra possible. [4]

Sources et références

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Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

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