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Maladies parasitaires : diagnostic et exemples transmis par les moustiques

Les maladies parasitaires regroupent de nombreuses infections distinctes, qui ne présentent pas toutes les mêmes symptômes et ne se recherchent pas avec les mêmes examens. [4] Certaines sont transmises par des moustiques, comme le paludisme et la filariose lymphatique, tandis que les maladies également transmises par ces insectes comme la dengue, le chikungunya ou le Zika sont des infections virales et non des parasitoses. [2] L’évaluation doit donc tenir compte des symptômes, des autres problèmes de santé et des voyages ou expositions possibles plutôt que reposer sur un autodiagnostic de « parasites ». [4] Cette fiche ne présente donc pas toutes les parasitoses humaines : elle donne des repères généraux sur le choix des examens, puis détaille seulement deux exemples transmis par des moustiques, le paludisme et la filariose lymphatique. [4] [1]

Pourquoi les signes varient-ils d’une parasitose à l’autre ?

Un parasite peut être recherché dans les selles, le sang ou certains organes selon la maladie suspectée, ce qui explique la diversité des manifestations et des examens. [4] Les parasitoses intestinales peuvent notamment être évoquées devant une diarrhée, des selles liquides, des crampes abdominales ou des gaz, mais ces symptômes ne permettent pas à eux seuls d’identifier un parasite. [4] D’autres parasitoses circulent dans le sang ou provoquent des lésions dans des organes, ce qui peut conduire à utiliser des analyses sanguines ou des examens d’imagerie. [4]

Le paludisme : une parasitose potentiellement sévère

Le paludisme est provoqué par des parasites du genre Plasmodium transmis par des moustiques anophèles, principalement présents dans les zones tropicales et intertropicales où la maladie circule. [1] Les premiers symptômes peuvent associer des accès de fièvre avec frissons et sueurs, des maux de tête, des vomissements et des douleurs musculaires. [1] Ces signes apparaissent généralement entre 7 et 15 jours après la piqûre infectante, mais la période sans symptômes peut atteindre deux mois avec Plasmodium falciparum. [1] Sans traitement dans les 24 heures, un paludisme à Plasmodium falciparum peut évoluer vers une forme sévère avec troubles de la conscience, convulsions, défaillance respiratoire ou cardiaque, anomalies des cellules sanguines, jaunisse et atteinte du foie. [1] Les infections à Plasmodium vivax ou Plasmodium ovale peuvent réapparaître plusieurs semaines ou plusieurs mois plus tard parce que des formes du parasite restent présentes dans le foie. [1]

La filariose lymphatique : une atteinte parfois longtemps invisible

La filariose lymphatique est une maladie tropicale due à des vers filaires transmis sous forme de larves par plusieurs genres de moustiques. [1] Elle est souvent sans symptôme au début, tout en pouvant endommager le système lymphatique, les reins et le système immunitaire. [1] Des manifestations tardives peuvent comprendre un lymphœdème, c’est-à-dire un gonflement des tissus, un épaississement de la peau et des tissus des membres appelé éléphantiasis, ou une hydrocèle chez l’homme. [1]

Comment le diagnostic est-il orienté ?

Le choix des examens dépend des symptômes, des maladies associées et de l’historique des voyages. [4] Un examen parasitologique des selles peut rechercher des œufs ou des parasites responsables de troubles digestifs, et plusieurs prélèvements effectués à des jours différents peuvent être nécessaires. [4] Certaines infections peuvent être recherchées dans le sang par la détection d’anticorps, d’antigènes ou par l’observation directe du parasite sur un frottis sanguin. [4] Il n’existe pas d’analyse sanguine unique capable de dépister toutes les infections parasitaires. [4] Une endoscopie ou une coloscopie peut parfois être utilisée lorsque des troubles digestifs persistent sans que les examens de selles en révèlent la cause. [4] Pour le paludisme, la confirmation repose sur la recherche du parasite dans le sang au microscope ou au moyen d’un test diagnostique rapide. [1]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

La prise en charge dépend du parasite identifié et ne peut pas être déduite du seul fait qu’une maladie est qualifiée de parasitaire. [4] [1] Le paludisme est traité par des médicaments antiparasitaires choisis selon le type de parasite impliqué, et un traitement précoce diminue l’intensité de la crise. [1] Dans la filariose lymphatique, des antiparasitaires peuvent être associés à des soins de la peau, à l’activité physique et à la surélévation des membres atteints pour réduire les symptômes. [1] Une intervention chirurgicale peut soulager la plupart des hydrocèles liées à la filariose lymphatique. [1]

Comment réduire le risque lié aux moustiques ?

La prévention des maladies transmises par les moustiques associe des mesures destinées à réduire leur nombre et des protections contre les piqûres. [3] Aucune mesure isolée n’est efficace à 100 %, et la protection repose sur l’association d’actions individuelles et collectives. [3] La suppression des accumulations d’eau stagnante autour du logement limite les lieux où les larves de moustiques se développent. [3] Des vêtements amples et couvrants, des moustiquaires en bon état et un répulsif cutané utilisé conformément à sa notice contribuent à éviter les piqûres. [3] Les restrictions d’un répulsif doivent être vérifiées en fonction notamment de l’âge et de la grossesse, et le produit ne doit pas être appliqué sur une peau lésée ou près des yeux et de la bouche. [3]

Quand consulter sans délai ?

Consultez sans délai un médecin si vous avez de la fièvre dans les deux mois suivant votre retour d’une zone où le paludisme est endémique. [1] Cette évaluation rapide est importante même si les premiers symptômes paraissent peu spécifiques, car le paludisme à Plasmodium falciparum peut s’aggraver rapidement en l’absence de traitement. [1]

Sources et références

[4] Diagnosis of Parasitic Diseases | Parasites | CDC

CDC · Consulté le 2026-09-11

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Spécialités médicales concernées

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