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Maladie coronarienne : causes, diagnostic, traitements et signes d’urgence

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La maladie coronarienne correspond à une altération de la circulation du sang dans les artères coronaires, qui apportent au muscle cardiaque le sang riche en oxygène dont il a besoin. [3] [4] Elle peut se manifester par une ischémie silencieuse, un angor stable, un syndrome coronarien aigu comprenant l’angor instable et l’infarctus du myocarde, ou une mort cardiaque subite. [3] L’infarctus n’est donc pas synonyme de toute maladie coronarienne : il en constitue une manifestation aiguë particulièrement grave, provoquée par l’interruption de l’apport sanguin à une partie du cœur. [1] [7]

Comment les artères coronaires peuvent-elles être atteintes ?

La cause la plus fréquente est l’athérosclérose, caractérisée par l’accumulation progressive de plaques d’athérome dans la paroi des artères coronaires. [3] [4] En rétrécissant l’artère, une plaque peut limiter l’apport d’oxygène au cœur, notamment lorsque ses besoins augmentent. [1] [3] La rupture d’une plaque peut activer la coagulation et former brutalement un caillot qui réduit ou interrompt la circulation coronaire. [1] [3] Les conséquences d’une telle obstruction vont de l’angor instable à différentes formes d’infarctus et peuvent comprendre des troubles graves du rythme, une insuffisance cardiaque ou une mort subite. [3]

La maladie coronarienne n’est cependant pas toujours due à une obstruction importante par une plaque. [3] Un spasme coronaire, une atteinte des très petits vaisseaux du cœur ou un dysfonctionnement de la paroi interne des artères peuvent également provoquer une ischémie. [3] Plus rarement, une déchirure de la paroi d’une artère coronaire, appelée dissection, peut réduire la circulation et entraîner une ischémie ou un infarctus. [3]

Forme stable et syndrome coronarien aigu : quelle différence ?

Dans l’angor stable, les douleurs thoraciques restent espacées et conservent au fil du temps des caractéristiques comparables, notamment leurs circonstances de survenue, leur intensité et leur durée. [1] À l’inverse, le syndrome coronarien aigu résulte d’un rétrécissement majeur ou d’une obstruction coronaire et comprend des situations de gravité croissante. [1] L’angor instable correspond à une angine de poitrine qui répond mal au traitement et s’aggrave rapidement, tandis que l’infarctus comporte une lésion du muscle cardiaque. [1] La distinction entre une forme stable et une urgence ne peut pas être établie de façon fiable à partir d’un symptôme isolé sans évaluation médicale. [5] [3]

Quels sont les facteurs de risque ?

L’âge et les antécédents familiaux font partie des facteurs de risque sur lesquels il n’est pas possible d’agir. [2] [3] Les facteurs modifiables comprennent notamment le tabagisme, l’hypertension artérielle, les anomalies des lipides sanguins, le diabète, l’inactivité physique et l’obésité. [3] Une maladie rénale chronique, certaines maladies inflammatoires et des facteurs liés à l’alimentation, à l’alcool ou au stress chronique peuvent aussi contribuer au risque. [3] Ces facteurs peuvent se cumuler, ce qui justifie une appréciation globale du risque plutôt qu’une attention portée uniquement au cholestérol ou à un autre facteur pris isolément. [1] [3]

Comment la maladie coronarienne est-elle recherchée ?

L’évaluation repose d’abord sur les symptômes, l’examen clinique et la recherche des facteurs de risque et des maladies associées. [3] [4] L’électrocardiogramme enregistre l’activité électrique du cœur et peut montrer des anomalies en rapport avec une maladie coronarienne. [4] Un examen d’effort peut rechercher si le cœur reçoit suffisamment de sang lorsque son travail augmente. [4] Une tomodensitométrie cardiaque peut rechercher des signes d’athérosclérose coronaire, tandis que la coronarographie permet de visualiser les artères après injection d’un produit de contraste. [4] Le choix entre les examens dépend des symptômes, du contexte clinique et de la question à laquelle l’équipe médicale cherche à répondre. [3]

En cas de suspicion d’infarctus, l’ECG est réalisé le plus tôt possible et peut être répété s’il est initialement normal ou si les symptômes récidivent. [5] Le dosage sanguin de la troponine recherche une atteinte du muscle cardiaque, mais une élévation peut aussi survenir dans d’autres problèmes cardiaques et doit être interprétée avec les symptômes. [5] Une coronarographie peut être réalisée rapidement lorsque le diagnostic reste incertain. [5]

Quels traitements peuvent être proposés ?

Le traitement vise à réduire les besoins en oxygène du cœur, à améliorer la circulation coronaire et à freiner l’évolution de l’athérosclérose. [3] Sa composition dépend notamment des symptômes, du fonctionnement du cœur et des autres maladies présentes. [3] Selon la situation, les médicaments peuvent comprendre des antiagrégants plaquettaires pour limiter la formation de caillots, des traitements hypolipémiants comme les statines et des médicaments destinés à réduire les symptômes d’angor. [3] La présence d’une hypertension, d’un diabète ou d’un excès de cholestérol peut également nécessiter un traitement adapté en complément des changements de mode de vie. [2] Le choix et l’association de ces médicaments relèvent d’une prescription individualisée et ne doivent pas être déduits du seul nom de la maladie. [3] [6]

Une revascularisation peut être réalisée par angioplastie coronaire ou par pontage coronarien afin d’améliorer le passage du sang. [3] [4] Lors d’une angioplastie, un ballonnet dilate la zone rétrécie et un stent peut être placé pour aider à maintenir l’artère ouverte. [4] Le pontage utilise un segment d’artère ou de veine pour créer un nouveau trajet permettant au sang de contourner l’obstacle. [4] Dans une forme stable, une angioplastie peut notamment être envisagée lorsque l’angor persiste malgré un traitement médical optimal. [3] Une angioplastie ne supprime pas à elle seule la maladie ni le risque de progression de l’athérosclérose, ce qui explique la poursuite d’un traitement préventif. [3]

Quand faut-il appeler les secours ?

Une douleur thoracique brutale, intense et en étau, pouvant s’étendre aux mâchoires, à un bras, aux deux bras ou au dos, peut évoquer un infarctus. [5] Cette douleur peut s’accompagner d’un malaise, d’une pâleur, de sueurs, d’un essoufflement, de nausées ou d’une forte angoisse. [5] Un infarctus peut aussi se manifester sans douleur thoracique, notamment chez les femmes, les personnes âgées et les personnes diabétiques, avec par exemple un malaise, un essoufflement soudain, une fatigue inexpliquée ou une sensation inhabituelle dans le bras gauche. [5] Devant des symptômes évocateurs, même si la situation paraît incertaine, il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112. [5] Plus le traitement d’un infarctus commence tôt, plus il peut limiter l’étendue des lésions cardiaques. [5] [6]

Comment réduire le risque cardiovasculaire ?

La prévention repose sur la réduction de l’ensemble des facteurs de risque modifiables, avant comme après un événement coronarien. [2] [3] L’arrêt du tabac diminue le risque cardiovasculaire, alors que le tabac favorise les plaques d’athérome, la contraction des artères coronaires et une moins bonne oxygénation. [2] Une alimentation équilibrée privilégie notamment les fruits, les légumes, les légumineuses, les fibres et l’huile d’olive, tout en limitant les aliments très gras et les produits ultratransformés riches en sucres, en graisses ou en sel. [2] Une activité physique régulière contribue à limiter la prise de poids et à réduire le risque de diabète, d’hypertension et d’excès de graisses dans le sang. [2] Le contrôle médical de la tension artérielle, du cholestérol et du diabète peut conduire à prescrire des médicaments lorsque les mesures de mode de vie ne suffisent pas. [2]

Quel suivi après un infarctus ?

Après un infarctus, un suivi médical régulier est nécessaire car cet événement aigu s’inscrit dans une maladie coronarienne chronique. [7] Le suivi peut associer un examen clinique, un ECG et, selon les symptômes et la situation, un bilan sanguin, une échographie cardiaque, un examen d’effort, une scintigraphie, une IRM ou une coronarographie. [7] Le traitement de fond vise à prévenir une aggravation ou une récidive, à prendre en charge les complications et à contrôler les facteurs de risque cardiovasculaire. [6] Après un infarctus, un traitement ne doit pas être modifié ou arrêté sans avis médical et tout effet indésirable doit être signalé. [7] La réadaptation cardiaque réentraîne progressivement le cœur à l’effort selon ses capacités et aide à reprendre une vie aussi normale que possible. [7] La persistance d’un angor, des troubles du rythme ou une insuffisance cardiaque font partie des complications qui peuvent nécessiter une prise en charge spécifique. [6]

Sources et références

[2] Prévenir l’infarctus du myocarde | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

[6] Traitement de l'infarctus du myocarde | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[7] Vivre après un infarctus du myocarde | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

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Spécialités médicales concernées

Chirurgien thoracique et cardio-vasculaire
Médecin vasculaire, angiologue, phlébologue