Aller au contenu principal

Maladie de Huntington : symptômes, diagnostic, évolution et prise en charge

Trouver un professionnel

La maladie de Huntington est une maladie neurologique génétique progressive qui associe des troubles des mouvements, une diminution des capacités cognitives et des manifestations psychiatriques. [1] [3] Elle débute le plus souvent à l’âge adulte, mais des formes plus précoces ou plus tardives existent. [2] [3] Son diagnostic associe l’évaluation clinique, l’histoire familiale et un test génétique, tandis que l’imagerie cérébrale peut apporter des éléments complémentaires et aider à écarter d’autres maladies. [2] [3] Il n’existe actuellement pas de traitement qui guérisse la maladie, mais des soins médicamenteux et non médicamenteux peuvent agir sur certains symptômes et soutenir l’autonomie. [1] [3] [2]

Quelle est la cause de la maladie de Huntington ?

La maladie est due à une anomalie du gène HTT situé sur le chromosome 4, dans lequel une séquence d’ADN appelée CAG est répétée un nombre anormal de fois. [1] [3] Cette anomalie conduit à la production d’une forme modifiée de la protéine huntingtine et à une dégénérescence progressive de neurones, notamment dans le noyau caudé et le putamen. [1] [3] Ces régions cérébrales participent notamment à l’initiation, à la coordination et au contrôle des mouvements. [2] En général, un nombre plus élevé de répétitions CAG est associé à un début plus précoce de la maladie, sans permettre à lui seul de prévoir exactement l’âge d’apparition chez une personne. [1] [3]

Comment la maladie se transmet-elle dans une famille ?

La maladie de Huntington se transmet sur un mode autosomique dominant, ce qui signifie qu’une seule copie anormale du gène peut être suffisante pour transmettre le risque de maladie. [1] [3] Chaque enfant d’une personne porteuse d’une expansion pathogène sur une copie du gène HTT a une probabilité de 50 % d’hériter de cette expansion. [2] [3] La longueur de la répétition peut changer lors de sa transmission, ce qui contribue à l’apparition parfois plus précoce de la maladie dans une génération suivante. [1] [3] Un conseil génétique est important avant un test prédictif chez une personne apparentée qui ne présente pas de symptômes, car le résultat peut avoir des conséquences psychologiques, familiales et liées aux projets de parentalité. [1] [2] [3]

Quels sont les premiers signes possibles ?

Les premiers signes peuvent être discrets et associer de petits mouvements involontaires, une maladresse, des modifications des mouvements oculaires ou des difficultés croissantes à organiser et planifier des activités. [3] La chorée correspond à des mouvements involontaires, irréguliers et non répétitifs qui touchent notamment le visage, le tronc ou les membres. [2] [3] Au début, une personne peut intégrer certains de ces mouvements à des gestes volontaires, ce qui les rend difficiles à remarquer. [2] La marche peut devenir inhabituelle, l’équilibre et la coordination se dégrader, et les gestes fins ou les mouvements volontaires devenir plus lents et difficiles. [1] [3]

Les changements cognitifs concernent souvent l’attention, la flexibilité mentale, la vitesse de pensée, la planification et l’organisation avant d’atteindre plus largement la mémoire et le raisonnement. [3] Des manifestations psychiatriques ou comportementales peuvent précéder les troubles moteurs ou apparaître en même temps. [1] [3] Elles peuvent comprendre une dépression, une irritabilité, une anxiété, une apathie, une perte d’intérêt, une impulsivité ou, plus rarement, des manifestations psychotiques. [1] [3] Les idées suicidaires et le suicide sont plus fréquents chez les personnes atteintes de la maladie de Huntington que dans la population générale. [1] [3] Les périodes précédant le diagnostic et celles marquées par une perte d’autonomie font partie des périodes décrites comme particulièrement sensibles pour ce risque. [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic est envisagé devant une association compatible de troubles moteurs, cognitifs ou psychiatriques, en tenant compte de l’histoire familiale. [1] [3] L’absence de cas connu dans la famille n’exclut cependant pas la maladie. [3] Chez une personne présentant des signes évocateurs, le diagnostic est confirmé par une analyse génétique recherchant et mesurant l’expansion CAG du gène HTT. [1] [3] Un résultat de 36 à 39 répétitions correspond à une pénétrance réduite, ce qui signifie que la personne est à risque mais peut ne jamais développer de manifestations. [1] [3] À partir de 40 répétitions, le risque de développer la maladie est associé à une certitude accrue au cours d’une durée de vie normale. [3] L’interprétation d’un test prédictif chez une personne sans symptôme diffère d’un test réalisé pour confirmer un diagnostic déjà suspecté cliniquement. [2] [3]

Une tomodensitométrie ou une imagerie par résonance magnétique peut montrer une atrophie du noyau caudé, du putamen ou d’autres régions cérébrales touchées. [1] [2] [3] L’imagerie complète l’évaluation et peut contribuer à éliminer d’autres causes, mais l’identification de l’expansion génétique reste centrale pour confirmer la maladie. [2] [3]

Comment la maladie évolue-t-elle ?

La progression est graduelle et entraîne une augmentation des difficultés motrices, cognitives et fonctionnelles. [1] [3] Avec le temps, la chorée peut diminuer tandis que la lenteur des mouvements, la rigidité et la dystonie deviennent plus présentes. [1] [3] La parole peut devenir difficile et les troubles de la déglutition apparaissent surtout aux stades avancés. [3] Les troubles de la déglutition exposent à des épisodes d’étouffement et à une pneumonie par inhalation. [3] Une perte de poids et une diminution de la masse musculaire peuvent également survenir au cours de la maladie. [3] Aux stades avancés, la marche, la communication et les activités quotidiennes deviennent très difficiles, jusqu’à nécessiter une aide permanente. [2] [3]

La forme juvénile est définie par un début avant l’âge de 20 ans et présente souvent un tableau différent de celui observé chez l’adulte. [1] [3] Chez l’enfant, les difficultés scolaires ou comportementales peuvent précéder une rigidité, une lenteur, des troubles de la marche, des difficultés de parole ou des convulsions. [1] [3] La chorée peut être moins marquée dans la forme juvénile que dans la forme habituelle de l’adulte. [3]

Quels sont les principes de la prise en charge ?

La prise en charge est adaptée aux symptômes et à leur retentissement sur la vie quotidienne. [1] [3] Des traitements médicamenteux peuvent être employés pour réduire certains mouvements involontaires ou prendre en charge la dépression, l’anxiété, l’irritabilité et d’autres manifestations psychiatriques. [1] [3] [2] Ces traitements sont symptomatiques et ne stoppent pas l’évolution de la maladie. [1] [2] La rééducation physique, l’orthophonie, la psychothérapie et les approches cognitivo-comportementales font partie des interventions non médicamenteuses décrites. [3] Les besoins nutritionnels, les aides techniques, les soins quotidiens et le soutien de l’entourage doivent aussi être pris en compte. [3] Les souhaits concernant les soins futurs et la fin de vie peuvent être abordés précocement, alors que la personne est encore en mesure d’exprimer ses choix. [1] [2]

Que comprend le suivi au long cours ?

Le suivi évalue l’évolution de la chorée, de la rigidité, de la marche, de la motricité fine et des capacités fonctionnelles. [3] Il prend également en compte les capacités cognitives, l’humeur, l’irritabilité, l’anxiété, l’apathie et les troubles du sommeil. [3] Les besoins sociaux, familiaux et liés à l’aide quotidienne font partie des éléments à réévaluer au cours de la maladie. [3] L’évolution de la parole, de la déglutition, du poids et de l’autonomie mérite une attention particulière en raison de son retentissement sur la nutrition, la communication et la sécurité quotidienne. [3] Le soutien psychologique et l’accès à des groupes consacrés à la maladie peuvent aider la personne concernée et sa famille à trouver des informations et un accompagnement. [3]

Sources et références

[3] Huntington Disease - GeneReviews® - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées