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Mal des transports : symptômes, prévention et traitements

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Médecine aéronautique par ville

Le mal des transports, aussi appelé cinétose, est un ensemble de troubles qui apparaissent pendant un déplacement en voiture, en car, en train, en avion ou en bateau. [1] Il se manifeste surtout par un inconfort digestif, des nausées et parfois des vomissements, mais peut également provoquer une pâleur, des sueurs, des vertiges, des maux de tête ou de la fatigue. [1] [5] Le plus souvent sans gravité, il s’atténue généralement après l’arrêt du mouvement. [1]

Pourquoi le mal des transports se produit-il ?

L’explication la plus admise repose sur un conflit entre les informations visuelles, vestibulaires et corporelles utilisées par le cerveau pour percevoir le mouvement et la position du corps. [1] [5] Dans un véhicule, les yeux et l’oreille interne, qui contient le système de l’équilibre, peuvent transmettre des informations qui ne concordent pas. [1] Cette discordance empêche l’organisme de s’adapter normalement au mouvement et déclenche les symptômes de la cinétose. [1] [5] Les mouvements sinueux, les virages successifs, les montées et descentes, les vagues et les turbulences augmentent le risque de symptômes. [1]

Quels sont les symptômes de la cinétose ?

Les premiers signes sont souvent une gêne dans le haut du ventre, une sensation de chaleur, des bâillements, une salivation plus abondante ou des nausées. [1] [5] Une pâleur, des sueurs froides, des vomissements, des vertiges, une respiration accélérée, des maux de tête et une fatigue peuvent ensuite apparaître. [1] Chez un jeune enfant qui ne sait pas décrire ses nausées, un dégoût des aliments, des pleurs, une agitation ou des bâillements peuvent constituer les premiers indices. [1] L’intensité et l’enchaînement de ces manifestations varient beaucoup selon les personnes et selon l’importance du mouvement. [1] [5] Les symptômes disparaissent habituellement quelques minutes après la sortie du véhicule, mais ils peuvent aussi diminuer progressivement lors d’un déplacement prolongé à mesure que l’organisme s’habitue. [1]

Qui est davantage sujet au mal des transports ?

La cinétose est rare chez le nourrisson, devient fréquente pendant l’enfance puis tend à être moins fréquente à partir de l’adolescence. [1] [5] Des adultes restent néanmoins sensibles au mouvement, avec une grande variabilité d’une personne à l’autre. [1] [5] La grossesse, les règles, la migraine ainsi que les vertiges ou autres troubles de l’équilibre sont associés à une susceptibilité accrue. [1] [5] Après un épisode, l’appréhension d’un nouveau trajet peut accentuer les symptômes ou provoquer des nausées avant même le départ. [1]

Comment prévenir les symptômes pendant un trajet ?

Avant le départ, il est conseillé de manger légèrement sans rester à jeun et d’éviter un repas abondant, gras ou épicé. [2] Pendant le trajet, regarder l’horizon, maintenir la tête aussi immobile que possible et choisir une place où les mouvements sont moins ressentis peuvent limiter le conflit sensoriel. [2] [5] Une respiration calme, de l’air frais, de la musique et des pauses permettant de marcher peuvent également aider. [2] [5] Il vaut mieux éviter de lire ou d’utiliser un écran, car ces activités favorisent la discordance entre la vision et les sensations de mouvement. [2] [5] Le tabac et l’alcool sont également déconseillés avant et pendant le trajet. [2] [5]

En voiture, une conduite régulière et un itinéraire comportant moins de virages réduisent les mouvements provocateurs. [2] En train, une place dans le sens de la marche et côté fenêtre est préférable. [2] Dans un avion, la zone située au niveau des ailes bouge généralement moins, tandis que le milieu du bateau et les cabines proches du niveau de l’eau limitent davantage la sensation de mouvement en mer. [2]

Que faire lorsque les symptômes commencent ?

Dès les premiers signes, fermer momentanément les yeux, respirer de l’air frais ou interrompre le trajet pour marcher peuvent empêcher une aggravation. [2] Sur un bateau, monter sur le pont peut aider si les conditions permettent d’y rester en sécurité. [2] S’allonger quelques minutes avec un linge frais et humide sur le front est une autre mesure proposée. [2] En cas de vomissements, des boissons sucrées ou salées sont recommandées afin de limiter le risque de déshydratation. [2] Une hydratation suffisante est particulièrement importante chez le jeune enfant et la personne âgée, qui sont plus exposés à la déshydratation. [2]

Quels médicaments peuvent être utilisés ?

Lorsque les mesures non médicamenteuses sont insuffisantes, un pharmacien ou un médecin peut aider à choisir un traitement préventif adapté à l’âge et à l’état de santé. [2] [3] Les options disponibles en France comprennent notamment la métopimazine, certains antihistaminiques comme le diménhydrinate ou la diphénhydramine, et la scopolamine sous forme de patch délivré sur ordonnance. [3] La métopimazine vise surtout à limiter les vomissements, mais son efficacité est mal établie chez l’enfant. [3] Les antihistaminiques diminuent le risque de nausées, mais leurs restrictions d’âge diffèrent selon le produit. [3] Le patch de scopolamine ne doit pas être utilisé avant 15 ans et il est fortement déconseillé pendant la grossesse ou l’allaitement. [3] La métopimazine peut provoquer des mouvements involontaires, tandis que les antihistaminiques et la scopolamine peuvent entraîner une sécheresse de la bouche, une baisse de vigilance ou une somnolence. [3] Après la prise d’un médicament contre le mal des transports, il faut éviter de conduire et de boire de l’alcool en raison du risque de baisse de vigilance. [3] Il est fortement déconseillé d’associer plusieurs traitements ou de les poursuivre de sa propre initiative lorsque les symptômes persistent après le voyage. [3] Les médicaments étant plus efficaces lorsqu’ils sont pris avant l’exposition au mouvement, leur notice et les conseils du pharmacien ou du médecin doivent être respectés. [3] [5]

Comment le mal des transports est-il évalué ?

Lorsque les symptômes sont typiques et clairement liés au mouvement, l’évaluation repose principalement sur leur description, les circonstances du trajet et l’examen clinique. [4] Des analyses ou des examens d’imagerie ne sont généralement pas nécessaires dans cette présentation habituelle. [4] Un mal des transports d’apparition récente et sans explication peut toutefois ressembler à une migraine ou à une affection vestibulaire touchant le système de l’équilibre. [4] [5]

Quand consulter pour un mal des transports ?

Il est recommandé de prendre rendez-vous avec son médecin lorsque les précautions et les traitements disponibles sans ordonnance ne suffisent pas. [2] Une consultation est également indiquée si les épisodes surviennent presque à chaque trajet, entraînent une gêne importante ou commencent par anticipation avant de monter dans le véhicule. [2] L’Assurance Maladie recommande de consulter systématiquement en présence de fièvre, de vertiges ou d’autres symptômes qui ne correspondent pas à la présentation habituelle. [2] Des vertiges peuvent faire partie de la cinétose, mais leur apparition nouvelle ou inexpliquée nécessite de rechercher une autre cause vestibulaire ou neurologique. [1] [4] [5]

Une évaluation médicale immédiate est nécessaire si des vertiges apparaissent brutalement avec une vision double, une difficulté soudaine à parler ou à avaler, ou des chutes soudaines, car cette association peut signaler une atteinte neurologique grave. [4]

Mal de terre et symptômes après le débarquement

Le mal de terre désigne une impression persistante de tangage ou de déséquilibre après le retour à terre, le plus souvent à la suite d’un voyage en bateau. [1] [5] Cette sensation transitoire peut durer de quelques heures à plusieurs jours selon les descriptions disponibles. [1] [5] Elle ne doit pas être confondue avec le rare syndrome du mal de débarquement, dans lequel les symptômes se prolongent pendant plusieurs semaines ou davantage et justifient une évaluation spécialisée. [5]

Sources et références

[1] Mal des transports : symptômes et causes | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[3] Traitement du mal des transports | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

[4] Motion Sickness - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

[5] Motion Sickness - CDC Yellow Book, 2026 edition - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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