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Lymphome lié au SIDA : Guide Complet 2025 - Symptômes, Traitements

Lymphome lié au SIDA

Le lymphome lié au SIDA représente une complication oncologique majeure chez les personnes vivant avec le VIH. Cette pathologie touche environ 3 à 5% des patients séropositifs selon l'INSERM. Heureusement, les avancées thérapeutiques récentes transforment le pronostic. Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur cette maladie complexe mais de mieux en mieux prise en charge.

Téléconsultation et Lymphome lié au SIDA

Téléconsultation non recommandée

Le lymphome lié au SIDA est une pathologie oncologique grave nécessitant impérativement un diagnostic histologique par biopsie, un bilan d'extension complet avec examens d'imagerie spécialisés, et une prise en charge multidisciplinaire urgente en milieu hospitalier. La complexité de cette pathologie et l'urgence thérapeutique qu'elle représente rendent la téléconsultation inadaptée pour le diagnostic initial et la prise en charge thérapeutique.

Ce qui peut être évalué à distance

Recueil de l'historique des symptômes et de leur évolution temporelle, évaluation de l'état général du patient et de son statut VIH, analyse des antécédents oncologiques personnels et familiaux, discussion des résultats d'examens déjà réalisés, coordination avec l'équipe spécialisée pour le suivi post-traitement.

Ce qui nécessite une consultation en présentiel

Examen clinique complet avec palpation des aires ganglionnaires, biopsie ganglionnaire ou tissulaire pour confirmation histologique, bilan d'extension par TEP-scan et scanner thoraco-abdomino-pelvien, évaluation du statut immunologique et virologique VIH, mise en place du traitement chimiothérapique en milieu spécialisé.

La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.

Limites de la téléconsultation

Situations nécessitant une consultation en présentiel :

Nécessité d'un examen clinique complet pour la palpation des aires ganglionnaires et l'évaluation des organomégalies, réalisation impérative de biopsies pour le diagnostic histologique, évaluation clinique de l'état général et du performance status, coordination avec l'équipe d'oncohématologie pour la mise en place du traitement.

Situations nécessitant une prise en charge en urgence :

Syndrome de lyse tumorale avec troubles hydroélectrolytiques, compression médiastinale ou abdominale par masse tumorale, altération rapide de l'état général avec défaillance d'organe, syndrome infectieux sévère sur immunodépression.

Quand appeler le 15 (SAMU)

Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :

  • Difficultés respiratoires ou douleurs thoraciques intenses pouvant évoquer une compression médiastinale
  • Altération brutale de l'état général avec confusion, malaises ou perte de connaissance
  • Fièvre élevée persistante avec frissons chez un patient immunodéprimé
  • Douleurs abdominales intenses avec vomissements pouvant évoquer une occlusion ou perforation

La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.

Spécialité recommandée

Oncologue-hématologueconsultation en présentiel indispensable

Le lymphome lié au SIDA nécessite impérativement une prise en charge spécialisée en oncohématologie pour le diagnostic histologique, le bilan d'extension et la mise en place du traitement chimiothérapique. Une consultation en présentiel est obligatoire pour l'examen clinique, la réalisation des biopsies et la coordination avec l'équipe multidisciplinaire.

Lymphome lié au SIDA : Définition et Vue d'Ensemble

Le lymphome lié au SIDA désigne un cancer du système lymphatique qui se développe chez les personnes infectées par le VIH. Cette pathologie appartient aux cancers définissant le SIDA selon les critères de l'OMS [1]. En fait, il s'agit d'une prolifération maligne des lymphocytes, ces cellules immunitaires essentielles à notre défense.

Contrairement aux idées reçues, cette maladie ne survient pas uniquement chez les patients avec un taux de CD4 très bas. D'ailleurs, environ 30% des cas surviennent chez des personnes ayant plus de 200 CD4/mm³ selon la Haute Autorité de Santé [2]. L'important à retenir : cette pathologie peut toucher tout patient séropositif, quel que soit son statut immunologique.

Les lymphomes non hodgkiniens représentent 95% des cas, tandis que la maladie de Hodgkin compte pour 5% restants [3]. Cette distinction est cruciale car elle influence directement la stratégie thérapeutique. Bon à savoir : le pronostic s'est considérablement amélioré ces dernières années grâce aux traitements antirétroviraux modernes.

Épidémiologie en France et dans le Monde

En France, l'incidence du lymphome lié au SIDA a considérablement diminué depuis l'introduction des trithérapies. Santé Publique France rapporte une baisse de 70% entre 1996 et 2024 [4]. Concrètement, on passe de 15 cas pour 1000 patients VIH+ par an dans les années 90 à environ 4,5 cas aujourd'hui [5].

Cette pathologie touche principalement les hommes (75% des cas) avec un âge médian de 42 ans selon l'INSERM [6]. Et contrairement aux autres cancers liés au VIH, le lymphome peut survenir même chez les patients bien contrôlés sous traitement. D'ailleurs, 40% des nouveaux cas concernent des personnes avec une charge virale indétectable [7].

Au niveau mondial, l'Organisation Mondiale de la Santé estime que 200 000 nouveaux cas surviennent chaque année [8]. Mais rassurez-vous : la France fait partie des pays avec les meilleurs taux de survie grâce à son système de soins performant. En effet, notre taux de survie à 5 ans atteint 65%, contre 45% en moyenne mondiale [9].

Les Causes et Facteurs de Risque

Le déficit immunitaire causé par le VIH constitue le facteur de risque principal. Mais attention, ce n'est pas le seul ! L'infection par certains virus oncogènes joue un rôle majeur selon l'Institut National du Cancer [10]. Notamment, le virus d'Epstein-Barr (EBV) est retrouvé dans 60% des lymphomes cérébraux liés au SIDA [11].

D'autres facteurs augmentent significativement le risque. Par ailleurs, l'âge avancé au moment de l'infection VIH multiplie par 2 la probabilité de développer un lymphome [12]. L'usage de drogues intraveineuses et la co-infection par l'hépatite C constituent également des facteurs aggravants selon l'ANRS [13].

Heureusement, certains éléments protecteurs existent. En effet, un traitement antirétroviral précoce et bien suivi réduit le risque de 80% [14]. De même, maintenir un taux de CD4 supérieur à 350/mm³ offre une protection significative. L'important : ne jamais interrompre son traitement VIH sans avis médical.

Comment Reconnaître les Symptômes ?

Les symptômes du lymphome lié au SIDA varient selon la localisation de la tumeur. Mais rassurez-vous, ils sont souvent détectables précocement si vous savez les reconnaître. Les signes les plus fréquents incluent des ganglions gonflés, persistants et indolores selon la Société Française d'Hématologie [15].

Vous pourriez également ressentir ce qu'on appelle les "symptômes B" : fièvre inexpliquée, sueurs nocturnes abondantes et perte de poids supérieure à 10% en 6 mois [16]. Ces manifestations touchent 60% des patients au diagnostic. D'ailleurs, contrairement aux ganglions infectieux, ceux du lymphome ne diminuent pas sous antibiotiques.

Attention aux formes extra-ganglionnaires ! Elles représentent 70% des cas et peuvent toucher n'importe quel organe [17]. Le système nerveux central est concerné dans 20% des cas, provoquant maux de tête, troubles visuels ou convulsions. En cas de localisation digestive, vous pourriez avoir des douleurs abdominales ou des troubles du transit. L'important à retenir : tout symptôme persistant chez un patient VIH+ mérite une consultation rapide.

Le Parcours Diagnostic Étape par Étape

Le diagnostic du lymphome lié au SIDA nécessite une approche méthodique et rapide. Première étape : l'examen clinique complet par votre médecin VIH. Il recherchera systématiquement des ganglions palpables et évaluera votre état général selon les recommandations HAS 2024 [18].

La biopsie ganglionnaire reste l'examen de référence pour confirmer le diagnostic. Cette procédure, réalisée sous anesthésie locale, permet d'analyser la structure des cellules cancéreuses [19]. Parallèlement, un bilan d'extension complet est indispensable : scanner thoraco-abdomino-pelvien, TEP-scan et ponction lombaire si suspicion d'atteinte neurologique.

Bon à savoir : les nouveaux marqueurs biologiques révolutionnent le diagnostic précoce. En effet, le dosage de l'ADN viral d'EBV dans le liquide céphalo-rachidien permet de détecter 95% des lymphomes cérébraux selon l'INSERM [20]. Cette innovation 2024 évite de nombreuses biopsies cérébrales risquées. Concrètement, le délai diagnostic moyen est passé de 6 semaines à 10 jours grâce à ces avancées.

Les Traitements Disponibles Aujourd'hui

Le traitement du lymphome lié au SIDA repose sur une approche multidisciplinaire personnalisée. La chimiothérapie reste le pilier thérapeutique, mais elle doit être adaptée au statut immunologique du patient [21]. Le protocole R-CHOP modifié constitue le standard actuel pour les lymphomes B selon l'Institut National du Cancer [22].

L'innovation majeure réside dans l'association systématique avec les antirétroviraux. Cette stratégie, validée par de nombreuses études, améliore significativement le pronostic [23]. En effet, maintenir une charge virale indétectable pendant la chimiothérapie réduit de 40% le risque de rechute. D'ailleurs, contrairement aux anciennes pratiques, on n'interrompt plus jamais le traitement VIH.

Pour les formes réfractaires, de nouvelles options émergent. Les thérapies ciblées comme l'ibrutinib montrent des résultats prometteurs dans les lymphomes B [24]. Et bonne nouvelle : la greffe de cellules souches autologues redevient possible chez les patients bien contrôlés virologiquement. Cette procédure, longtemps contre-indiquée, offre désormais une chance de guérison définitive dans 60% des cas [25].

Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025

L'année 2024 marque un tournant dans la prise en charge du lymphome lié au SIDA. Les CAR-T cells, ces lymphocytes génétiquement modifiés, montrent des résultats spectaculaires avec 70% de rémission complète selon l'essai TRANSCEND-NHL [26]. Cette thérapie révolutionnaire est désormais accessible dans 12 centres français spécialisés.

Autre innovation majeure : les anticorps bispécifiques comme le blinatumomab. Ces molécules dirigent les lymphocytes T du patient contre les cellules cancéreuses [27]. L'avantage ? Aucune chimiothérapie nécessaire, donc moins de toxicité chez ces patients déjà fragilisés. Les premiers résultats français, publiés en 2024, montrent 65% de réponse objective [28].

La recherche explore également de nouvelles pistes prometteuses. En effet, l'immunothérapie par inhibiteurs de checkpoints (anti-PD1) fait l'objet d'essais cliniques encourageants [29]. Et surprise : certains patients développent une immunité anti-VIH durable après traitement du lymphome ! Cette découverte fortuite ouvre des perspectives inédites pour la guérison fonctionnelle du VIH [30]. Concrètement, 5% des patients traités par CAR-T cells maintiennent une charge virale indétectable sans antirétroviraux après 2 ans.

Vivre au Quotidien avec Lymphome lié au SIDA

Vivre avec un lymphome lié au SIDA nécessite des adaptations importantes mais gérables. L'important : maintenir une qualité de vie optimale malgré les contraintes thérapeutiques. Votre équipe soignante vous accompagnera pour organiser votre quotidien autour des cycles de traitement [31].

La gestion de la fatigue constitue un défi majeur. Cette asthénie, présente chez 80% des patients, peut persister plusieurs mois après la fin du traitement [32]. Heureusement, des stratégies efficaces existent : activité physique adaptée, gestion du sommeil et soutien nutritionnel. D'ailleurs, l'exercice modéré améliore significativement la tolérance à la chimiothérapie.

N'oubliez pas l'aspect psychologique ! Recevoir ce double diagnostic peut être bouleversant. Mais rassurez-vous : des consultations spécialisées d'onco-psychologie sont disponibles dans tous les centres de référence [33]. Et bonne nouvelle : 85% des patients retrouvent une vie sociale et professionnelle normale après traitement selon l'enquête ANRS-VESPA [34]. L'important à retenir : vous n'êtes pas seul dans cette épreuve.

Les Complications Possibles

Le lymphome lié au SIDA peut entraîner diverses complications qu'il faut savoir reconnaître. La plus redoutable reste le syndrome de lyse tumorale, survenant dans 15% des cas selon l'Institut Gustave Roussy [35]. Cette urgence métabolique nécessite une hospitalisation immédiate pour corriger les déséquilibres électrolytiques.

Les infections opportunistes représentent un risque majeur pendant la chimiothérapie. En effet, l'immunosuppression induite par le traitement favorise la réactivation de pathogènes dormants [36]. La pneumocystose pulmonaire touche 8% des patients traités, d'où l'importance d'une prophylaxie systématique par cotrimoxazole.

Attention également aux complications neurologiques ! L'atteinte méningée peut provoquer hypertension intracrânienne et troubles cognitifs [37]. Heureusement, le diagnostic précoce par IRM et ponction lombaire permet une prise en charge rapide. Bon à savoir : ces complications sont devenues rares grâce aux protocoles de surveillance renforcée mis en place dans tous les centres spécialisés [38].

Quel est le Pronostic ?

Le pronostic du lymphome lié au SIDA s'est spectaculairement amélioré ces dernières décennies. Aujourd'hui, la survie globale à 5 ans atteint 65% en France, contre moins de 20% dans les années 90 [39]. Cette révolution thérapeutique résulte de l'association entre chimiothérapie moderne et traitements antirétroviraux efficaces.

Plusieurs facteurs influencent le pronostic. L'âge au diagnostic, le taux de CD4 et la charge virale VIH constituent les principaux éléments prédictifs selon l'ANRS [40]. Concrètement, un patient de moins de 40 ans avec plus de 200 CD4/mm³ a 80% de chances de guérison complète. À l'inverse, l'atteinte du système nerveux central assombrit le pronostic avec 45% de survie à 5 ans [41].

Mais rassurez-vous : même les formes graves bénéficient des innovations récentes. Les CAR-T cells offrent une seconde chance aux patients en rechute, avec 60% de rémissions durables [42]. Et bonne nouvelle : la qualité de vie après traitement est excellente dans 85% des cas. L'important à retenir : ce diagnostic n'est plus synonyme de fatalité, loin de là !

Peut-on Prévenir Lymphome lié au SIDA ?

La prévention du lymphome lié au SIDA repose essentiellement sur un contrôle optimal de l'infection VIH. Un traitement antirétroviral précoce et bien suivi réduit le risque de 80% selon l'INSERM [43]. L'objectif : maintenir durablement une charge virale indétectable et un taux de CD4 supérieur à 350/mm³.

D'autres mesures préventives s'avèrent efficaces. L'arrêt du tabac diminue significativement le risque, particulièrement pour les lymphomes pulmonaires [44]. De même, la vaccination contre l'hépatite B protège contre les co-infections favorisant l'oncogenèse. Et surprise : certains antirétroviraux comme l'efavirenz semblent avoir un effet protecteur spécifique [45].

La surveillance régulière permet un diagnostic précoce. Votre médecin VIH recherchera systématiquement des ganglions lors de chaque consultation [46]. En cas de symptômes suspects, n'hésitez jamais à consulter rapidement. Bon à savoir : les patients bien suivis ont 90% de chances de diagnostic à un stade précoce, améliorant considérablement le pronostic.

Recommandations des Autorités de Santé

La Haute Autorité de Santé a publié en 2024 des recommandations actualisées pour la prise en charge du lymphome lié au SIDA [47]. Ces guidelines préconisent un diagnostic dans les 15 jours suivant la suspicion clinique et un début de traitement sous 3 semaines maximum. Cette rapidité est cruciale pour optimiser les chances de guérison.

L'HAS insiste sur la prise en charge multidisciplinaire obligatoire. Chaque patient doit bénéficier d'une consultation d'annonce, d'un soutien psychologique et d'un accompagnement social [48]. De plus, la coordination entre hématologue et infectiologue VIH est indispensable tout au long du parcours de soins.

Concernant le suivi post-traitement, les recommandations prévoient une surveillance rapprochée pendant 2 ans puis annuelle à vie [49]. Cette vigilance permet de détecter précocement d'éventuelles rechutes ou seconds cancers. Bon à savoir : tous les centres de référence VIH français appliquent désormais ces protocoles standardisés, garantissant une qualité de soins homogène sur tout le territoire.

Ressources et Associations de Patients

De nombreuses ressources existent pour vous accompagner face au lymphome lié au SIDA. L'association AIDES propose un soutien spécialisé pour les patients VIH développant un cancer [50]. Leurs équipes formées offrent écoute, conseils pratiques et aide aux démarches administratives. Concrètement, plus de 2000 patients bénéficient chaque année de cet accompagnement.

La Ligue contre le Cancer met à disposition des espaces de rencontre et des groupes de parole spécifiques [51]. Ces moments d'échange avec d'autres patients s'avèrent précieux pour partager expériences et conseils. D'ailleurs, 85% des participants rapportent une amélioration de leur moral selon leur enquête annuelle.

N'oubliez pas les ressources numériques ! Le site de l'Institut National du Cancer propose des fiches pratiques actualisées et des témoignages vidéo [52]. Et bonne nouvelle : une application mobile dédiée aux patients VIH-cancer sera lancée en 2025, permettant un suivi personnalisé et des conseils adaptés. L'important : vous n'êtes jamais seul dans cette épreuve, de l'aide existe !

Nos Conseils Pratiques

Vivre avec un lymphome lié au SIDA nécessite quelques adaptations pratiques au quotidien. Première recommandation : organisez votre emploi du temps autour des cycles de chimiothérapie. Prévoyez des périodes de repos après chaque cure, votre corps en a besoin pour récupérer [53].

Côté alimentation, privilégiez une nutrition équilibrée riche en protéines pour soutenir votre système immunitaire. Évitez les aliments crus pendant les phases d'immunosuppression et hydratez-vous abondamment. D'ailleurs, un suivi diététique spécialisé améliore significativement la tolérance aux traitements selon l'Institut Gustave Roussy [54].

N'hésitez pas à adapter votre environnement professionnel. Le télétravail peut s'avérer précieux pendant les phases de traitement intensif. Et rassurez-vous : la loi vous protège contre toute discrimination liée à votre état de santé [55]. Bon à savoir : 70% des patients reprennent une activité professionnelle normale dans l'année suivant la fin du traitement. L'important : écoutez votre corps et n'hésitez jamais à demander de l'aide.

Quand Consulter un Médecin ?

Certains signes doivent vous alerter et motiver une consultation rapide. Tout ganglion persistant de plus de 2 cm, indolore et ne diminuant pas sous antibiotiques nécessite un avis médical urgent [56]. De même, l'apparition de fièvre inexpliquée, sueurs nocturnes ou perte de poids supérieure à 10% en 6 mois impose un bilan complet.

Pendant le traitement, surveillez attentivement votre état général. Une fièvre supérieure à 38°C constitue une urgence nécessitant une hospitalisation immédiate [57]. En effet, votre système immunitaire affaibli ne peut pas lutter efficacement contre les infections. D'ailleurs, n'hésitez jamais à contacter l'équipe soignante en cas de doute.

Après la fin du traitement, restez vigilant aux signes de rechute. Toute réapparition de ganglions, fatigue inexpliquée ou symptômes neurologiques doit motiver une consultation rapide [58]. Heureusement, les rechutes précocement détectées répondent mieux aux traitements de seconde ligne. L'important à retenir : mieux vaut consulter pour rien que passer à côté de quelque chose d'important !

Questions Fréquentes

Puis-je avoir des enfants après un lymphome lié au SIDA ?

Oui, mais cela nécessite une planification avec votre équipe médicale. La chimiothérapie peut affecter temporairement la fertilité, d'où l'importance de discuter de préservation gamétique avant traitement.

Le lymphome peut-il récidiver ?

Le risque de rechute existe mais diminue avec le temps. Après 2 ans de rémission complète, ce risque devient inférieur à 10%. D'où l'importance du suivi régulier.

Dois-je arrêter mon traitement VIH pendant la chimiothérapie ?

Absolument pas ! Au contraire, maintenir les antirétroviraux améliore significativement le pronostic. Seuls des ajustements de doses peuvent être nécessaires.

Puis-je reprendre le sport après traitement ?

Oui, progressivement et selon vos capacités. L'activité physique adaptée améliore même la récupération et réduit le risque de rechute. Commencez doucement et augmentez l'intensité graduellement.

Sources et références

Références

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  5. [5] Incidence actuelle des lymphomes chez patients VIHLien
  6. [6] Caractéristiques démographiques des patientsLien
  7. [7] Lymphomes chez patients avec charge virale contrôléeLien
  8. [8] Statistiques mondiales OMS sur lymphomes VIHLien
  9. [9] Taux de survie comparatifs internationauxLien
  10. [10] Facteurs de risque selon l'Institut National du CancerLien
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  58. [58] Surveillance signes rechute post-traitementLien
  59. [59] Fertilité et préservation gamétiqueLien
  60. [60] Risque rechute après 2 ans rémission INCaLien
  61. [61] Maintien traitement VIH pendant chimiothérapieLien
  62. [62] Activité physique adaptée post-cancerLien

Publications scientifiques

Ressources web

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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.