Infertilité féminine : définition, causes et principes de l’évaluation

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Infertilité féminine par ville
L’infertilité correspond à l’absence de conception après une certaine durée de tentatives, mais ce constat ne permet pas à lui seul d’identifier l’origine de la difficulté. [1] Une conception spontanée nécessite au minimum une ovulation, des spermatozoïdes capables de féconder un ovocyte, des trompes perméables et un endomètre permettant l’implantation de l’embryon. [1] Une difficulté à concevoir peut donc être liée à plusieurs mécanismes, féminins ou masculins, qui peuvent aussi être associés. [1] [2]
Comment l’infertilité est-elle définie ?
La synthèse américaine disponible définit l’infertilité par l’absence de conception après un an de rapports sexuels non protégés ou d’inséminations avec donneur avant 35 ans, et après six mois au-delà de 35 ans. [1] Ces délais sont des conventions utilisées pour engager une évaluation et ne précisent ni la cause ni les chances individuelles de grossesse. [1] La recherche d’une cause peut être complexe, car l’infertilité est hétérogène et la reproduction dépend de plusieurs étapes biologiques successives. [1]
Quelles peuvent être les causes féminines ?
Les causes féminines peuvent concerner l’ovulation ou les ovocytes, les trompes, l’utérus ou l’endomètre. [1] Les anomalies anatomiques ou mécaniques comprennent notamment l’obstruction des trompes et les adhérences pelviennes. [2] Des infections peuvent favoriser une maladie inflammatoire pelvienne, en particulier lorsqu’elles sont dues à Chlamydia trachomatis, et contribuer ainsi à l’infertilité. [2] L’endométriose est une maladie inflammatoire chronique dépendante des œstrogènes qui est associée à l’infertilité. [2] Le syndrome des ovaires polykystiques est un trouble endocrinien hétérogène associé à des perturbations de l’ovulation, des hormones et du métabolisme. [2] Les fibromes sont des tumeurs bénignes de l’utérus dont l’effet éventuel sur la fertilité dépend de leurs caractéristiques cliniques. [2] Des troubles hormonaux, certains processus tumoraux et plusieurs mécanismes simultanés peuvent également intervenir, tandis que certaines infertilités restent sans cause clairement identifiée. [2]
Pourquoi les symptômes ne suffisent-ils pas au diagnostic ?
Les maladies pouvant altérer la fertilité ne présentent pas toutes les mêmes manifestations ni les mêmes mécanismes. [2] L’endométriose, le syndrome des ovaires polykystiques et les fibromes sont ainsi des maladies distinctes, même si chacune peut être associée à une difficulté de conception. [2] La présence d’une de ces maladies ne suffit donc pas à expliquer automatiquement une infertilité, et l’absence de conception ne désigne pas automatiquement une cause féminine. [1] [2]
Quels éléments peuvent être étudiés pendant l’évaluation ?
L’évaluation cherche à déterminer quelles étapes de la reproduction peuvent être perturbées plutôt qu’à attribuer d’emblée la difficulté à un seul organe. [1] Elle peut notamment considérer l’ovulation, la qualité et le nombre des ovocytes, la perméabilité des trompes, l’anatomie pelvienne, l’utérus, l’endomètre et les spermatozoïdes. [1] L’hormone anti-müllérienne et le compte des follicules antraux sont des marqueurs utilisés pour apprécier la réserve ovarienne et la réponse ovarienne attendue à une stimulation. [1] Ces marqueurs n’explorent toutefois qu’une partie d’un processus qui comprend aussi la fécondation, le développement embryonnaire et l’implantation. [1] Le contenu précis du bilan et son organisation en France ne peuvent pas être détaillés à partir des documents disponibles. [1]
Quels facteurs peuvent influencer la fertilité ?
L’avancée en âge s’accompagne d’une diminution de la réserve ovarienne, c’est-à-dire du nombre d’ovocytes disponibles. [1] La qualité ovocytaire diminue également avec l’âge, avec une augmentation associée des anomalies du nombre de chromosomes. [1] Le tabac, l’alcool, l’obésité et l’exposition à une chimiothérapie cytotoxique figurent parmi les facteurs susceptibles de contribuer à une altération de la fertilité. [1] La diversité et l’intrication des causes signifient cependant que toutes les infertilités ne peuvent pas être prévenues par une modification du mode de vie. [1] [2]
Les vaccins contre la COVID-19 provoquent-ils une infertilité féminine ?
La revue de preuves disponible n’a pas mis en évidence d’effet défavorable des vaccins contre la COVID-19 sur la fertilité dans les études examinées. [1] Les études ont notamment analysé la réserve ovarienne, le nombre d’ovocytes recueillis, la fécondation, le développement embryonnaire, l’implantation et la probabilité de conception par cycle. [1] Le comité a conclu que les données allaient à l’encontre d’un lien causal entre l’infertilité féminine et les vaccins BNT162b2 ou mRNA-1273. [1] Les données étaient en revanche insuffisantes pour accepter ou exclure un lien causal avec Ad26.COV2.S, qui avait été très peu étudié. [1] Aucune étude n’avait évalué le lien entre NVX-CoV2373 et l’infertilité féminine dans cette revue. [1]
Que sait-on du microbiote et de l’infertilité féminine ?
Des modifications du microbiote intestinal ont été observées en association avec le syndrome des ovaires polykystiques, l’endométriose et les fibromes. [2] Les résultats sont plus cohérents pour le syndrome des ovaires polykystiques et l’endométriose que pour les fibromes. [2] Ces associations ne démontrent pas que les modifications du microbiote causent l’infertilité. [2] L’intérêt diagnostique du microbiote reste incertain et les données actuelles ne permettent pas d’établir des protocoles standardisés fondés sur les probiotiques, les prébiotiques, l’alimentation ou la transplantation de microbiote fécal. [2]
Quelles peuvent être les conséquences personnelles ?
L’infertilité peut avoir des répercussions psychosociales importantes en plus de ses dimensions biologiques. [2] La complexité des causes et ces répercussions plaident pour une prise en charge globale, mais les modalités concrètes de cet accompagnement ne sont pas décrites dans les passages disponibles. [2]
Sources et références
[1] Female Infertility and COVID-19 Vaccines - Evidence Review of the Adverse Effects of COVID-19 Vaccination and Intramuscular Vaccine Administration - NCBI Bookshelf
www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16
[2] Gut Dysbiosis in Selected Gynecological Diseases Associated with Female Infertility: A Scoping Review
www.ebi.ac.uk · Version : 2026-08-29 · Consulté le 2026-09-16
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