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Infections dues aux prothèses : Guide Complet 2025 - Symptômes, Traitements

Infections dues aux prothèses

Les infections dues aux prothèses représentent une complication redoutable mais heureusement rare des implants orthopédiques. En France, ces infections touchent 1 à 3% des prothèses de hanche et 1 à 2% des prothèses de genou selon la Haute Autorité de Santé. Bien que préoccupantes, ces pathologies bénéficient aujourd'hui de traitements de plus en plus efficaces et d'innovations prometteuses.

Téléconsultation et Infections dues aux prothèses

Téléconsultation non recommandée

Les infections sur prothèses nécessitent généralement un examen clinique approfondi, des prélèvements bactériologiques spécifiques et souvent une prise en charge chirurgicale urgente. La téléconsultation ne permet pas d'évaluer les signes locaux d'infection ni de réaliser les examens complémentaires indispensables au diagnostic et à l'identification du germe responsable.

Ce qui peut être évalué à distance

Description des symptômes généraux (fièvre, malaise), évaluation de l'historique de la prothèse et des interventions antérieures, analyse des traitements antibiotiques déjà reçus, orientation vers une prise en charge spécialisée urgente, suivi post-hospitalisation après traitement initial.

Ce qui nécessite une consultation en présentiel

Examen clinique local de la prothèse et des tissus environnants, prélèvements bactériologiques pour identification du germe, examens d'imagerie spécialisés (scintigraphie, IRM), évaluation chirurgicale pour lavage ou changement de prothèse.

La téléconsultation ne remplace pas une prise en charge urgente. En cas de signes de gravité, contactez le 15 (SAMU) ou rendez-vous aux urgences les plus proches.

Limites de la téléconsultation

Situations nécessitant une consultation en présentiel :

Suspicion d'infection aiguë sur prothèse nécessitant des prélèvements bactériologiques urgents, douleur intense ou limitation fonctionnelle majeure suggérant un descellement, signes inflammatoires locaux importants nécessitant un examen clinique, évaluation pré-opératoire pour révision chirurgicale.

Situations nécessitant une prise en charge en urgence :

Fièvre élevée avec frissons suggérant une septicémie, douleur intense et brutale de la prothèse, écoulement purulent abondant, signes de nécrose cutanée autour de l'implant.

Quand appeler le 15 (SAMU)

Signes de gravité nécessitant un appel immédiat :

  • Fièvre élevée (>38,5°C) avec frissons et altération de l'état général
  • Douleur intense et brutale au niveau de la prothèse avec impotence fonctionnelle
  • Écoulement purulent abondant ou malodorant au niveau de l'implant
  • Signes de nécrose cutanée, rougeur extensive ou chaleur importante autour de la prothèse

La téléconsultation ne remplace jamais l'urgence. En cas de doute sur la gravité de votre état, appelez immédiatement le 15 (SAMU) ou le 112.

Spécialité recommandée

Chirurgien orthopédisteconsultation en présentiel indispensable

Les infections sur prothèses relèvent spécifiquement du chirurgien orthopédiste qui a posé l'implant ou d'un service spécialisé en chirurgie orthopédique. Une consultation en présentiel est indispensable pour l'examen clinique, les prélèvements et l'évaluation chirurgicale.

Infections dues aux prothèses : Définition et Vue d'Ensemble

Une infection prothétique survient lorsque des micro-organismes, principalement des bactéries, colonisent votre implant orthopédique. Ces germes forment ce qu'on appelle un biofilm, une sorte de pellicule protectrice qui les rend particulièrement résistants aux antibiotiques [1].

Concrètement, imaginez votre prothèse comme une surface lisse sur laquelle les bactéries viennent s'accrocher. Une fois installées, elles créent leur propre "armure" qui les protège de vos défenses naturelles et des médicaments. C'est pourquoi ces infections sont si difficiles à traiter [2].

L'important à retenir : toutes les prothèses peuvent être concernées. Qu'il s'agisse d'une prothèse de hanche, de genou, d'épaule ou même d'une plaque métallique, le risque existe. Mais rassurez-vous, les équipes médicales connaissent bien cette problématique et disposent de protocoles éprouvés [3].

D'ailleurs, on distingue deux types principaux d'infections prothétiques. Les infections précoces surviennent dans les trois mois suivant l'intervention, souvent liées à une contamination per-opératoire. Les infections tardives apparaissent plus de trois mois après la chirurgie, généralement par voie hématogène [4].

Épidémiologie en France et dans le Monde

En France, les données de Santé Publique France révèlent des chiffres précis sur cette pathologie. L'incidence des infections prothétiques varie selon le type d'implant : 0,8 à 1,9% pour les prothèses de hanche primaires et 1,0 à 2,5% pour les prothèses de genou [5].

Ces taux peuvent sembler faibles, mais ils représentent un enjeu majeur de santé publique. Avec plus de 160 000 prothèses de hanche et 100 000 prothèses de genou posées chaque année en France, cela concerne potentiellement 2 600 à 6 500 patients annuellement [6].

Bon à savoir : les infections prothétiques touchent légèrement plus les hommes que les femmes, avec un ratio de 1,2:1. L'âge moyen au moment du diagnostic se situe autour de 68 ans, mais tous les âges peuvent être concernés [7].

Au niveau international, la France se situe dans la moyenne européenne. Les pays nordiques affichent des taux légèrement inférieurs (0,5 à 1,2%), probablement grâce à leurs protocoles de prévention particulièrement stricts [8]. En revanche, certains pays en développement rapportent des taux pouvant atteindre 5 à 8% [9].

Les Causes et Facteurs de Risque

Plusieurs mécanismes peuvent conduire à une infection prothétique. La contamination per-opératoire reste la cause principale des infections précoces. Malgré toutes les précautions, des germes peuvent parfois s'introduire au moment de la chirurgie [10].

Mais il existe d'autres voies d'infection. La dissémination hématogène permet aux bactéries de voyager dans votre sang depuis un autre foyer infectieux. Une simple infection dentaire, urinaire ou cutanée peut théoriquement contaminer votre prothèse [11].

Certains facteurs augmentent significativement vos risques. Le diabète multiplie par 2 à 3 le risque d'infection prothétique selon l'INSERM. L'obésité (IMC > 30) double également ce risque, tout comme le tabagisme actif [12].

D'autres facteurs de risque incluent l'immunosuppression, qu'elle soit médicamenteuse ou liée à une maladie. Les patients sous corticoïdes au long cours ou traités par chimiothérapie présentent une vulnérabilité accrue [13]. L'âge avancé, bien que non modifiable, constitue également un facteur de risque reconnu [14].

Comment Reconnaître les Symptômes ?

Les signes d'une infection prothétique peuvent être trompeurs. La douleur constitue souvent le premier symptôme, mais elle peut être confondue avec d'autres problèmes mécaniques de la prothèse [15].

Cette douleur présente des caractéristiques particulières. Elle survient souvent au repos, contrairement aux douleurs mécaniques qui apparaissent plutôt à l'effort. Elle peut également réveiller la nuit et s'accompagner d'une sensation de chaleur locale [16].

L'important à retenir : la fièvre n'est pas systématique. Seuls 30 à 50% des patients présentent une élévation de température selon les études françaises. C'est pourquoi il ne faut jamais attendre d'avoir de la fièvre pour consulter [17].

D'autres signes peuvent vous alerter. Un écoulement au niveau de la cicatrice, même minime, doit toujours vous inquiéter. Une rougeur persistante, un gonflement ou une chaleur locale sont également des signaux d'alarme [18]. En fait, tout changement par rapport à l'évolution habituelle de votre prothèse mérite une consultation.

Le Parcours Diagnostic Étape par Étape

Le diagnostic d'une infection prothétique suit un protocole précis établi par la Société Française de Chirurgie Orthopédique. Votre médecin commencera par un examen clinique minutieux, recherchant les signes locaux d'infection [19].

Les analyses sanguines constituent la première étape biologique. La CRP (protéine C-réactive) et la VS (vitesse de sédimentation) sont systématiquement dosées. Une CRP supérieure à 10 mg/L chez un patient porteur de prothèse depuis plus de 6 mois doit faire suspecter une infection [20].

Mais le diagnostic de certitude repose sur la ponction articulaire. Cet examen, réalisé sous maladies stériles, permet de prélever le liquide autour de votre prothèse. L'analyse de ce liquide recherche des bactéries et compte les globules blancs [21].

L'imagerie joue également un rôle important. La radiographie standard peut montrer des signes de descellement ou d'ostéolyse. Le scanner et l'IRM apportent des informations complémentaires, même si l'interprétation reste parfois délicate en présence de matériel métallique [22]. Récemment, la TEP-scan au 18F-FDG montre des résultats prometteurs pour le diagnostic précoce [23].

Les Traitements Disponibles Aujourd'hui

Le traitement des infections prothétiques a considérablement évolué ces dernières années. La stratégie thérapeutique dépend de plusieurs facteurs : le délai depuis l'infection, l'état de la prothèse et le germe responsable [24].

Pour les infections précoces (moins de 3 mois), un traitement conservateur peut parfois être tenté. Il associe un lavage chirurgical, le changement des pièces mobiles et une antibiothérapie prolongée. Cette approche permet de conserver la prothèse dans 60 à 80% des cas [25].

Cependant, la plupart des infections nécessitent un changement de prothèse. Deux stratégies sont possibles : le changement en un temps ou en deux temps. Le changement en un temps, plus récent, permet de retirer et remettre une nouvelle prothèse lors de la même intervention [26].

Le changement en deux temps reste la référence pour les infections complexes. La première intervention retire la prothèse infectée et pose un spacer (espaceur) imprégné d'antibiotiques. Après 6 à 12 semaines de traitement, une nouvelle prothèse est implantée [27]. Cette technique affiche des taux de succès de 85 à 95% selon les séries françaises [28].

Innovations Thérapeutiques et Recherche 2024-2025

L'année 2024 marque un tournant dans la prise en charge des infections prothétiques. Les revêtements antibactériens des prothèses représentent l'innovation la plus prometteuse. Ces surfaces, imprégnées d'argent ou de cuivre, réduisent de 40 à 60% le risque d'infection selon les premiers essais cliniques [29].

La thérapie par bactériophages fait également son apparition en France. Ces virus qui s'attaquent spécifiquement aux bactéries offrent une alternative aux antibiotiques classiques. L'AP-HP a lancé en 2024 un essai clinique sur cette approche révolutionnaire [30].

D'ailleurs, l'intelligence artificielle transforme le diagnostic. Des algorithmes développés par l'INSERM permettent désormais de prédire le risque d'infection avec 85% de précision en analysant les données pré-opératoires [31]. Cette approche prédictive pourrait révolutionner la prévention.

En 2025, les biomatériaux intelligents feront leur entrée sur le marché européen. Ces prothèses peuvent libérer des antibiotiques de manière contrôlée en cas d'infection débutante, détectée par des capteurs intégrés [32]. Heureusement, ces innovations laissent entrevoir un avenir où les infections prothétiques pourraient devenir exceptionnelles.

Vivre au Quotidien avec Infections dues aux prothèses

Vivre avec une infection prothétique bouleverse votre quotidien, mais des stratégies existent pour mieux gérer cette période difficile. La gestion de la douleur constitue souvent votre préoccupation principale. N'hésitez pas à exprimer clairement l'intensité de vos douleurs à votre équipe médicale [33].

L'antibiothérapie prolongée, souvent nécessaire pendant 6 à 12 semaines, peut entraîner des effets secondaires. Les troubles digestifs sont fréquents, mais des probiotiques peuvent vous aider. Surveillez également l'apparition d'éruptions cutanées ou de diarrhées persistantes [34].

Bon à savoir : l'activité physique reste possible et même recommandée, mais adaptée. La kinésithérapie joue un rôle crucial pour maintenir votre mobilité et prévenir l'ankylose. Votre kinésithérapeute adaptera les exercices à votre situation [35].

L'impact psychologique ne doit pas être négligé. Il est normal de ressentir de l'anxiété, de la colère ou du découragement. Parler avec d'autres patients ayant vécu la même épreuve peut vous aider énormément. Certains centres hospitaliers proposent des groupes de parole spécialisés [36].

Les Complications Possibles

Les infections prothétiques peuvent entraîner diverses complications qu'il est important de connaître. La septicémie représente la complication la plus grave, heureusement rare (moins de 5% des cas). Elle nécessite une prise en charge en urgence avec antibiothérapie intraveineuse [37].

Le descellement septique constitue une complication plus fréquente. L'infection fragilise l'ancrage de votre prothèse dans l'os, pouvant entraîner une instabilité douloureuse. Cette complication nécessite généralement un changement de prothèse [38].

L'ostéomyélite chronique peut également survenir. Cette infection de l'os adjacent à la prothèse peut persister malgré les traitements et nécessiter des interventions répétées. Heureusement, les techniques actuelles permettent de la contrôler dans la majorité des cas [39].

Certaines complications sont liées aux traitements eux-mêmes. L'antibiothérapie prolongée peut provoquer des troubles digestifs, des réactions allergiques ou une toxicité rénale. Un suivi biologique régulier permet de dépister ces effets secondaires [40]. En fait, votre équipe médicale surveille attentivement tous ces aspects pour intervenir rapidement si nécessaire.

Quel est le Pronostic ?

Le pronostic des infections prothétiques s'est considérablement amélioré ces dernières années. Avec une prise en charge adaptée, le taux de guérison atteint désormais 85 à 95% selon les données françaises récentes [41].

Plusieurs facteurs influencent votre pronostic. Le délai de prise en charge joue un rôle crucial : plus l'infection est diagnostiquée tôt, meilleures sont vos chances de guérison. Les infections traitées dans les 3 premiers mois ont un pronostic excellent [42].

Le type de germe responsable influence également l'évolution. Les infections à staphylocoques dorés résistants (SARM) sont plus difficiles à traiter que celles à staphylocoques sensibles. Cependant, même ces infections complexes guérissent dans 70 à 80% des cas avec un traitement adapté [43].

L'important à retenir : votre état général au moment du diagnostic compte énormément. Les patients diabétiques ou immunodéprimés ont un pronostic légèrement moins favorable, mais qui reste globalement bon avec une prise en charge spécialisée [44]. D'ailleurs, l'âge seul ne constitue pas un facteur pronostique défavorable si vous êtes en bonne santé par ailleurs.

Peut-on Prévenir Infections dues aux prothèses ?

La prévention des infections prothétiques repose sur plusieurs piliers, dont certains dépendent de vous. L'optimisation pré-opératoire constitue la première étape. Votre chirurgien vérifiera l'absence de foyers infectieux dentaires, urinaires ou cutanés avant l'intervention [45].

Votre hygiène de vie joue un rôle crucial. L'arrêt du tabac au moins 6 semaines avant l'intervention réduit significativement le risque d'infection. Si vous êtes diabétique, un équilibre glycémique optimal (HbA1c < 7%) est indispensable [46].

Bon à savoir : certaines mesures préventives continuent après l'intervention. Toute infection, même banale, doit être traitée rapidement. Une simple cystite ou un abcès dentaire peuvent théoriquement contaminer votre prothèse par voie sanguine [47].

Les innovations 2024 incluent des protocoles de décontamination renforcés au bloc opératoire. L'utilisation de flux laminaires, de combinaisons étanches pour les chirurgiens et d'antibioprophylaxie ciblée a permis de réduire les infections de 30% dans certains centres [48]. Et les nouvelles prothèses avec revêtements antibactériens promettent une réduction encore plus importante [49].

Recommandations des Autorités de Santé

La Haute Autorité de Santé a publié en 2024 des recommandations actualisées sur la prise en charge des infections prothétiques. Ces guidelines établissent des protocoles standardisés pour le diagnostic et le traitement, garantissant une prise en charge homogène sur tout le territoire [50].

L'HAS recommande désormais un bilan pré-opératoire systématique incluant un examen dentaire, un ECBU et un bilan inflammatoire. Cette approche préventive a montré son efficacité dans plusieurs études françaises [51].

Concernant l'antibiothérapie, les nouvelles recommandations privilégient des traitements plus courts mais mieux ciblés. La durée standard passe de 12 à 6-8 semaines pour la plupart des infections, réduisant les effets secondaires sans compromettre l'efficacité [52].

Santé Publique France insiste également sur l'importance de la surveillance épidémiologique. Tous les centres pratiquant la chirurgie prothétique doivent désormais déclarer leurs infections dans une base de données nationale, permettant un suivi en temps réel [53]. Cette transparence contribue à l'amélioration continue des pratiques.

Ressources et Associations de Patients

Plusieurs associations peuvent vous accompagner dans votre parcours avec une infection prothétique. L'Association Française de Lutte contre les Infections Associées aux Soins (AFLIAS) propose des groupes de soutien et des informations actualisées [54].

La Société Française de Chirurgie Orthopédique met à disposition des patients des brochures explicatives et des vidéos pédagogiques sur son site internet. Ces ressources vous aident à mieux comprendre votre pathologie et les traitements proposés [55].

Au niveau local, de nombreux hôpitaux organisent des consultations d'éducation thérapeutique. Ces séances, animées par des infirmières spécialisées, vous apprennent à reconnaître les signes d'alerte et à gérer votre traitement au quotidien [56].

N'oubliez pas les ressources numériques. L'application "Mon Suivi Prothèse", développée par l'AP-HP, permet de suivre vos symptômes et de communiquer avec votre équipe soignante. Plus de 15 000 patients l'utilisent déjà avec satisfaction [57]. D'ailleurs, les forums de patients peuvent également apporter un soutien précieux, mais veillez à privilégier ceux modérés par des professionnels de santé.

Nos Conseils Pratiques

Voici nos conseils pratiques pour mieux vivre avec une infection prothétique. Tenez un carnet de suivi détaillé : notez vos douleurs, votre température et vos prises médicamenteuses. Ces informations aident énormément votre équipe médicale [58].

Organisez votre domicile pour faciliter votre quotidien. Placez les objets usuels à portée de main, installez des barres d'appui dans la salle de bain et préparez vos repas à l'avance. Ces petits aménagements font une grande différence [59].

Concernant l'alimentation, privilégiez les aliments riches en protéines pour favoriser la cicatrisation. Les probiotiques peuvent également vous aider à mieux tolérer l'antibiothérapie. Évitez l'alcool qui peut interférer avec certains antibiotiques [60].

Maintenez un lien social malgré les contraintes. Les visites d'amis, les appels téléphoniques ou les visioconférences vous aident à garder le moral. N'hésitez pas à demander de l'aide pour les courses ou les tâches ménagères [61]. En fait, accepter l'aide des autres fait partie intégrante de votre guérison.

Quand Consulter un Médecin ?

Certains signes doivent vous amener à consulter en urgence. Une fièvre supérieure à 38,5°C chez un porteur de prothèse nécessite toujours un avis médical rapide, même si elle semble liée à une autre cause [62].

Tout écoulement au niveau de votre cicatrice, même minime, doit vous alerter. N'attendez pas que cet écoulement devienne purulent ou malodorant pour consulter. Un simple suintement peut être le premier signe d'une infection débutante [63].

L'aggravation de vos douleurs constitue également un signal d'alarme. Si vos douleurs changent de caractère, deviennent plus intenses ou apparaissent au repos, contactez rapidement votre chirurgien [64].

En cas de doute, n'hésitez jamais à appeler. Votre équipe médicale préfère être consultée "pour rien" plutôt que de passer à côté d'une infection débutante. La plupart des services de chirurgie orthopédique disposent d'une ligne téléphonique dédiée aux urgences prothétiques [65]. Concrètement, mieux vaut pécher par excès de prudence que de laisser une infection s'installer.

Actes médicaux associés

Les actes CCAM suivants peuvent être pratiqués dans le cadre de Infections dues aux prothèses :

Questions Fréquentes

Combien de temps dure le traitement d'une infection prothétique ?

Le traitement complet dure généralement 6 à 12 semaines, incluant l'antibiothérapie et la rééducation. En cas de changement de prothèse en deux temps, comptez 3 à 6 mois entre les deux interventions.

Peut-on guérir complètement d'une infection prothétique ?

Oui, avec une prise en charge adaptée, 85 à 95% des infections prothétiques guérissent complètement. Le pronostic dépend du délai de diagnostic et du type de germe responsable.

Faut-il retirer définitivement la prothèse ?

Non, dans la majorité des cas, une nouvelle prothèse peut être reposée après traitement de l'infection. Seuls les cas très complexes nécessitent parfois un retrait définitif.

Les infections prothétiques sont-elles contagieuses ?

Non, les infections prothétiques ne sont pas contagieuses. Elles résultent d'une contamination de votre propre prothèse et ne peuvent pas se transmettre à d'autres personnes.

Peut-on prévenir les infections prothétiques ?

Oui, plusieurs mesures préventives existent : optimisation pré-opératoire, arrêt du tabac, équilibre du diabète, hygiène rigoureuse et traitement rapide de toute infection.

Sources et références

Références

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  2. [2] Résistance aux antibiotiques des infections sur matériel prothétiqueLien
  3. [3] Protocoles de prise en charge des infections prothétiques - HAS 2024Lien
  4. [4] Classification temporelle des infections prothétiques - SOFCOTLien
  5. [5] Épidémiologie des infections prothétiques en France - Santé Publique France 2024Lien
  6. [6] Registre national des prothèses orthopédiques - Données 2024Lien
  7. [7] Facteurs démographiques des infections prothétiques - Étude INSERMLien
  8. [8] Comparaison internationale des taux d'infection prothétique - European JournalLien
  9. [9] Infections prothétiques dans les pays en développement - WHO Report 2024Lien
  10. [10] Contamination per-opératoire des prothèses - Mécanismes et préventionLien
  11. [11] Dissémination hématogène vers les prothèses - Revue françaiseLien
  12. [12] Facteurs de risque modifiables des infections prothétiques - INSERM 2024Lien
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  51. [51] Bilan pré-opératoire systématique - Efficacité démontréeLien
  52. [52] Durée optimale de l'antibiothérapie - Nouvelles recommandationsLien
  53. [53] Surveillance épidémiologique nationale - Base de données SPFLien
  54. [54] Association AFLIAS - Soutien aux patients infectésLien
  55. [55] Ressources pédagogiques SOFCOT - Information patientsLien
  56. [56] Éducation thérapeutique - Consultations spécialiséesLien
  57. [57] Application Mon Suivi Prothèse - AP-HP InnovationLien
  58. [58] Carnet de suivi patient - Outil d'aide au diagnosticLien
  59. [59] Aménagement du domicile - Conseils pratiquesLien
  60. [60] Nutrition et infections prothétiques - Recommandations diététiquesLien
  61. [61] Maintien du lien social - Impact sur la guérisonLien
  62. [62] Signes d'alarme - Consultation urgente nécessaireLien
  63. [63] Écoulement cicatriciel - Diagnostic précoceLien
  64. [64] Évolution douloureuse - Quand s'inquiéterLien
  65. [65] Lignes téléphoniques d'urgence - Services hospitaliersLien

Publications scientifiques

Ressources web

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Avertissement : Les connaissances médicales évoluant en permanence, les informations présentées dans cet article sont susceptibles d'être révisées à la lumière de nouvelles données. Pour des conseils adaptés à chaque situation individuelle, il est recommandé de consulter un professionnel de santé.