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Infections à pneumovirus : métapneumovirus humain, VRS et bronchiolite

Dans cette fiche, l’expression « infections à pneumovirus » sert de regroupement pratique pour présenter principalement l’infection par le métapneumovirus humain et la bronchiolite souvent liée au VRS ; elle ne désigne pas ici une maladie unique ni un inventaire exhaustif de la famille des Pneumoviridae. [3] [2] Le métapneumovirus humain appartient à la famille des Pneumoviridae, tout comme le virus respiratoire syncytial, ou VRS. [3] Ces virus peuvent provoquer une infection ressemblant à un rhume, mais aussi une bronchiolite, une bronchite ou une pneumonie dans les formes plus importantes. [3] Leurs symptômes se ressemblent et ne permettent généralement pas d'identifier seul le virus responsable. [3]

Quels symptômes peuvent provoquer ces infections ?

L'infection par le métapneumovirus humain entraîne le plus souvent une toux, de la fièvre, des maux de gorge, un nez qui coule ou qui est bouché, des courbatures ou des maux de tête. [3] Une respiration sifflante, des difficultés à respirer, des douleurs thoraciques, des vertiges, une grande fatigue, une déshydratation ou une fièvre persistante qui ne s'améliore pas peuvent accompagner une forme plus grave. [3]

La bronchiolite touche principalement les bébés et les enfants de moins de 2 ans et débute souvent par des signes proches d'un rhume, comme des éternuements, un nez bouché ou qui coule et une légère fièvre. [2] Une toux, une respiration plus rapide, des difficultés à boire ou à manger et une respiration bruyante peuvent ensuite apparaître. [2] La bronchiolite est le plus souvent provoquée par le VRS, mais d'autres virus respiratoires, dont le métapneumovirus humain, peuvent également causer une inflammation des petites voies respiratoires. [2] [3]

Qui présente un risque accru de forme grave ?

Tout le monde peut contracter le métapneumovirus humain, mais les nourrissons, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées sont davantage exposés à une forme grave. [3] Ce risque est également accru chez les personnes atteintes de bronchopneumopathie chronique obstructive ou d'asthme. [3] Chez l'enfant atteint de bronchiolite, la grande prématurité, une maladie cardiaque ou pulmonaire et un affaiblissement du système immunitaire augmentent le risque de maladie grave. [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

La COVID-19, la grippe, l'infection par le VRS et celle par le métapneumovirus humain peuvent toutes provoquer de la fièvre, une toux, un écoulement nasal ou une congestion nasale. [3] Un diagnostic fondé uniquement sur les symptômes ne permet donc pas de les distinguer avec certitude. [3] La PCR est présentée par l'Organisation mondiale de la santé comme le moyen le plus fiable d'identifier le métapneumovirus humain. [3] Ce test peut ne pas être proposé lorsque les symptômes sont bénins, car il n'existe pas de traitement spécifique contre cette infection et le résultat ne modifierait pas toujours les soins. [3]

Quels sont les principes des soins ?

Pour l'infection par le métapneumovirus humain, les soins reposent principalement sur le repos, une hydratation suffisante et le soulagement adapté des symptômes. [3] En janvier 2025, l’Organisation mondiale de la santé indiquait qu’il n’existait aucun vaccin homologué ni aucun médicament antiviral approuvé contre le métapneumovirus humain. [3] Une personne hospitalisée peut, dans certains cas, recevoir un apport supplémentaire d'oxygène. [3]

Chez un nourrisson présentant une bronchiolite, l'Assurance Maladie précise que l'automédication ne suffit pas et qu'un examen médical est indispensable. [1] Les lavages de nez réguliers, en particulier avant les repas, peuvent faciliter la respiration du nourrisson. [1] Lorsqu'il est éveillé, l'enfant peut être gardé droit, mais il doit continuer à être couché sur le dos pour dormir. [1] Des repas plus petits et plus fréquents peuvent aider un nourrisson fatigué à continuer de boire et de s'alimenter. [1] Les médicaments contre la toux et les fluidifiants bronchiques sont contre-indiqués chez le petit enfant, car la toux contribue à évacuer les sécrétions. [1]

Quand consulter rapidement ou appeler les secours ?

Pour un nourrisson de plus de 2 mois qui présente des symptômes de bronchiolite tout en conservant un bon état général et en continuant à s'alimenter, l'Assurance Maladie recommande de contacter un médecin sans attendre afin d'obtenir une consultation dans la journée. [1] Une nouvelle consultation dans la journée est également indiquée si les symptômes s'aggravent. [1] Après quelques jours, l'association d'une fièvre qui augmente et de sécrétions bronchiques épaisses, jaunes ou verdâtres justifie aussi une consultation dans la journée en raison d'une possible surinfection bactérienne. [1]

En cas de bronchiolite, il faut contacter sans tarder le Samu au 15 ou au 112 si le nourrisson a moins de 2 mois, s'il est né prématurément avant 36 semaines d'aménorrhée ou s'il présente une maladie cardiaque, respiratoire, un déficit immunitaire ou un handicap l'empêchant de tousser. [1] Le même recours urgent est nécessaire s'il boit moins de la moitié de ses biberons pendant trois repas consécutifs, ne parvient pas à téter ou vomit systématiquement. [1] Il faut également appeler sans tarder si l'enfant manque de tonus, dort continuellement, pleure de façon inhabituelle, est très agité ou ne parvient pas à s'endormir. [1] Une pâleur, des geignements, un bleuissement des lèvres ou des doigts, des pauses respiratoires ou une difficulté respiratoire croissante imposent aussi cet appel urgent. [1] Les personnes ayant des difficultés à parler ou à entendre peuvent joindre le service d'urgence par le 114. [1]

En dehors de la bronchiolite du nourrisson, une respiration sifflante, une difficulté respiratoire, une douleur thoracique, des vertiges, une grande fatigue, une déshydratation ou une fièvre persistante qui ne s'améliore pas nécessitent un avis médical. [3] Les personnes appartenant à un groupe à risque doivent aussi contacter leur médecin même si leurs symptômes ne paraissent pas très graves. [3]

Comment limiter la transmission ?

Le métapneumovirus humain se transmet par les particules respiratoires émises par une personne malade et peut aussi être acquis après avoir touché une surface contaminée puis les yeux, le nez ou la bouche. [3] Se laver régulièrement les mains, éviter de se toucher le visage avec des mains non lavées et améliorer la ventilation des espaces partagés contribuent à réduire la transmission. [3] Une personne malade peut protéger son entourage en restant chez elle lorsqu'elle ne se sent pas bien, en toussant ou en éternuant dans un mouchoir ou dans son coude et en portant un masque en présence d'autres personnes. [3] Il faut éviter d'exposer un enfant à la fumée de tabac, qui aggrave la bronchiolite et favorise les rechutes. [1]

Quelle évolution peut-on attendre ?

La plupart des personnes atteintes par le métapneumovirus humain se sentent mieux après quelques jours, mais une aggravation impose de contacter un professionnel de santé. [3] Dans la bronchiolite du nourrisson, les symptômes s'aggravent souvent pendant les deux ou trois premiers jours avant de s'améliorer progressivement. [1] La toux persiste habituellement huit à dix jours et peut parfois durer plusieurs semaines. [1]

Sources et références

[1] Bronchiolite : que faire ? | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[2] Bronchiolitis - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

[3] Infection par le métapneumovirus humain

Organisation mondiale de la santé · Consulté le 2026-09-11

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