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Infections à méningocoque : formes, signes, diagnostic et prise en charge

Les infections à méningocoque sont provoquées par la bactérie Neisseria meningitidis. [2] Elles comprennent principalement la méningite, qui atteint les enveloppes du cerveau et de la moelle épinière, et la septicémie ou méningococcémie, qui correspond à une infection du sang. [2] Ces infections peuvent évoluer rapidement et nécessitent un traitement antibiotique intraveineux mis en place le plus tôt possible à l’hôpital. [1] [2]

Méningite et infection du sang : quelles différences ?

La méningite apparaît lorsque les méningocoques infectent les méninges et le liquide qui entoure le cerveau et la moelle épinière. [1] [2] Lorsque les bactéries se multiplient dans la circulation sanguine, elles peuvent provoquer un sepsis avec une chute dangereuse de la tension artérielle, des hémorragies et une défaillance de plusieurs organes. [2] Des atteintes des poumons, des articulations, des yeux, du cœur ou des appareils urinaire et reproducteur sont également possibles, mais moins fréquentes. [2]

Comment le méningocoque se transmet-il ?

Le méningocoque peut être présent dans la gorge ou le nez sans provoquer de symptôme : la personne est alors porteuse saine. [2] La transmission se fait par les sécrétions respiratoires et pharyngées et nécessite généralement un contact proche et prolongé. [1] Être porteur de la bactérie ne signifie donc pas avoir une infection invasive, laquelle survient lorsque le méningocoque franchit les barrières locales et se dissémine dans l’organisme. [1] [2]

Quels sont les symptômes possibles ?

Une méningite à méningocoque peut associer une fièvre, de violents maux de tête, des vomissements, une raideur de la nuque, une somnolence ou des troubles de la conscience. [1] Une sensibilité anormale à la lumière et une éruption cutanée rouge peuvent également survenir. [2] Une infection du sang peut entraîner des points rouges ou des taches violettes, des extrémités froides, des douleurs musculaires ou articulaires et une respiration accélérée. [1] [2] Les manifestations diffèrent selon la partie de l’organisme atteinte, de sorte que toutes les infections à méningocoque ne présentent pas le même ensemble de signes. [2]

Chez le nouveau-né ou le nourrisson, les signes habituels de méningite peuvent être moins marqués. [1] Des difficultés à s’alimenter, une activité réduite, une irritabilité inhabituelle, des pleurs faibles, des vomissements, des convulsions ou un bombement de la fontanelle peuvent être observés. [1] [2]

L’apparition de taches hémorragiques sous la peau qui s’étendent progressivement constitue un signe de gravité imposant une hospitalisation et un traitement antibiotique en urgence. [1]

Qui présente un risque plus élevé ?

Les infections à méningocoque sont particulièrement fréquentes chez les jeunes enfants, avec un autre pic chez les adolescents et les jeunes adultes. [1] [2] Le risque est également accru chez les personnes dont la rate est absente ou fonctionne mal et chez celles qui présentent un déficit de certaines protéines du complément participant aux défenses immunitaires. [2] Certaines situations sont aussi associées à un risque supérieur, notamment l’infection par le VIH, certains traitements qui bloquent le système du complément, une forte promiscuité, le tabagisme ou l’exposition au tabagisme passif. [2]

Comment le diagnostic est-il confirmé ?

Les symptômes permettent aux médecins de suspecter une infection à méningocoque, mais ils ne suffisent pas à en confirmer la cause. [2] Le diagnostic est confirmé en recherchant la bactérie dans le sang, le liquide céphalorachidien ou un autre tissu infecté. [2] Lorsqu’une atteinte méningée est recherchée, une ponction lombaire permet de prélever le liquide qui entoure le cerveau et la moelle épinière. [1] [2] Le laboratoire peut examiner et mettre en culture les prélèvements ou utiliser une technique PCR pour détecter le matériel génétique de la bactérie. [2] Un antibiogramme peut ensuite aider à déterminer les antibiotiques actifs contre la souche identifiée. [2]

Quels soins sont administrés ?

En raison du risque d’aggravation rapide, les antibiotiques et les solutés intraveineux sont administrés le plus rapidement possible, sans attendre nécessairement le résultat définitif des cultures. [1] [2] Les personnes atteintes sont généralement hospitalisées en soins intensifs afin de traiter l’infection et ses conséquences sur la circulation ou les organes. [2] Lorsque le méningocoque est confirmé, le choix de l’antibiotique peut être adapté aux résultats des analyses de sensibilité. [2]

Quels sont les risques après l’infection ?

Malgré le traitement, une infection à méningocoque peut être mortelle, en particulier lorsqu’une infection sanguine sévère s’accompagne d’un choc septique. [1] [2] Après une méningite, des séquelles graves peuvent persister, notamment une perte auditive permanente, des atteintes neurologiques ou un déficit intellectuel. [1] [2] Les complications d’une infection sanguine peuvent inclure une gangrène des doigts, des orteils ou des membres, parfois suivie d’une amputation. [2]

Peut-on prévenir les infections à méningocoque ?

La vaccination contribue à prévenir les infections à méningocoque, mais les vaccins disponibles ciblent certains types de méningocoques. [1] [2] Après un contact étroit avec une personne infectée, une prévention par antibiotique peut être utilisée pour empêcher le développement d’une infection chez les personnes exposées. [1] [2] Cette prévention des cas secondaires est distincte du traitement antibiotique administré à la personne malade. [1]

Sources et références

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