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Infections humaines à ciliés : comprendre la balantidiose

Chez l’être humain, l’infection à protozoaire cilié documentée est la balantidiose, causée par Balantidium coli. [4] Ce parasite est présenté comme le seul cilié connu capable d’infecter l’être humain. [4] Il peut aussi être nommé Neobalantidium coli ou Balantioides coli, mais cette nomenclature n’est pas encore résolue ni largement adoptée dans la communauté médicale. [4] La plupart des personnes infectées ne présentent aucun symptôme, tandis que les formes symptomatiques peuvent provoquer notamment une diarrhée et des douleurs abdominales. [2]

Comment la balantidiose se transmet-elle ?

La transmission se fait par voie féco-orale, après ingestion de formes infectieuses du parasite présentes dans des aliments ou de l’eau contaminés par des matières fécales humaines ou animales. [2] [4] Les kystes constituent la forme responsable de la transmission. [4] Après leur ingestion, le parasite gagne le gros intestin, où il se développe et produit de nouveaux kystes éliminés dans les selles. [4] Ces kystes peuvent alors contribuer à la réinfection de la personne ou à l’infection d’autres personnes. [2]

Le porc est le principal réservoir animal de Balantidium coli. [4] L’infection existe dans le monde entier, mais elle est observée plus fréquemment dans les régions où des porcs sont élevés et où l’assainissement ou l’hygiène sont insuffisants. [2] [4] La consommation d’eau contaminée, le lavage d’aliments avec cette eau et la manipulation d’aliments contaminés figurent parmi les situations de transmission décrites. [2]

Quels sont les symptômes et les complications possibles ?

La majorité des infections à Balantidium coli restent asymptomatiques. [2] [4] Lorsqu’elles se manifestent, elles peuvent évoluer sous une forme aiguë ou chronique avec des symptômes abdominaux. [4] Les manifestations décrites comprennent une diarrhée persistante, une dysenterie, des douleurs abdominales, une perte de poids, des nausées et des vomissements. [2] Les personnes dont le système immunitaire est affaibli sont plus susceptibles de présenter des manifestations sévères. [2] [4]

Certains parasites peuvent envahir la paroi du côlon et y provoquer des lésions ulcéreuses. [4] Sans traitement, une perforation du côlon peut survenir. [2] Les atteintes situées en dehors de l’intestin sont rares mais potentiellement graves. [4] Une péritonite ou un abcès du foie ont notamment été observés après une perforation intestinale ou la rupture d’ulcères sévères du côlon. [4]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic repose principalement sur la recherche microscopique de Balantidium coli dans des prélèvements de selles. [2] [4] Chez les patients symptomatiques, le laboratoire peut rechercher les formes mobiles du parasite dans les selles ou dans un prélèvement de tissu recueilli au cours d’une endoscopie. [4] Le parasite étant éliminé de façon intermittente, plusieurs prélèvements de selles peuvent être nécessaires pour augmenter les chances de détection. [4] Les échantillons doivent être examinés rapidement ou conservés de manière adaptée, car certaines formes du parasite sont rapidement détruites hors du côlon. [4]

Quels sont les principes du traitement ?

Plusieurs médicaments sont utilisés pour traiter l’infection à Balantidium coli. [2] Le traitement doit être déterminé avec un professionnel de santé. [2] Les données fournies ne permettent pas d’appliquer directement au contexte français les indications réglementaires ou les modalités de prescription décrites aux États-Unis. [3]

Comment réduire le risque d’infection ?

La prévention repose sur l’hygiène des mains et sur la consommation d’eau et d’aliments non contaminés. [2] Il est recommandé de se laver les mains avec de l’eau et du savon après être allé aux toilettes, après avoir changé une couche et avant de manipuler des aliments. [2] Les fruits et légumes doivent être lavés avec une eau propre avant leur préparation ou leur consommation, même lorsque leur peau est retirée. [2]

Diarrhée et déshydratation : quand agir en urgence ?

Une diarrhée persistante peut entraîner une perte excessive d’eau et de sels minéraux, responsable d’une déshydratation si les pertes ne sont pas compensées. [1] [4] Chez le grand enfant et l’adulte, les premiers signes possibles sont la soif, des lèvres sèches, une diminution des urines, une fatigue inhabituelle, des vertiges ou une perte de forces. [1] Une déshydratation grave peut notamment s’accompagner d’urines très rares et foncées, d’yeux enfoncés, d’une peau sèche et froide, d’une désorientation, de troubles de la conscience ou d’une modification importante du comportement. [1]

En présence de signes de déshydratation grave, il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112. [1] La vigilance doit être renforcée lorsque la personne concernée est un nourrisson, une personne âgée ou une personne atteinte d’une maladie chronique. [1]

Sources et références

[1] Déshydratation | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[4] Balantidiasis

CDC · Consulté le 2026-09-11

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