Aller au contenu principal

Infections à ankylostomes : transmission, symptômes, diagnostic et traitement

Les infections à ankylostomes, aussi appelées ankylostomiases, sont des parasitoses provoquées par des vers ronds capables de vivre dans l’intestin humain. [1] [2] Les principales espèces responsables sont Ancylostoma duodenale et Necator americanus, tandis qu’Ancylostoma ceylanicum peut parfois accomplir son cycle chez l’être humain. [1] [2] L’infection peut rester silencieuse, mais elle peut aussi provoquer une éruption au point d’entrée des larves, des manifestations respiratoires ou digestives, puis une anémie par manque de fer en cas d’infection intestinale importante ou prolongée. [1] [2]

Quels ankylostomes infectent l’être humain ?

Ancylostoma duodenale et Necator americanus atteignent l’âge adulte dans l’intestin grêle, où ils se fixent à la paroi, se nourrissent de sang et produisent des œufs. [1] [2] Ancylostoma ceylanicum est principalement un parasite d’animaux, mais certaines souches peuvent également mûrir dans l’intestin humain. [1] [2] Ces infections intestinales ne doivent pas être confondues avec la larva migrans cutanée causée par des ankylostomes de chiens ou de chats qui ne parviennent généralement pas à mûrir chez l’être humain. [1] [2] Dans la larva migrans cutanée, les larves se déplacent dans la peau et provoquent des lésions rouges, surélevées, sinueuses et très prurigineuses. [2] Plus rarement, des larves d’Ancylostoma caninum peuvent atteindre l’intestin et entraîner une entérocolite à éosinophiles avec douleur abdominale, sans produire d’œufs ni provoquer de perte sanguine importante. [1] [2]

Comment l’infection intestinale se transmet-elle ?

Les œufs produits par les vers adultes sont éliminés dans les selles. [1] [2] Lorsqu’ils atteignent un sol meuble, chaud et humide, ces œufs éclosent et donnent des larves qui deviennent infectantes après plusieurs jours. [1] [2] La contamination survient surtout lorsque la peau nue entre directement en contact avec un sol infesté, par exemple lors de la marche pieds nus. [1] [2] Après avoir traversé la peau, les larves gagnent les poumons par la circulation sanguine, remontent les voies respiratoires, sont avalées puis atteignent l’intestin grêle. [1] [2] Les ankylostomiases sont surtout présentes dans les régions tropicales où le climat est chaud et humide et où l’assainissement est insuffisant. [1] [2]

Quels sont les symptômes d’une infection à ankylostomes ?

De nombreuses personnes infectées ne présentent aucun symptôme. [1] [2] Au début de l’infection, une éruption rouge, surélevée et prurigineuse peut apparaître à l’endroit où les larves ont pénétré dans la peau, souvent au niveau des pieds. [1] [2] Le passage d’un grand nombre de larves par les poumons peut occasionnellement provoquer une toux, des sifflements respiratoires, de la fièvre ou une augmentation des éosinophiles dans le sang. [1] [2] Une atteinte pulmonaire peut parfois s’accompagner de sang dans les expectorations. [2] Lorsque les vers adultes se fixent dans l’intestin, ils peuvent entraîner une douleur dans la partie haute de l’abdomen, une perte d’appétit, des ballonnements, une diarrhée ou une perte de poids. [1] [2]

Les vers adultes se nourrissent de sang, de sorte qu’une infection intestinale importante et chronique peut provoquer une carence en fer puis une anémie. [1] [2] La survenue de l’anémie dépend notamment du nombre de vers et de la quantité de fer absorbable apportée par l’alimentation. [2] Une anémie ferriprive peut se manifester par une fatigue, une faiblesse, une pâleur, un essoufflement ou une accélération du rythme cardiaque. [1] [2] Dans les infections intestinales chroniques et importantes, des œdèmes périphériques peuvent également apparaître. [2] Chez l’enfant, une perte sanguine persistante peut conduire à une anémie sévère, une insuffisance cardiaque et un gonflement généralisé des tissus. [1] [2] Chez la femme enceinte, une anémie sévère associée à l’infection peut compromettre la croissance du fœtus. [1] [2]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic d’une ankylostomiase intestinale repose principalement sur la recherche microscopique d’œufs dans un échantillon de selles. [1] [2] L’échantillon doit être examiné rapidement, car les œufs peuvent éclore lorsque les selles ne sont pas conservées au froid et ne sont pas analysées dans les heures suivantes. [1] [2] Les œufs des trois principales espèces capables de mûrir chez l’être humain ne peuvent pas être distingués par leur aspect lors d’un examen clinique habituel. [2] Au début de l’infection, plusieurs semaines peuvent s’écouler entre la pénétration des larves et l’apparition d’œufs détectables dans les selles. [2] Pendant cette période précoce, une augmentation des éosinophiles peut constituer la seule anomalie biologique et orienter le diagnostic chez une personne exposée dans une région d’endémie. [1] [2]

Le bilan sanguin recherche aussi une anémie et une carence en fer. [1] [2] L’état nutritionnel et les réserves en fer doivent être évalués lorsque l’infection intestinale est suspectée ou confirmée. [2] La larva migrans cutanée est généralement diagnostiquée d’après l’aspect et la localisation des lésions, car les ankylostomes animaux concernés ne produisent pas d’œufs dans les selles humaines. [1] [2]

Quels sont les principes du traitement ?

L’infection intestinale est traitée par un médicament anthelminthique prescrit par un médecin. [1] [2] Les options décrites dans les sources cliniques générales sont l’albendazole, le mébendazole ou le pamoate de pyrantel. [1] [2] L’ivermectine n’est pas efficace contre l’infection intestinale à ankylostomes. [2] Une carence en fer associée nécessite une correction par supplémentation en fer. [1] [2] Une infection intestinale importante nécessite aussi une prise en charge générale de ses conséquences, notamment de l’anémie ferriprive. [2]

La grossesse modifie le choix du traitement, car la source clinique professionnelle recommande d’éviter les benzimidazoles et considère le pamoate de pyrantel comme sûr dans cette situation. [2] La larva migrans cutanée finit par disparaître spontanément, mais ses symptômes peuvent persister pendant plusieurs semaines. [1] [2] Pour réduire cette durée, les traitements décrits pour la larva migrans cutanée sont l’albendazole ou l’ivermectine. [1] [2]

Comment prévenir une infection à ankylostomes ?

La prévention repose sur l’utilisation d’installations sanitaires empêchant la contamination du sol par des selles humaines. [1] [2] Le port de chaussures limite le contact direct de la peau avec un sol susceptible de contenir des larves infectantes. [1] [2] Une bâche ou une autre barrière peut être utilisée pour éviter de s’asseoir directement sur un sol potentiellement contaminé. [1] [2] Pour prévenir la larva migrans cutanée, il faut également éviter le contact de la peau avec du sable ou de la terre où des chiens ou des chats ont déféqué. [1] [2] Le traitement des chiens et des chats contre leurs ankylostomes contribue à réduire le risque de transmission de ces parasites animaux à l’être humain. [1] [2]

Sources et références

[1] Hookworm Infection - Infections - MSD Manual Consumer Version

Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Gastro-entérologue et hépatologue