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Infections à Chlamydophila : comprendre le terme et la psittacose

La bactérie aujourd’hui appelée Chlamydia psittaci était auparavant appelée Chlamydophila psittaci. [2] Chez l’être humain, elle provoque la psittacose, une infection acquise principalement au contact d’oiseaux infectés. [2] [3] Dans cette fiche, le terme « infections à Chlamydophila » est employé uniquement pour expliquer l’ancien nom de Chlamydia psittaci et la psittacose ; il ne désigne pas l’infection sexuellement transmissible due à Chlamydia trachomatis. [1] [2] [3]

Quelles infections humaines appartiennent au groupe des Chlamydia ?

Trois espèces de Chlamydia sont présentées comme responsables de maladies humaines : Chlamydia trachomatis, Chlamydia pneumoniae et Chlamydia psittaci. [3] Chlamydia trachomatis provoque notamment des infections de l’urètre, du col de l’utérus et du rectum, le plus souvent transmises par voie sexuelle. [3] Chlamydia pneumoniae peut provoquer une pneumonie et se transmettre entre personnes proches par les gouttelettes émises en toussant ou en éternuant. [3] Chlamydia psittaci se distingue par son réservoir aviaire et par la psittacose qu’elle peut provoquer chez l’être humain. [2] [3]

Comment la psittacose se transmet-elle ?

Chlamydia psittaci infecte couramment les oiseaux, notamment certains oiseaux domestiques et les volailles. [2] [3] La contamination humaine survient le plus souvent après inhalation de poussières contenant des déjections séchées ou des sécrétions respiratoires d’oiseaux infectés. [2] [3] Une morsure ou un contact entre le bec de l’oiseau et la bouche représente une voie de transmission moins fréquente. [2] Une exposition même passagère à un oiseau infecté ou à ses déjections peut suffire à transmettre la bactérie. [2] Les propriétaires d’oiseaux, les vétérinaires, les employés d’animaleries, les éleveurs et les personnes travaillant avec des volailles font partie des populations particulièrement exposées. [2] [3] Les transmissions d’une personne à une autre sont très rarement documentées. [2] Aucune donnée ne montre une transmission par la manipulation ou la consommation de produits issus de la volaille. [2]

Quels sont les symptômes de la psittacose ?

Les symptômes commencent habituellement entre 5 et 14 jours après l’exposition, mais ils peuvent parfois apparaître plus tard. [2] La présentation clinique varie beaucoup d’une personne à l’autre. [2] Les manifestations typiques comprennent un début brutal avec fièvre, frissons, maux de tête, douleurs musculaires et toux sèche. [2] [3] Des symptômes digestifs ou une éruption cutanée sont possibles mais moins fréquents. [2] Une pneumonie peut être visible sur une radiographie thoracique sous la forme d’infiltrats lobaires ou interstitiels. [2] Des difficultés respiratoires peuvent survenir dans de rares cas. [3]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic de psittacose peut être difficile car ses manifestations respiratoires ne sont pas spécifiques. [2] La notion de contact récent avec des oiseaux domestiques, des volailles ou leurs déjections contribue à orienter la recherche de Chlamydia psittaci. [2] [3] Les laboratoires peuvent rechercher l’infection par des techniques d’amplification des acides nucléiques, par sérologie ou par culture. [2] La PCR augmente la quantité d’ADN bactérien afin de permettre son identification. [3] Le type de prélèvement approprié doit être vérifié auprès du laboratoire qui réalise l’analyse. [2] Une culture bactérienne ordinaire ne convient pas, car Chlamydia psittaci se développe à l’intérieur des cellules de son hôte. [2]

Quels sont les principes du traitement ?

La psittacose est traitée par des antibiotiques, dont le choix dépend notamment des contre-indications et de la situation de la personne. [2] [3] La doxycycline est généralement préférée, mais certaines tétracyclines nécessitent une attention particulière chez les enfants et pendant la grossesse en raison de leurs effets indésirables potentiels. [2] [3] Dans ces situations particulières, la synthèse clinique du CDC recommande un antibiotique de la famille des macrolides. [2] Une forme sévère, notamment accompagnée d’une pneumonie grave ou d’une insuffisance respiratoire, peut nécessiter une hospitalisation et un traitement antibiotique intraveineux. [3] Les antibiotiques ne doivent être prescrits que lorsqu’ils sont justifiés par des éléments cliniques ou biologiques. [2]

Quelles complications sont possibles ?

Les complications rapportées comprennent une pneumonie sévère, une insuffisance respiratoire, un sepsis et des atteintes du cœur, du foie ou du système nerveux. [2] Une arthrite peut également compliquer l’infection. [2] Les complications graves peuvent conduire à une hospitalisation ou nécessiter des soins intensifs. [2] Des évolutions sévères ont été rapportées lorsque l’infection survient pendant la grossesse. [2]

Comment réduire le risque lié aux oiseaux ?

Le nettoyage humide des cages et des surfaces souillées limite la remise en suspension de poussières contaminées. [2] Les oiseaux et leurs cages doivent être manipulés et nettoyés selon des pratiques de sécurité adaptées. [2] Un oiseau suspecté d’être à l’origine d’une infection humaine doit être orienté vers un vétérinaire pour évaluation et traitement. [2]

Pourquoi ne faut-il pas confondre psittacose et infection génitale à Chlamydia ?

L’infection génitale couramment appelée « chlamydia » est due à Chlamydia trachomatis et se transmet principalement lors des rapports sexuels. [3] [4] Elle peut rester silencieuse chez près de la moitié des personnes infectées et être diagnostiquée par un dépistage. [1] Ses prélèvements, ses complications et ses moyens de prévention ne sont pas ceux d’une infection respiratoire contractée auprès d’un oiseau. [1] [2] [4]

Sources et références

[4] Infections sexuellement transmissibles | Santé publique France

Santé publique France · Consulté le 2026-09-12

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