Aller au contenu principal

Infection à Entamoeba : comprendre l’amibiase, ses symptômes et son diagnostic

Le terme « infection à Entamoeba » recouvre plusieurs amibes susceptibles de coloniser l’être humain, mais toutes ne provoquent pas une maladie. [2] L’amibiase est la maladie parasitaire causée par Entamoeba histolytica, une espèce pouvant entraîner une atteinte intestinale ou, plus rarement, atteindre d’autres organes. [1] [2] La majorité des personnes infectées par E. histolytica ne présentent aucun symptôme. [1] [5] Lorsqu’une maladie se développe, elle peut aller d’une diarrhée légère à une dysenterie sanglante ou à un abcès du foie. [1] [5]

Entamoeba histolytica, Entamoeba dispar : quelle différence ?

E. histolytica est une amibe pathogène reconnue, associée à des infections intestinales et extra-intestinales. [2] D’autres espèces d’Entamoeba, notamment E. dispar, E. moshkovskii et E. bangladeshi, lui ressemblent morphologiquement mais ne sont généralement pas associées à une maladie, même si leur potentiel pathogène fait encore l’objet de recherches. [2] La présence d’une amibe identifiée comme E. histolytica ou E. dispar par un examen morphologique ne suffit donc pas toujours à conclure à une amibiase. [1] [2] Cette distinction est importante car E. dispar ne rend pas malade et ne nécessite pas de traitement selon les données présentées par le CDC. [1]

Comment l’amibiase se transmet-elle ?

E. histolytica est éliminée dans les selles sous forme de kystes capables de persister plusieurs jours à plusieurs semaines dans l’environnement. [2] [5] La contamination survient principalement lorsqu’une personne avale de l’eau ou des aliments contaminés par des matières fécales. [1] [5] Elle peut également se produire par des mains ou des objets souillés, ainsi que lors d’un contact sexuel exposant à des matières fécales. [1] [2] L’infection est observée dans le monde entier, mais elle est plus fréquente dans les régions tropicales où les conditions sanitaires et l’assainissement sont insuffisants. [1] [2] [5] Dans les pays industrialisés, les voyageurs, les personnes récemment arrivées de régions d’endémie, les personnes immunodéprimées, certaines populations vivant en collectivité et les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes font partie des groupes davantage exposés. [2]

Quels symptômes l’infection peut-elle provoquer ?

Environ 10 à 20 % des personnes infectées par E. histolytica deviennent malades. [1] Les symptômes apparaissent souvent deux à quatre semaines après la contamination, mais ils peuvent se manifester plus tard. [1] Les formes légères peuvent provoquer une diarrhée, des douleurs abdominales et des crampes. [1] Lorsque les amibes envahissent la muqueuse du côlon, une colite amibienne ou dysenterie amibienne peut apparaître. [2] [5] Cette forme invasive peut associer douleurs abdominales, fièvre et selles contenant du sang, parfois avec du mucus. [1] [5]

Une infection intestinale sévère ou prolongée peut entraîner une perforation, une péritonite ou la formation d’une masse inflammatoire appelée amœbome. [2] Plus rarement, le parasite gagne la circulation sanguine et forme un abcès, le plus souvent dans le foie. [1] [2] [5] Des atteintes des poumons ou du cerveau ont également été observées, mais elles sont beaucoup plus rares. [1] [2] [5]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Les symptômes ne permettent pas à eux seuls d’identifier une amibiase, car d’autres infections ou maladies digestives peuvent donner un tableau similaire. [1] [5] L’évaluation tient notamment compte des symptômes, des voyages et des situations possibles d’exposition au parasite. [1] La recherche du parasite peut nécessiter plusieurs prélèvements de selles réalisés à des moments différents, car E. histolytica n’est pas toujours retrouvée dans chaque échantillon. [1] [2] L’examen microscopique peut repérer des kystes ou des trophozoïtes, mais il ne distingue pas de manière fiable E. histolytica d’espèces morphologiquement identiques comme E. dispar. [2] Des tests recherchant l’ADN ou certains antigènes du parasite peuvent aider à différencier les espèces pathogènes des espèces non pathogènes. [2] [5] Une sérologie ou une imagerie peut compléter les examens lorsqu’une atteinte extra-intestinale, notamment un abcès du foie, est suspectée. [2] [5]

Quels sont les principes du traitement ?

Une infection confirmée à E. histolytica relève d’un traitement médicamenteux prescrit par un professionnel de santé, y compris lorsqu’elle ne provoque pas de symptômes. [1] [5] Les formes aiguës peuvent nécessiter un médicament actif sur les amibes présentes dans les tissus, puis un traitement agissant dans la lumière intestinale sur les formes qui y persistent. [1] [5] Le schéma utilisé dépend notamment de la présence de symptômes et de la forme intestinale ou extra-intestinale de l’infection. [1] [5] Un résultat ne distinguant pas E. histolytica d’E. dispar doit être interprété avec prudence afin de ne pas confondre une amibiase avec une colonisation par une espèce généralement non pathogène. [1] [2]

Comment limiter la transmission ?

Le lavage soigneux des mains à l’eau et au savon après être allé aux toilettes ou avoir changé une couche réduit le risque de transmettre le parasite. [1] [5] Les mains doivent également être lavées avant de préparer ou de manipuler des aliments et des boissons. [1] Dans une région où l’assainissement est insuffisant, il convient d’éviter l’eau ou les glaçons dont la sécurité n’est pas garantie, les produits laitiers non pasteurisés et les fruits ou légumes crus que l’on n’a pas pelés soi-même. [1] Une eau embouteillée dont le sceau est intact et les boissons gazeuses en bouteille ou en canette fermée sont présentées comme des choix plus sûrs dans ces situations. [1]

Quand demander une aide médicale ?

Une consultation médicale est indiquée en cas de symptômes compatibles avec une amibiase, en particulier après un séjour dans une région où les conditions sanitaires sont insuffisantes ou après une autre exposition possible à des matières fécales. [1] Une diarrhée sanglante ou l’impossibilité de garder des liquides justifie une évaluation médicale urgente. [4] Des urines foncées ou moins fréquentes, une bouche sèche, des vertiges, une fatigue inhabituelle ou une somnolence peuvent signaler une déshydratation liée à la diarrhée. [3]

En présence de signes de déshydratation associés à une confusion, à une difficulté respiratoire, à une somnolence anormale ou à une difficulté à réveiller la personne, sollicitez une aide médicale immédiate. [3] Une douleur abdominale soudaine et très intense nécessite également une aide médicale immédiate. [4]

Sources et références

[1] Amebiasis | Amebiasis | CDC

CDC · Consulté le 2026-09-11

[2] CDC - DPDx - Amebiasis

CDC · Consulté le 2026-09-11

[3] Dehydration - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

[4] Diarrhoea and vomiting - NHS

NHS · Consulté le 2026-09-11

[5] Amibiase : symptômes, traitement, prévention - Institut Pasteur

Institut Pasteur · Consulté le 2026-09-11

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Gastro-entérologue et hépatologue