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Infarctus du myocarde : symptômes, urgence, traitements et suivi

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Infarctus du myocarde par ville

L’infarctus du myocarde, couramment appelé crise cardiaque, correspond à la destruction d’une partie du muscle cardiaque après l’obstruction d’une artère coronaire. [2] Cette obstruction prive le cœur de sang et d’oxygène, ce qui rend indispensable une prise en charge urgente. [2] [4] En France, devant des symptômes évocateurs ou même une situation incertaine, il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112. [4]

Comment se forme un infarctus du myocarde ?

Le myocarde est le muscle qui propulse le sang dans l’organisme et reçoit lui-même son oxygène par les artères coronaires. [2] Des dépôts graisseux contenant notamment du cholestérol peuvent former des plaques d’athérome dans la paroi de ces artères. [2] Lorsqu’une plaque se détache, un caillot peut se former autour d’elle et interrompre l’arrivée du sang dans une artère coronaire. [2] La zone du muscle cardiaque privée d’oxygène est alors progressivement détruite si l’artère n’est pas désobstruée rapidement. [2] [1]

L’infarctus appartient à la famille des syndromes coronariens aigus, qui résultent d’un rétrécissement important ou d’une obstruction soudaine d’une artère coronaire. [2] Cette famille comprend aussi l’angor instable, dans lequel l’artère n’est pas totalement obstruée mais les douleurs s’aggravent rapidement ou répondent mal au traitement. [2] Il existe par ailleurs plusieurs formes d’infarctus, distinguées notamment d’après les anomalies observées ou non sur l’électrocardiogramme. [2]

Quels symptômes doivent faire appeler les secours ?

Le signe caractéristique est une douleur thoracique brutale, intense et constrictive, souvent décrite comme un étau ou une barre derrière le sternum. [4] Cette douleur peut apparaître au repos ou pendant un effort et s’étendre à la mâchoire, au dos, au bras gauche ou aux deux bras. [4] Elle persiste, ne disparaît pas spontanément et ne cède pas à la trinitrine, contrairement à une douleur d’angine de poitrine habituellement soulagée par ce médicament. [4] Une pâleur, des sueurs, un malaise, un essoufflement, des nausées ou une forte angoisse peuvent accompagner la douleur. [4] Une gêne douloureuse au creux de l’estomac associée à des nausées ou des vomissements peut également être une présentation atypique. [4]

Un infarctus peut survenir sans douleur thoracique, en particulier chez les femmes, les personnes âgées et les personnes diabétiques. [4] Il peut alors se manifester par un malaise, un essoufflement soudain, une fatigue inexpliquée ou une sensation inhabituelle dans le bras gauche. [4] Les symptômes seuls ne permettent pas de confirmer ou d’exclure personnellement un infarctus. [4]

Devant une douleur thoracique évocatrice, une douleur isolée d’un bras, un malaise ou des signes atypiques faisant craindre un infarctus, appelez immédiatement le 15 ou le 112, même en cas de doute. [4] Le médecin du SAMU évalue la situation au téléphone et envoie une équipe médicale si le risque est confirmé ou si le doute persiste. [4] Le 114 permet aux personnes ayant des difficultés à parler ou à entendre d’alerter les secours et de communiquer par SMS. [4]

Si une personne perd connaissance, ne réagit plus et ne respire pas ou respire de façon très irrégulière, il peut s’agir d’un arrêt cardiaque. [4] Dans cette situation, appelez le 15, commencez immédiatement un massage cardiaque et poursuivez-le jusqu’à l’arrivée des secours. [4] Si un défibrillateur est disponible et qu’une autre personne peut le chercher, utilisez-le en suivant les instructions de l’appareil. [4]

Comment le diagnostic est-il établi en urgence ?

Dès qu’un infarctus est suspecté, un électrocardiogramme est réalisé le plus tôt possible pour rechercher des anomalies de l’activité électrique du cœur. [4] L’ECG contribue à poser le diagnostic et à localiser les lésions des artères coronaires. [1] Un ECG initial normal n’exclut pas toujours l’infarctus, notamment s’il est réalisé à distance de la douleur. [4] Dans ce cas, l’examen peut être renouvelé dans les heures suivantes ou si les symptômes réapparaissent. [4]

Un dosage sanguin de la troponine, une protéine du muscle cardiaque, peut également être demandé en urgence. [4] Une troponine élevée peut accompagner un infarctus, mais elle peut aussi s’observer dans d’autres problèmes cardiaques. [4] Son résultat doit donc être interprété avec les symptômes et les autres examens. [4] En cas de doute, une coronarographie peut être réalisée rapidement pour visualiser les artères coronaires. [4] Une échocardiographie peut aider à rechercher une autre cause de douleur thoracique lorsque le diagnostic demeure incertain. [4]

Quelle est la prise en charge immédiate ?

Le traitement urgent vise à rétablir la circulation sanguine dans l’artère coronaire obstruée afin de limiter la taille de l’infarctus. [1] La personne est transportée en urgence vers un centre spécialisé puis hospitalisée en cardiologie avec une surveillance attentive. [1] Une prise en charge rapide diminue fortement le risque de décès immédiat ou à court terme. [1]

L’angioplastie consiste à faire progresser un cathéter jusqu’à l’artère obstruée puis à la dilater à l’aide d’un ballonnet. [1] Un stent, petit tube en mailles métalliques, est ensuite placé dans l’artère pour la maintenir ouverte. [1] Lorsque l’angioplastie ne peut pas être réalisée dans le délai requis, une thrombolyse peut être proposée pour dissoudre le caillot. [1] La thrombolyse expose à des complications hémorragiques, notamment cérébrales. [1] Elle ne peut notamment pas être proposée à une personne sous anticoagulants, récemment opérée ou ayant des antécédents d’accident vasculaire cérébral hémorragique. [1]

Des médicaments antiagrégants plaquettaires ou anticoagulants peuvent être administrés en urgence pour agir sur la formation des caillots. [1] Le choix entre médicaments, angioplastie et thrombolyse dépend du degré d’obstruction, des résultats du bilan, des délais possibles et des contre-indications. [1]

Quels sont les risques et les complications possibles ?

Les conséquences dépendent notamment de l’étendue du muscle cardiaque atteint et de la rapidité avec laquelle la circulation est rétablie. [1] Un infarctus peut provoquer des troubles du rythme cardiaque, dont certains peuvent conduire à un arrêt cardiaque. [4] [1] Il peut aussi entraîner une insuffisance cardiaque lorsque la capacité de contraction du ventricule gauche est diminuée. [1] Une angine de poitrine peut persister si certaines artères coronaires restent rétrécies. [1] Selon la complication, un traitement médicamenteux, un pacemaker, un défibrillateur, une nouvelle angioplastie ou un pontage coronarien peuvent être nécessaires. [1]

Quel traitement et quel suivi après l’hospitalisation ?

Avant la sortie, le bilan cardiovasculaire peut comprendre des analyses sanguines, des ECG, un échodoppler cardiaque, une coronarographie ou d’autres examens adaptés à la situation. [1] Le traitement de fond est personnalisé d’après ce bilan et vise à prévenir une récidive, traiter les complications et corriger les facteurs de risque cardiovasculaire. [1] Il associe habituellement des bêtabloquants, des antiagrégants plaquettaires, des statines et des inhibiteurs de l’enzyme de conversion. [1] Ces médicaments ont des rôles différents sur la fréquence cardiaque, la formation de caillots, le cholestérol, la pression artérielle et le travail du cœur. [1] Le traitement ne doit pas être modifié ou arrêté sans avis médical, et tout effet indésirable doit être signalé. [5]

Après l’infarctus, le médecin traitant coordonne le suivi avec le cardiologue et, selon les besoins, d’autres professionnels. [5] Les examens de contrôle sont choisis en fonction de l’état du cœur, des symptômes et de l’évolution. [5] Tout symptôme nouveau ou inhabituel qui inquiète, ainsi que des signes d’angine de poitrine, doit être signalé sans délai au médecin. [5]

La réadaptation cardiaque commence progressivement à l’hôpital puis peut se poursuivre dans une structure spécialisée. [5] Elle vise à réentraîner le cœur à l’effort selon ses capacités et à favoriser la reprise d’une vie aussi normale que possible. [5] Avant de reprendre une activité physique, une évaluation médicale et généralement une épreuve d’effort permettent d’adapter les activités à l’état cardiaque. [5] Une activité sportive soutenue ne doit pas être commencée sans l’accord du cardiologue. [5]

Comment réduire le risque d’un premier infarctus ou d’une récidive ?

L’âge et l’hérédité font partie des facteurs de risque sur lesquels il n’est pas possible d’agir. [2] D’autres facteurs peuvent être réduits par les habitudes de vie et, si nécessaire, par un traitement médical. [3] L’arrêt du tabac est important, car le tabac favorise les plaques d’athérome, la contraction des artères coronaires et une mauvaise oxygénation. [3] Une alimentation équilibrée privilégie notamment les fruits, les légumes, les légumineuses et les aliments riches en fibres tout en limitant les produits trop gras, sucrés ou salés. [3] Une activité physique régulière aide à limiter la prise de poids et à réduire les risques de diabète, d’hypertension artérielle et d’excès de graisses dans le sang. [3] La prévention comprend aussi le contrôle médical de l’hypertension, du cholestérol élevé et du diabète. [3] Après un infarctus, ces mesures restent essentielles pour diminuer le risque de récidive et d’autres maladies cardiovasculaires. [3]

Sources et références

[1] Traitement de l'infarctus du myocarde | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[3] Prévenir l’infarctus du myocarde | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

[5] Vivre après un infarctus du myocarde | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

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Spécialités médicales concernées

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