Incontinence urinaire d’effort

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L’incontinence urinaire d’effort correspond à une fuite involontaire d’urine, non précédée d’un besoin d’uriner, qui survient lors d’un effort augmentant la pression dans l’abdomen, par exemple en marchant, en changeant de position, en sautant, en soulevant une charge, en toussant, en riant ou en éternuant. [2] Des fuites précédées d’une envie soudaine et difficile à contrôler évoquent une incontinence par urgenturie ; l’association de ces symptômes avec des fuites à l’effort correspond à une forme mixte. [1] [2] Dès les premières fuites urinaires, consultez votre médecin traitant afin qu’il en évalue l’importance, les répercussions et les causes possibles. [1]
Quand consulter rapidement après une opération
Après une opération pour incontinence urinaire, consultez rapidement un médecin ou votre chirurgien dès l’apparition de fièvre, de brûlures urinaires, d’une cicatrice chaude et rouge, de difficultés à uriner, d’envies fréquentes d’uriner, d’un écoulement vaginal important, d’une sensation de corps étranger dans le vagin ou de douleurs persistantes dans le petit bassin ou pendant les rapports sexuels. [5] En cas de complication grave après la pose d’une bandelette sous-urétrale chez une femme, un avis spécialisé accompagné d’un bilan médical et radiologique est indispensable. [5] Le retrait de la bandelette peut être décidé après une concertation entre plusieurs spécialistes ; il nécessite l’accord de la patiente et doit être réalisé dans un établissement autorisé. [5]
Comment les fuites sont-elles évaluées ?
Lors de la première évaluation, le médecin précise notamment l’ancienneté et les circonstances des fuites, leur fréquence et leur abondance, les autres troubles urinaires, leurs répercussions sur la vie quotidienne, les grossesses et accouchements, les maladies, les opérations antérieures, le mode de vie et les traitements suivis. [1] Il réalise un examen médical comprenant une évaluation neurologique et urologique ainsi que, chez la femme, un examen gynécologique recherchant notamment un prolapsus génito-urinaire. [1] Si un avis spécialisé est nécessaire, le médecin traitant coordonne le bilan et le suivi avec un urologue, un radiologue ou un gynécologue-obstétricien. [1]
Après l’examen, le médecin peut proposer un calendrier mictionnel pendant deux à trois jours, qui ne sont pas obligatoirement consécutifs, afin de noter les horaires et volumes des urines ainsi que le nombre et les circonstances des fuites. [1] Selon la situation, il peut aussi demander une analyse d’urine, une échographie abdomino-pelvienne, un bilan urodynamique ou certains examens spécialisés ; ces examens ne sont donc pas tous systématiques. [1]
Les fuites à l’effort sont notamment observées après une grossesse ou un accouchement difficile, en cas de prolapsus chez la femme, après une chirurgie de la prostate chez l’homme ou après une autre intervention de l’abdomen ou du petit bassin. [2]
Quels sont les premiers traitements ?
Le traitement est choisi avec le patient en fonction du type et de la cause des fuites ainsi que de la gêne ressentie. [5] Pour une incontinence urinaire d’effort, le traitement initial est une rééducation périnéo-sphinctérienne destinée à améliorer le contrôle et la tonicité des muscles du périnée. [5] Elle est réalisée par un kinésithérapeute ou, après un accouchement, par un kinésithérapeute ou une sage-femme ; entre les séances, poursuivez uniquement les exercices d’auto-rééducation expliqués par le professionnel. [5]
Lorsque cela est possible, la prise en charge corrige aussi la cause ou les facteurs favorisant les fuites, par exemple le surpoids, la constipation, le tabagisme ou une infection urinaire. [5] Ne modifiez pas seul un traitement en cours, car cette décision doit être prise avec le médecin. [4] [5]
Aucun médicament n’est efficace pour traiter directement une incontinence urinaire d’effort pure. [5] Les médicaments agissant sur l’hyperactivité de la vessie concernent l’incontinence par urgenturie ou certaines formes mixtes, ce qui nécessite de bien distinguer le type de symptômes avec le médecin. [5] [1]
Quand une opération peut-elle être envisagée ?
Si les fuites persistent malgré le traitement de leur cause et restent insuffisamment améliorées par les traitements non chirurgicaux et la rééducation, une opération peut être proposée en deuxième intention après un bilan urodynamique. [5] La décision d’opérer est prise avec le patient par une équipe comprenant notamment un urologue, un gynécologue-obstétricien, un médecin de rééducation et le médecin traitant. [5] La technique dépend du mécanisme des fuites et peut faire appel à une bandelette sous-urétrale, à des ballons ajustables, à des injections péri-urétrales d’agents comblants ou à un sphincter urinaire artificiel. [5]
Chez la femme, la pose d’une bandelette sous-urétrale doit avoir lieu dans un établissement répondant aux conditions réglementaires prévues pour cette intervention. [5] Les complications chirurgicales sont rares, mais peuvent comprendre une lésion de la vessie, de l’urètre ou du vagin pendant l’intervention puis, dans les jours suivants, une phlébite avec risque d’embolie pulmonaire, un hématome, une infection urinaire, des difficultés à uriner ou des douleurs. [5] Des complications plus tardives sont possibles, notamment des douleurs périnéales ou à la racine de la cuisse, des difficultés à uriner, des douleurs pendant les rapports sexuels ou, après une bandelette, une érosion de la paroi de la vessie ou de l’urètre. [5]
Suivi et reprise des activités
Pendant le traitement, les rendez-vous de suivi servent à apprécier l’évolution des symptômes et la diminution du nombre de fuites. [4] Si un médicament vous a été prescrit, ne le modifiez pas et ne l’arrêtez pas sans avis médical ; en cas d’effet indésirable, parlez-en au médecin ou au pharmacien. [4]
Après une opération, une consultation de contrôle avec le chirurgien est prévue un mois après l’intervention, puis dans un délai d’un an. [5] La reprise des activités doit être progressive ; évitez les efforts importants et les rapports sexuels pendant le premier mois, puis demandez l’accord du médecin ou du chirurgien avant de reprendre les activités sportives et de loisir. [4]
Limiter les facteurs favorisant les fuites
Chez l’adulte, prévenir le surpoids et la constipation contribue à limiter deux facteurs favorisant l’incontinence urinaire. [3] Si un sport comportant des à-coups ou sollicitant fortement le périnée provoque ou révèle des fuites, demandez au médecin quelles activités sont adaptées à votre situation. [3] Après un accouchement, évitez de porter des charges lourdes et suivez la rééducation du périnée qui vous a été indiquée. [3] Après une opération de l’abdomen ou du petit bassin, respectez les délais fixés par le médecin avant de reprendre les efforts ou le port de charges. [3]
Sources et références
[1] Symptômes et diagnostic de l'incontinence urinaire | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] Incontinence urinaire : mécanisme, fréquence et causes | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[3] Prévenir l'incontinence urinaire | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12
[4] Incontinence urinaire : le suivi médical et la vie quotidienne | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12
[5] Traitement de l'incontinence urinaire | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12
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