Aller au contenu principal

Hypoxie à l’hôpital : causes, signes, bilan et traitements

Dans le contexte hospitalier décrit ici, l’hypoxie correspond à une désaturation en oxygène qui peut survenir chez une personne atteinte ou non d’une maladie respiratoire. [1] Elle peut résulter d’un trouble de la ventilation, d’un trouble de l’oxygénation ou de l’association des deux. [1] L’hypoxie est généralement repérée en premier lieu par l’oxymétrie de pouls, puis son origine et ses conséquences respiratoires sont évaluées par un ensemble d’examens. [1] Les informations qui suivent concernent l’hypoxie chez les patients hospitalisés et ne définissent pas une conduite d’autosurveillance à domicile. [1]

Quelles peuvent être les causes d’une hypoxie à l’hôpital ?

Les troubles de la ventilation comprennent notamment une diminution de la commande respiratoire liée à une altération de la vigilance, à une sédation excessive, à un sepsis, à un choc ou à un accident vasculaire cérébral. [1] La ventilation peut aussi être gênée par un bronchospasme, un bouchon de mucus, le déplacement d’une sonde endotrachéale ou une limitation des mouvements du thorax après un traumatisme ou une intervention. [1] Les troubles de l’oxygénation peuvent avoir une cause pulmonaire, comme une pneumonie, une atélectasie, un pneumothorax, une embolie pulmonaire, une contusion pulmonaire ou une pneumopathie d’inhalation. [1] Une surcharge liquidienne ou une insuffisance cardiaque peut également provoquer une hypoxie par un mécanisme non directement respiratoire. [1] Chez une personne ayant déjà une maladie cardiopulmonaire, comme un asthme, une bronchopneumopathie chronique obstructive ou une insuffisance cardiaque, le bilan recherche aussi une aggravation de cette maladie. [1]

Quels signes orientent le bilan ?

Une respiration anormalement rapide, une accélération du rythme cardiaque ou leur association peuvent être des manifestations initiales d’une hypoxie. [1] Une baisse de la vigilance peut orienter vers une ventilation insuffisante. [1] L’association d’un essoufflement très soudain et d’une hypoxie évoque notamment une embolie pulmonaire ou un pneumothorax. [1] Une fièvre, des frissons et une toux productive ou une augmentation des sécrétions orientent plutôt vers une pneumonie. [1] Une douleur d’un seul membre peut faire rechercher une thrombose veineuse profonde et, par conséquent, une éventuelle embolie pulmonaire. [1] Ces manifestations orientent vers une cause possible, mais le diagnostic repose sur l’évaluation clinique et les examens complémentaires. [1]

Comment l’hypoxie est-elle évaluée ?

L’évaluation immédiate porte sur la liberté des voies respiratoires ainsi que sur l’intensité et l’efficacité de la respiration. [1] Chez une personne sous ventilation mécanique, l’équipe vérifie également que la sonde endotrachéale n’est ni obstruée ni déplacée. [1] L’oxymétrie de pouls mesure la saturation en oxygène et constitue généralement le premier moyen de détection. [1] L’analyse des gaz du sang artériel sert à confirmer l’hypoxie et à apprécier si la ventilation est suffisante. [1] Une radiographie du thorax peut rechercher notamment une pneumonie, un épanchement pleural, un pneumothorax, une insuffisance cardiaque ou une atélectasie. [1] Un électrocardiogramme est réalisé pour rechercher une anomalie du rythme cardiaque ou un défaut d’irrigation du cœur. [1] Selon le contexte, une échographie, une échocardiographie, un dosage du BNP ou des examens à la recherche d’une embolie pulmonaire peuvent compléter le bilan. [1]

Quels sont les principes du traitement à l’hôpital ?

Chez un patient hospitalisé présentant une hypoxie importante, le traitement commence en même temps que la recherche de la cause. [1]

De l’oxygène peut être administré avant même que la cause définitive soit identifiée. [1] La quantité délivrée est ajustée à l’aide de l’oxymétrie de pouls ou des gaz du sang artériel afin d’obtenir une oxygénation satisfaisante sans exposer inutilement le patient à la toxicité de l’oxygène. [1] Le dispositif peut aller d’une canule nasale ou d’un masque à une oxygénothérapie nasale à haut débit, selon les besoins et la situation clinique. [1] Si l’hypoxie ne se corrige pas malgré l’apport supplémentaire d’oxygène, une ventilation mécanique devient nécessaire. [1] Une hypoxie persistant malgré la ventilation mécanique peut nécessiter des traitements de réanimation spécialisés, comme la ventilation en décubitus ventral ou une oxygénation par membrane extracorporelle. [1] La correction du manque d’oxygène ne remplace pas le traitement de la cause, qu’il s’agisse par exemple d’une affection pulmonaire, cardiaque ou d’un trouble de la ventilation. [1]

Sources et références

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées