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Hypoglycémie : signes, causes, évaluation et conduite à tenir

L’hypoglycémie correspond à une baisse anormale du taux de glucose, ou sucre, dans le sang. [2] Chez une personne traitée pour un diabète, une glycémie inférieure à 0,70 g/L est considérée comme une hypoglycémie qui doit être corrigée afin d’éviter une nouvelle baisse. [1] [3] Les manifestations vont de la faim, des sueurs ou des tremblements jusqu’à la confusion, aux convulsions ou à la perte de conscience. [1] [2] Les symptômes ne suffisent toutefois pas à poser soi-même le diagnostic, car certaines sensations évocatrices peuvent survenir alors que la glycémie est normale. [2] [3]

Pourquoi une glycémie trop basse provoque-t-elle des symptômes ?

Le glucose constitue une source d’énergie essentielle pour le cerveau. [2] Quand la glycémie diminue, l’organisme libère notamment du glucagon et de l’adrénaline afin de faire remonter le glucose sanguin. [2] Cette réaction contribue aux sueurs, aux tremblements, aux palpitations, à la nervosité et à la sensation de faim. [2] [3] Si le cerveau ne reçoit plus assez de glucose, des difficultés de concentration, une confusion, des troubles de la parole, des convulsions ou un coma peuvent apparaître. [2]

Quels sont les signes d’une hypoglycémie ?

Les premiers signes possibles comprennent des sueurs, une pâleur, une faim inhabituelle, de légères nausées, des tremblements, des palpitations, une irritabilité ou une sensation d’angoisse. [1] Des picotements autour de la bouche, des vertiges, des maux de tête, une vision trouble, une faiblesse ou une perte d’équilibre peuvent également survenir. [1] Une aggravation peut entraîner une incapacité à se concentrer, une confusion, des difficultés à parler, un comportement inhabituel ou des contractions musculaires. [1] [2] Les formes les plus graves peuvent provoquer des convulsions, une perte de conscience ou un coma. [1] [2] Chez certaines personnes ayant un diabète ancien ou des épisodes fréquents, les signes d’alerte peuvent devenir moins perceptibles avant une hypoglycémie sévère. [2] [3]

Quelles sont les causes possibles ?

La plupart des hypoglycémies surviennent chez des personnes diabétiques prenant de l’insuline ou certains médicaments qui font baisser la glycémie. [1] [2] Le risque peut augmenter après une modification du traitement, une erreur de dose ou la prise d’un autre médicament ayant un effet sur la glycémie. [1] Un repas absent, retardé, plus léger que d’habitude ou apportant trop peu de féculents peut favoriser un épisode chez une personne exposée par son traitement. [1] [2] Une activité physique imprévue ou plus intense que d’habitude peut également déséquilibrer la glycémie. [1] La consommation d’alcool peut contribuer à une hypoglycémie, notamment lorsque la personne boit sans manger. [1] [2]

L’hypoglycémie est beaucoup plus rare chez une personne qui n’est pas diabétique. [2] [3] Elle peut alors être associée à certains médicaments, à une maladie grave, à une insuffisance hépatique, rénale, cardiaque ou surrénalienne, ou plus rarement à une tumeur du pancréas produisant de l’insuline. [2] [3] Une hypoglycémie après un repas peut aussi survenir dans certaines situations rares ou après certaines chirurgies bariatriques. [2] [3]

Comment l’hypoglycémie est-elle évaluée ?

Chez une personne diabétique, la mesure d’une glycémie basse pendant les symptômes permet de confirmer l’épisode. [1] [2] Lorsqu’une autosurveillance est déjà prévue, le lecteur de glycémie aide à confirmer l’hypoglycémie et à suivre son évolution. [1] Les appareils utilisés à domicile sont cependant moins fiables dans les valeurs très basses qu’une mesure sanguine réalisée dans un cadre médical. [3] Chez une personne non diabétique, le diagnostic repose sur la concordance entre des symptômes, une glycémie basse mesurée au même moment et leur disparition après correction de la glycémie. [2] [3] Des épisodes évocateurs sans diabète connu nécessitent une évaluation médicale afin d’en rechercher la cause. [2] Selon le contexte, cette recherche peut comprendre des analyses réalisées pendant les symptômes et, dans certains cas, des examens surveillés à jeun ou après un repas. [2] [3]

Que faire immédiatement en cas d’hypoglycémie liée au diabète ?

Une personne traitée pour un diabète doit suivre en priorité les consignes personnalisées données par son médecin pour reconnaître et corriger une hypoglycémie. [1] Si elle pratique une autosurveillance quotidienne, une première mesure est recommandée devant des signes évocateurs. [1] Lorsque la glycémie est inférieure à 0,70 g/L, la recommandation française présentée par l’Assurance Maladie est de prendre rapidement l’équivalent de 15 g de sucre. [1] Cette quantité correspond notamment à trois morceaux de sucre, à un verre de jus de fruits ou à une demi-canette de soda non allégé. [1] Les fruits entiers et le chocolat ne sont pas adaptés à cette correction immédiate, car ils ne font pas remonter la glycémie assez rapidement. [1] Il faut interrompre l’activité en cours et se reposer pendant au moins quinze minutes. [1] Une nouvelle mesure est ensuite effectuée quinze minutes plus tard et le resucrage est renouvelé si la glycémie n’est pas remontée. [1] Si la situation ne s’améliore pas ou si la conduite à tenir reste incertaine, il faut contacter son médecin. [1]

Quand l’hypoglycémie devient-elle une urgence ?

Si la situation semble s’aggraver, il faut appeler immédiatement le 15 ou demander à un proche de le faire. [1] Une confusion importante, des difficultés à parler, des convulsions ou une perte de conscience sont des manifestations d’hypoglycémie sévère. [1] [2] Une personne incapable de manger ou de boire a besoin de l’aide d’un tiers et d’une prise en charge urgente adaptée. [2] [3] Du glucagon peut être administré par un proche lorsqu’il a été prescrit et que l’entourage a appris à l’utiliser. [1] [2] Une hypoglycémie grave ou prolongée peut nécessiter l’administration de glucose par voie intraveineuse à l’hôpital. [2] [3]

Comment prévenir les récidives et préparer le suivi ?

Une personne traitée pour un diabète et sujette aux hypoglycémies doit garder sur elle de quoi se resucrer rapidement. [1] Il est utile que les consignes personnalisées soient écrites et connues des proches. [1] Après un ou plusieurs épisodes, il faut les signaler au médecin en précisant les symptômes ressentis et les circonstances de survenue. [1] Noter l’heure, l’activité, le repas précédent, la glycémie mesurée et les traitements pris peut aider à préparer cette consultation. [1] Le médecin peut alors rechercher un lien avec l’alimentation, l’activité physique, un médicament ou une dose inadaptée et définir les mesures de prévention. [1] [2] Lorsqu’un médicament est en cause, son ajustement ou son remplacement relève de l’évaluation médicale. [2] Garder sur soi la liste de ses traitements peut également être utile en cas de nouvel épisode. [1]

Sources et références

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