Diabète de type 1 : signes, diagnostic, traitement et suivi

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Diabète de type 1 par ville
Le diabète de type 1 est une maladie chronique dans laquelle le pancréas ne produit plus assez d’insuline, ce qui provoque une accumulation de glucose dans le sang appelée hyperglycémie. [2] [3] Il s’agit le plus souvent d’une maladie auto-immune : le système immunitaire détruit progressivement les cellules bêta du pancréas qui fabriquent l’insuline. [3] Le traitement repose sur un apport quotidien d’insuline, une surveillance du glucose et un apprentissage permettant d’adapter les soins aux repas, à l’activité physique et aux résultats des mesures. [1] [3]
Quel est le rôle de l’insuline ?
L’insuline est une hormone produite par le pancréas qui aide les cellules à capter le glucose circulant dans le sang pour l’utiliser comme source d’énergie. [2] Elle participe également au stockage du glucose qui n’est pas immédiatement utilisé, notamment dans le foie et les cellules graisseuses. [2] Lorsque la quantité d’insuline devient insuffisante, les cellules utilisent moins bien le glucose et la glycémie augmente rapidement. [2] [3]
Quelle différence avec le diabète de type 2 ?
Dans le diabète de type 1, la production d’insuline est absente ou très insuffisante en raison de la destruction des cellules qui la sécrètent. [2] [3] Dans le diabète de type 2, l’anomalie initiale est surtout une mauvaise utilisation de l’insuline par les cellules, puis la production pancréatique peut devenir insuffisante au fil des années. [2] Le diabète de type 1 apparaît souvent pendant l’enfance, l’adolescence ou au début de l’âge adulte, mais il peut également commencer chez une personne plus âgée. [2] [3] L’âge ne suffit donc pas à déterminer le type de diabète. [3]
Pourquoi le diabète de type 1 apparaît-il ?
La destruction auto-immune peut évoluer silencieusement pendant des mois ou des années avant que la production d’insuline ne devienne insuffisante pour contrôler la glycémie. [3] Le développement de la maladie est associé à une susceptibilité génétique et à des facteurs environnementaux, mais les mécanismes précis ne sont pas entièrement établis. [3] [4] Certaines formes considérées comme un diabète de type 1 ne semblent toutefois pas avoir de mécanisme auto-immun identifiable. [3] Il n’existe pas actuellement de méthode permettant de prévenir complètement le diabète de type 1. [3]
Quels signes peuvent révéler un diabète de type 1 ?
Les manifestations apparaissent lorsque le manque d’insuline entraîne une hyperglycémie suffisamment importante. [3] Les signes fréquents comprennent des urines plus abondantes ou plus fréquentes, une soif importante, une perte de poids et parfois une faim accrue. [2] [3] Une fatigue, une faiblesse, une vision floue, des nausées ou des vomissements peuvent également survenir. [3] L’excès de glucose dans les urines augmente les pertes d’eau, ce qui peut conduire à une déshydratation. [3] Chez les jeunes, un diagnostic rapide est essentiel afin de réduire le risque de complications graves pouvant aller jusqu’à l’acidocétose et au coma. [4]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Le diagnostic du diabète repose sur la mesure du glucose sanguin et doit être distingué de la détermination de son type. [2] [3] Le diabète est notamment établi lorsque deux glycémies à jeun successives, réalisées après huit heures de jeûne, sont égales ou supérieures à 1,26 g/l, soit 7 mmol/l. [2] Il est aussi établi lorsque des symptômes caractéristiques, tels que des urines abondantes, une soif importante et un amaigrissement, sont associés à une glycémie égale ou supérieure à 2 g/l à n’importe quel moment de la journée. [2] Une fois le diabète confirmé, la recherche d’auto-anticorps dirigés contre les cellules pancréatiques peut soutenir la classification en diabète de type 1. [3] Le dosage du peptide C peut compléter cette évaluation, car un taux bas peut indiquer une faible production d’insuline par l’organisme. [3] La présentation clinique et l’âge apportent des indices, mais aucun de ces éléments ne permet à lui seul de classer avec certitude le diabète. [3]
En quoi consiste le traitement par insuline ?
Les injections d’insuline sont indispensables dans le diabète de type 1. [1] [3] Ce traitement est quotidien, poursuivi à vie et ne doit jamais être interrompu. [1] Son objectif est de contrôler la glycémie, de limiter les épisodes d’hyperglycémie et d’hypoglycémie, de soulager les symptômes et de prévenir les complications. [1] [3] Un schéma basal-bolus associe généralement une insuline d’action prolongée couvrant les besoins de fond et une insuline rapide destinée notamment à couvrir les repas. [1] [3] L’insuline est administrée sous la peau au moyen d’un stylo, d’une seringue ou d’une pompe. [1] Une pompe délivre de petites quantités d’insuline rapide en continu et permet d’ajouter des doses au moment des repas. [1] Certaines pompes peuvent être couplées à un capteur de glucose interstitiel et participer à une gestion semi-automatisée de l’administration d’insuline. [1] [3]
Les besoins en insuline varient selon la glycémie, les repas, l’activité physique et la situation individuelle. [1] [3] L’objectif glycémique et les modalités du traitement sont donc personnalisés et peuvent évoluer au cours du temps. [1] [3] L’apprentissage du comptage des glucides peut aider à adapter l’insuline des repas à la quantité de glucides consommée. [3] L’éducation au diabète porte également sur l’utilisation de l’insuline et des dispositifs, la surveillance du glucose, l’alimentation, l’activité physique et la reconnaissance des déséquilibres glycémiques. [1] [3]
Comment la glycémie et l’équilibre du diabète sont-ils surveillés ?
La surveillance quotidienne peut reposer sur des mesures de glycémie capillaire au bout du doigt ou sur un capteur mesurant le glucose dans le liquide interstitiel sous la peau. [1] [3] Un système de mesure continue fournit l’évolution du glucose et peut comporter des alarmes signalant une valeur basse, élevée ou une variation rapide. [3] Ces mesures aident la personne à ajuster ses apports alimentaires et son insuline selon les modalités apprises avec l’équipe soignante. [1] [3] L’hémoglobine glyquée, ou HbA1c, reflète approximativement l’équilibre glycémique des trois mois précédents et complète les mesures réalisées au quotidien. [3] La valeur de l’HbA1c doit être interprétée avec prudence dans certaines situations, notamment en présence de certaines anémies, maladies de l’hémoglobine, maladies rénales avancées ou pendant la grossesse. [3]
Quels sont les risques et pourquoi le suivi est-il important ?
Les complications aiguës du diabète de type 1 et de son traitement comprennent notamment l’acidocétose diabétique et l’hypoglycémie. [3] À long terme, l’hyperglycémie chronique peut endommager les petits vaisseaux et contribuer à une atteinte des yeux, des reins et des nerfs. [3] Elle peut aussi participer aux maladies des grosses artères, avec un risque de maladie coronarienne, d’accident vasculaire cérébral et d’artériopathie des membres inférieurs. [3] Un contrôle glycémique adapté peut retarder ou prévenir certaines complications, tandis que la prise en charge de la pression artérielle et des lipides contribue à réduire le risque vasculaire. [3] Le suivi recherche donc notamment une atteinte des yeux, des reins, des nerfs et des pieds, ainsi que les facteurs de risque cardiovasculaire. [3] Le diabète de type 1 est également associé à un risque accru d’autres maladies auto-immunes, en particulier les maladies thyroïdiennes, la maladie cœliaque et l’anémie pernicieuse liée à une carence en vitamine B12. [3]
Sources et références
[1] Médicaments du diabète de type 1 et du diabète de type 2 | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] Qu'est-ce que le diabète ? | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[3] Type 1 Diabetes Mellitus - Endocrinology - MSD Manual Professional Edition
Manuels MSD · Consulté le 2026-09-13
[4] Le diabète en France continue de progresser | Santé publique France
Santé publique France · Consulté le 2026-09-12
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