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Hypertension artérielle gravidique : définition, surveillance et risques

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Grossesse pathologique par ville

L’hypertension artérielle gravidique, aussi appelée hypertension gestationnelle, est une élévation anormale de la pression artérielle qui apparaît pendant la grossesse après 20 semaines d’aménorrhée, alors que la tension était jusque-là normale. [1] Elle se distingue d’une hypertension chronique présente avant la grossesse ou constatée avant la 20e semaine d’aménorrhée. [1] Cette hypertension nécessite une prise en charge rapide après son diagnostic afin d’en limiter les conséquences pour la mère et l’enfant à naître. [1] Un diagnostic précoce et un traitement contribuent notamment à prévenir la survenue d’une pré-éclampsie. [1]

Comment la pression artérielle est-elle évaluée pendant la grossesse ?

La pression artérielle est mesurée à chaque consultation de suivi de grossesse par le médecin ou la sage-femme. [1] Elle s’exprime par deux valeurs : la pression systolique, lorsque le cœur se contracte, et la pression diastolique, lorsqu’il est au repos entre deux contractions. [1] L’hypertension artérielle est définie par une pression systolique supérieure ou égale à 140 mmHg et/ou une pression diastolique supérieure ou égale à 90 mmHg, constatée à au moins deux reprises. [1]

Hypertension gravidique ou hypertension chronique : quelle différence ?

Une hypertension qui survient après 20 semaines d’aménorrhée chez une femme auparavant normotendue est qualifiée de gravidique. [1] Une hypertension déjà connue avant la grossesse ou découverte avant 20 semaines d’aménorrhée est considérée comme chronique. [1] L’hypertension chronique persiste après l’accouchement, contrairement à la forme gravidique qui disparaît généralement dans les semaines suivant la naissance. [1]

Comment distingue-t-on les niveaux de gravité ?

L’hypertension est dite légère à modérée lorsque la pression systolique se situe entre 140 et 159 mmHg ou lorsque la pression diastolique se situe entre 90 et 109 mmHg. [1] Elle est dite sévère lorsque la pression systolique atteint au moins 160 mmHg ou lorsque la pression diastolique atteint au moins 110 mmHg. [1] Le niveau de gravité influence l’organisation du suivi de la grossesse et de l’accouchement. [1]

Quel est le lien avec la pré-éclampsie ?

Le plus souvent, l’hypertension gravidique n’est pas accompagnée d’une protéinurie, c’est-à-dire de protéines dans les urines. [1] Plus rarement, une atteinte des reins laisse passer des protéines dans les urines en association avec l’hypertension gravidique. [1] Le document de l’Assurance Maladie décrit une pré-éclampsie lorsque la protéinurie dépasse 0,3 g sur 24 heures dans ce contexte. [1]

Quels sont les risques pour la mère et l’enfant ?

L’hypertension survenant pendant la grossesse peut entraîner des complications maternelles graves. [1] La pré-éclampsie peut évoluer vers une éclampsie et mettre en jeu le pronostic vital. [1] Elle peut également provoquer un hématome rétroplacentaire, formé à la zone de fixation du placenta et responsable d’un décollement plus ou moins important de celui-ci. [1]

Pour l’enfant à naître, l’hypertension pendant la grossesse augmente notamment le risque de retard de croissance intra-utérin et de prématurité. [1] Le retard de croissance intra-utérin se manifeste par une cassure de la courbe de croissance du fœtus, qui peut apparaître au deuxième trimestre ou plus tard. [1] La prématurité correspond à une naissance avant 37 semaines d’aménorrhée. [1]

Comment le suivi est-il organisé ?

Le diagnostic d’une hypertension gravidique modifie l’organisation habituelle du suivi de grossesse. [1] Selon sa gravité, le suivi de la grossesse et la préparation de l’accouchement peuvent associer plusieurs professionnels. [1] Le médecin traitant, le gynécologue, la sage-femme, l’obstétricien, le cardiologue ou le néphrologue peuvent notamment intervenir. [1]

Que devient l’hypertension après l’accouchement ?

L’hypertension gravidique disparaît généralement quelques semaines après l’accouchement. [1] Elle peut toutefois persister et devenir une hypertension artérielle chronique. [1] Un antécédent d’hypertension artérielle gravidique, avec ou sans pré-éclampsie, fait partie des facteurs de risque cardiovasculaire propres aux femmes. [2]

Sources et références

[2] Le risque cardiovasculaire et ses facteurs | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

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