Aller au contenu principal

Hyperglycémie : signes, mesure, risques et conduite à tenir

L’hyperglycémie correspond à une quantité de glucose, ou sucre, trop élevée dans le sang. [2] Elle peut désigner un épisode ponctuel, notamment chez une personne diabétique, tandis qu’une hyperglycémie chronique caractérise le diabète. [1] [2] Une valeur isolée doit donc être interprétée selon le moment de la mesure, les symptômes, les repas, l’activité physique et le contexte médical. [4]

À partir de quelle glycémie parle-t-on d’hyperglycémie ?

Dans sa page consacrée aux déséquilibres du diabète, l’Assurance Maladie parle d’un épisode d’hyperglycémie lorsque la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 1,10 g/L. [1] Ce seuil ne suffit pas, à lui seul, à poser un diagnostic de diabète. [2] Le diabète est notamment avéré lorsque la glycémie à jeun atteint au moins 1,26 g/L lors de deux dosages successifs réalisés après huit heures de jeûne. [2] Il peut aussi être diagnostiqué lorsque des symptômes de diabète, tels que des urines abondantes, une soif importante et un amaigrissement, sont associés à une glycémie d’au moins 2 g/L à n’importe quel moment de la journée. [2]

Pourquoi la glycémie augmente-t-elle ?

L’insuline est une hormone produite par le pancréas qui aide les cellules à capter le glucose et contribue à maintenir la glycémie autour de son niveau habituel. [2] Lorsque l’insuline est insuffisante ou agit mal, le glucose s’accumule dans le sang et la glycémie augmente excessivement. [2] Chez une personne diabétique, un épisode peut notamment survenir après l’oubli d’une injection d’insuline, une prise irrégulière du traitement, une infection, un stress important ou la prise d’un médicament qui augmente la glycémie. [1] Dans le diabète de type 1, l’hyperglycémie apparaît rapidement lorsque le pancréas ne produit plus suffisamment d’insuline. [2] Dans le diabète de type 2, elle s’installe généralement plus progressivement en raison d’une mauvaise utilisation de l’insuline, puis d’une production devenue insuffisante. [2]

Quels sont les signes d’une hyperglycémie importante ?

Lorsque l’hyperglycémie est importante, l’organisme tente d’éliminer le glucose en excès dans les urines. [1] Cela augmente le besoin d’uriner et la quantité d’urine émise, ce qui entraîne une perte d’eau. [1] La déshydratation peut se manifester par une soif, une bouche sèche, une vision floue et une fatigue importante. [1] Ces manifestations peuvent apparaître rapidement ou s’installer sur plusieurs jours. [1] Si les pertes d’eau ne sont pas compensées, la déshydratation peut s’aggraver et provoquer, dans les cas les plus graves, des troubles de la conscience pouvant aller jusqu’au coma. [1]

Comment vérifier et interpréter la mesure ?

Chez une personne disposant d’un lecteur de glycémie, plusieurs mesures d’autosurveillance peuvent confirmer l’épisode et en suivre l’évolution. [1] L’autosurveillance repose le plus souvent sur une goutte de sang prélevée au bout d’un doigt, tandis que certains dispositifs mesurent le glucose du liquide interstitiel. [4] Le glucose interstitiel évolue avec un décalage dans le temps par rapport à la glycémie sanguine. [4] Pour interpréter une mesure, il est utile de noter sa valeur, son heure et son contexte, par exemple avant ou après un repas, après une activité physique, pendant une fièvre ou lors d’un stress. [4] Des résidus présents sur les doigts, une bandelette mouillée ou périmée, une goutte de sang inadaptée ou une pression excessive sur le doigt peuvent fausser le résultat. [4] Avant une mesure capillaire, il convient de se laver les mains à l’eau chaude savonneuse, de bien les rincer et de les sécher, car les gels désinfectants peuvent perturber le résultat. [4]

Que faire pendant un épisode d’hyperglycémie ?

Une personne diabétique doit appliquer les consignes personnalisées données auparavant par son médecin pour les épisodes d’hyperglycémie. [1] Il est recommandé de boire beaucoup d’eau ou de liquide non sucré afin de compenser les pertes d’eau. [1] Si une autosurveillance a été prescrite, les mesures doivent être réalisées à la fréquence définie avec le médecin et les adaptations du traitement doivent suivre les consignes qu’il a établies. [4] Il faut contacter son médecin lorsque la glycémie est importante, reste élevée ou lorsque la conduite à tenir n’est pas claire. [1] Si l’état semble s’aggraver, il faut appeler le 15 ou demander à un proche de le faire. [1]

Acidocétose : reconnaître une complication urgente

Dans le diabète de type 1, une quantité d’insuline insuffisante par rapport aux besoins peut provoquer une acidocétose, car l’organisme utilise alors les graisses et produit des corps cétoniques nocifs. [1] Dans le diabète de type 2, cette complication est beaucoup plus rare et peut survenir lorsqu’une maladie, un médicament ou une intervention chirurgicale déséquilibre la glycémie. [1] Une association progressive de soif intense, urines fréquentes, vision trouble, fatigue anormale, perte d’appétit, douleurs abdominales, nausées, haleine fruitée, crampes nocturnes ou gêne respiratoire peut évoquer une acidocétose chez une personne diabétique. [1] Dans cette situation, il est nécessaire de consulter immédiatement son médecin afin que le traitement par insuline puisse être rapidement adapté. [1] En présence de signes de gravité ou si l’état se détériore, une orientation vers un service hospitalier peut être nécessaire. [1]

Quel suivi après une hyperglycémie ?

Après un ou plusieurs épisodes, il est utile de signaler au médecin les valeurs mesurées, les symptômes ressentis et les circonstances de survenue. [1] Les noter avant la consultation aide à examiner l’évolution de la glycémie et à discuter d’une éventuelle adaptation du mode de vie ou du traitement. [1] [4] Dans le diabète de type 2, l’autosurveillance éventuellement prescrite complète le dosage de l’hémoglobine glyquée, qui reste l’élément central pour apprécier l’équilibre du diabète. [4] Une hyperglycémie prolongée peut fragiliser les parois artérielles, favoriser les plaques d’athérome et augmenter le risque de complications vasculaires, notamment cérébrales. [5] Le suivi régulier du diabète avec le médecin traitant permet de coordonner les bilans et les soins nécessaires. [3]

Sources et références

[2] Qu'est-ce que le diabète ? | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[3] Votre médecin traitant | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12

La téléconsultation peut être envisagée selon votre situation

  • Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée
  • Peut être remboursée selon conditions *
Prendre rendez-vous

* Dans le cadre du parcours de soins coordonné. Un médecin évaluera si la téléconsultation est adaptée à votre situation.

Téléconsultation : préparer votre rendez-vous

Une consultation à distance peut être envisagée avec votre médecin. Il détermine si elle convient à votre situation ou si un examen en présence est nécessaire.

Avant le rendez-vous

  • Notez le motif de consultation, les symptômes et leur durée.
  • Préparez la liste de vos traitements, vos allergies connues et les comptes rendus ou résultats déjà disponibles.
  • Installez-vous dans un endroit calme et confidentiel, avec une connexion et un appareil permettant la vidéo.

Organiser la suite

Contactez votre médecin habituel ou le professionnel qui vous suit pour organiser la consultation. Selon votre situation, une consultation en présence pourra être nécessaire.

En cas d’urgence médicale, appelez le 15 ou le 112 ; n’attendez pas une téléconsultation.

Informations pratiques : Assurance Maladie — téléconsultation · Service Public — numéros d’urgence.

Spécialités médicales concernées

Professionnels pouvant intervenir

Diététicien-nutritionniste