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Hémorragie méningée : signes d’urgence, diagnostic, soins et complications

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L’hémorragie méningée, également appelée hémorragie sous-arachnoïdienne, correspond à un saignement dans l’espace situé entre la pie-mère et l’arachnoïde, deux membranes qui entourent le cerveau. [1] [4] C’est une affection potentiellement mortelle qui peut provoquer rapidement des lésions neurologiques graves et durables. [4] Elle peut survenir après un traumatisme crânien ou apparaître spontanément, le plus souvent après la rupture d’un anévrisme d’une artère cérébrale. [4] Une hémorragie méningée spontanée est considérée comme un accident vasculaire cérébral, contrairement à la forme provoquée par un traumatisme crânien. [4]

Quels signes doivent faire appeler les urgences ?

Le signe caractéristique est un mal de tête qui apparaît brutalement, devient très intense en quelques secondes et ne ressemble pas aux maux de tête habituels. [4] Cette douleur peut être suivie d’une brève perte de connaissance, d’une confusion ou d’une somnolence. [4] Des vomissements, des vertiges, une vision double ou floue et des crises convulsives peuvent également survenir. [4] Une raideur de la nuque peut apparaître secondairement, car le sang irrite les méninges. [4] Un mal de tête intense, brutal et inhabituel impose d’appeler immédiatement le 15 ou le 112 en France. [3] Une faiblesse soudaine d’un côté du corps, une paralysie du visage, un trouble de la parole, une perte d’équilibre ou un trouble visuel brutal justifient le même appel immédiat. [3] Une personne sourde ou malentendante qui ne peut pas téléphoner peut contacter le 114 par SMS, tchat ou visioconférence. [3]

La disparition ou l’amélioration rapide d’un signe neurologique ne doit pas retarder l’appel aux urgences. [3]

Quelles sont les principales causes ?

Le traumatisme crânien est la cause la plus fréquente d’hémorragie sous-arachnoïdienne toutes formes confondues. [4] Parmi les formes spontanées, la cause habituelle est la rupture d’un anévrisme, c’est-à-dire une dilatation développée sur une zone fragilisée de la paroi d’une artère. [4] Un anévrisme peut rester silencieux avant sa rupture. [4] Plus rarement, la forme spontanée peut être liée à une malformation artérioveineuse, qui correspond à une connexion anormale entre des artères et des veines. [4] Des troubles de la coagulation peuvent aussi être en cause. [4] Identifier précisément l’origine du saignement est essentiel, car les examens et le traitement diffèrent notamment entre une forme traumatique et une forme spontanée. [4]

Comment la forme spontanée est-elle diagnostiquée ?

À l’hôpital, l’examen initial recherche notamment une altération de la conscience et des signes neurologiques. [3] [4] Un scanner cérébral est réalisé aussi rapidement que possible pour rechercher le saignement. [4] Une IRM peut également détecter le sang, mais elle n’est pas toujours disponible immédiatement. [4] Si le scanner n’apporte pas de réponse concluante alors que la suspicion demeure, une ponction lombaire peut rechercher du sang dans le liquide qui entoure le cerveau et la moelle épinière. [4] La ponction lombaire n’est pas pratiquée si l’équipe soupçonne une pression intracrânienne suffisamment élevée pour rendre ce geste dangereux. [4] Une angiographie par scanner ou par résonance magnétique peut rechercher un anévrisme ou une autre anomalie vasculaire responsable. [4] Une angiographie cérébrale par cathéter est plus invasive, mais elle peut fournir des informations vasculaires supplémentaires. [4] Ce parcours diagnostique décrit la forme spontanée, car la forme consécutive à un traumatisme crânien est évaluée différemment. [4]

Quels sont les principes des soins à l’hôpital ?

Une suspicion d’hémorragie méningée nécessite une hospitalisation immédiate, si possible dans un centre disposant d’une expertise dans les accidents vasculaires cérébraux. [4] Les soins initiaux visent à stabiliser la personne, à soulager la douleur, à contrôler la pression artérielle et à prévenir ou traiter les complications. [4] Lorsqu’un anévrisme rompu est identifié, une intervention cherche à l’isoler de la circulation afin de réduire le risque d’un nouveau saignement. [4] Le traitement endovasculaire peut consister à introduire par un cathéter de petites spires métalliques dans l’anévrisme pour favoriser son exclusion. [4] Dans certaines situations, un stent endovasculaire peut détourner le flux sanguin de l’anévrisme. [4] Une autre possibilité est la pose chirurgicale d’un clip à l’entrée de l’anévrisme après ouverture du crâne. [4] Ces interventions sont complexes et leur choix dépend de la situation individuelle ainsi que de l’évaluation spécialisée. [4] Si une hydrocéphalie se développe, un dispositif de drainage peut évacuer le liquide cérébrospinal et réduire la pression dans le crâne. [4] La prise en charge d’une hémorragie méningée traumatique diffère de celle de la forme spontanée. [4]

Quelles complications peuvent survenir ?

Le sang peut perturber l’écoulement du liquide cérébrospinal et provoquer une hydrocéphalie, avec notamment des maux de tête, une somnolence, une confusion, des nausées ou des vomissements. [4] Un vasospasme correspond à la contraction d’artères cérébrales, ce qui peut réduire l’apport de sang et d’oxygène au cerveau. [4] Ce vasospasme peut entraîner une faiblesse ou une perte de sensibilité d’un côté du corps, des troubles du langage, des vertiges ou un manque de coordination. [4] Un anévrisme peut saigner de nouveau, avec des conséquences potentiellement catastrophiques. [4] Des crises convulsives, un coma et des déficits neurologiques permanents font également partie des complications possibles. [4]

Quelle récupération et quel suivi après l’hospitalisation ?

L’évolution est variable : certaines personnes récupèrent l’essentiel de leurs capacités, tandis que d’autres conservent une faiblesse, une paralysie, une perte de sensibilité ou des difficultés de langage. [4] Après une hémorragie méningée spontanée constituant un AVC, un suivi médical au long cours est indispensable. [4] [2] Ce suivi peut associer le médecin traitant, le neurologue, le médecin de réadaptation, le kinésithérapeute, l’orthophoniste et l’ergothérapeute selon les séquelles. [2] La rééducation commence dès que l’état de santé le permet et cherche à restaurer au mieux la marche, l’usage de la main, le langage et l’autonomie quotidienne. [5] Il reste possible de récupérer plusieurs mois après un AVC. [2] Les traitements prescrits ne doivent pas être modifiés ou arrêtés sans avis médical. [2] Après la pose ancienne d’un clip sur un anévrisme, il faut signaler ce matériel avant une IRM, car certains anciens clips peuvent être déplacés par le champ magnétique. [4] Après une hémorragie méningée spontanée constituant un AVC, il est important de respecter le rythme des consultations et des bilans indiqué par les professionnels de santé. [2]

Sources et références

[3] AVC et AIT : symptômes, diagnostic et évolution | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

[5] Traitement de l'AVC | ameli.fr | Assuré

Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11

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