Gonarthrose : symptômes, diagnostic et prise en charge

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Radiographie du genou par ville
La gonarthrose est une maladie chronique du genou qui débute par une détérioration du cartilage et peut ensuite atteindre les autres structures de l’articulation. [2] Elle peut toucher un genou ou les deux, au niveau de l’articulation entre le fémur et le tibia, de celle entre le fémur et la rotule, ou de ces deux zones à la fois. [2]
Quand consulter ?
Si votre gonarthrose n’a pas été opérée, consultez un médecin lorsqu’une poussée associe de fortes douleurs en fin de nuit, un genou enflé et une raideur accentuée, ou lorsque votre handicap quotidien devient de plus en plus important. [4]
Après la pose d’une prothèse de genou, consultez votre médecin traitant en cas de fièvre, de douleur inhabituelle, de vertiges ou de gonflement du mollet pouvant faire craindre une phlébite. [4]
Quels sont les signes possibles ?
La douleur habituelle est dite mécanique : elle apparaît ou augmente lorsque le genou est sollicité, par exemple pendant la marche ou dans les escaliers, et elle est soulagée par le repos. [1] Une raideur peut être ressentie au réveil, avec un dérouillage matinal généralement inférieur à quinze minutes en dehors d’une poussée congestive. [1] Des sensations de blocage, d’accrochage de la rotule, de dérobement ou de craquement peuvent aussi survenir pendant la marche. [1]
Lors d’une poussée congestive, la douleur augmente fortement en quelques jours, devient intense dès le matin ou en deuxième partie de nuit, et s’accompagne d’un gonflement ainsi que d’une raideur avec un dérouillage de plus de quinze minutes. [1] L’évolution varie d’une personne à l’autre, avec des périodes d’accalmie et des périodes douloureuses ; à un stade avancé, la marche et les activités quotidiennes peuvent devenir difficiles. [1]
Comment le diagnostic est-il établi ?
Une douleur du genou ne suffit pas à diagnostiquer une gonarthrose : le médecin traitant évalue la douleur, la raideur, la marche, la mobilité et le retentissement sur l’autonomie, puis examine les deux genoux et les membres inférieurs. [1] L’examen recherche également une autre maladie du genou ou une douleur provenant de la hanche ; un avis de rhumatologue ou de chirurgien orthopédique peut être demandé. [1] Des radiographies du genou confirment le diagnostic, précisent la zone atteinte et étudient notamment l’axe des jambes ; les autres examens sont rarement nécessaires. [1]
Une arthrose visible sur une radiographie n’est pas forcément la cause d’une douleur : si le médecin conclut que cette arthrose radiographique est asymptomatique, aucun traitement de cette arthrose n’est nécessaire. [1]
Quels facteurs peuvent favoriser la gonarthrose ?
La gonarthrose est notamment favorisée par l’âge, le surpoids ou l’obésité, la sédentarité, certaines sollicitations répétées du genou, une déviation de l’axe de la jambe et des séquelles de traumatisme ou de lésion du genou. [2] Chez une personne plus jeune, elle peut notamment être favorisée par des traumatismes liés à certains sports ou par des travaux sollicitant fortement les genoux. [2]
Activité physique, poids et rééducation
En dehors des poussées très douloureuses, maintenez au quotidien une activité physique adaptée à vos douleurs et à vos capacités, notamment la marche, avec des exercices conseillés par votre médecin. [3] [4] Si une canne est nécessaire pour soulager la marche, tenez-la du côté opposé au genou douloureux. [4]
Pendant une poussée avec forte augmentation de la douleur en quelques jours, douleur intense dès le matin ou la nuit, genou enflé et dérouillage matinal de plus de quinze minutes, interrompez temporairement l’activité physique et mettez le genou au repos relatif. [4] Reprenez l’activité physique à la fin de l’épisode congestif et douloureux. [4]
En cas de surpoids, une perte de poids aide à soulager les genoux et à limiter l’aggravation de la gonarthrose. [3] [4] Un programme personnalisé de rééducation, d’abord guidé par un kinésithérapeute puis poursuivi à domicile, aide à préserver la mobilité du genou et la musculature. [3]
Médicaments et infiltrations
Lors d’une poussée douloureuse nécessitant un médicament, le paracétamol est prescrit en première intention, sauf en cas d’insuffisance hépatique, sans jamais dépasser la dose maximale prescrite même si la douleur persiste. [3] Si une poussée inflammatoire douloureuse ne répond pas au paracétamol, un anti-inflammatoire non stéroïdien peut être prescrit en l’absence de contre-indication, à la dose minimale efficace, sans en associer plusieurs et pendant cinq jours au maximum. [3] Les anti-inflammatoires non stéroïdiens exposent notamment à des effets indésirables digestifs, cardiovasculaires ou rénaux, surtout chez les personnes âgées, et peuvent masquer les symptômes d’une infection. [3] Signalez au médecin tous les médicaments que vous prenez et demandez conseil au pharmacien en cas de doute, car certains produits vendus sans ordonnance contiennent déjà des antalgiques. [3]
Pour une gonarthrose douloureuse, une infiltration intra-articulaire de corticoïdes peut agir sur la douleur, mais elle ne répare pas la structure du cartilage. [3] Une injection intra-articulaire d’acide hyaluronique est également possible, sans effet sur la structure du cartilage, et elle n’est pas remboursée par l’Assurance Maladie. [3] Les anti-arthrosiques d’action lente mentionnés pour la gonarthrose ont une efficacité jugée minime sur la douleur et la gêne, n’empêchent pas la dégradation articulaire et peuvent provoquer des effets indésirables parfois graves. [3]
Quand une opération est-elle envisagée ?
Un traitement chirurgical n’est proposé qu’après l’échec des traitements médicaux ; une prothèse est envisagée lorsque la gonarthrose est très évoluée et reste insuffisamment soulagée. [3] Le choix de l’opération tient compte des symptômes, du handicap quotidien et de l’âge ; une prothèse totale peut être utilisée lorsque l’arthrose est globale et mal tolérée, tandis qu’une prothèse partielle peut convenir lorsqu’un seul compartiment est atteint sans anomalie de l’axe de la jambe. [3] La pose d’une prothèse peut être suivie de complications générales, comme une phlébite, une embolie pulmonaire ou une infection, et de complications orthopédiques, comme un hématome, une raideur, un descellement ou une usure de la prothèse. [3]
Suivi et prévention des chutes
Si votre gonarthrose n’a pas été opérée, assistez aux séances de rééducation prescrites, respectez pendant toute leur durée les doses et les durées des traitements, et signalez leurs éventuels effets indésirables à votre médecin. [4] Si la douleur ou les difficultés de marche augmentent votre risque de chute, dégagez les passages du domicile, supprimez les tapis, améliorez l’éclairage et installez des barres d’appui dans les toilettes et la salle de bains. [4]
Suivi après une prothèse de genou
Après la pose d’une prothèse, un traitement anticoagulant est nécessaire pendant environ un mois et une contention des membres inférieurs pendant environ six semaines afin de prévenir la phlébite et l’embolie pulmonaire. [3] Prenez régulièrement l’anticoagulant prescrit sans oubli, portez les mi-bas de contention pendant la durée prescrite et signalez ce traitement avant des soins médicaux ou dentaires. [4] La mobilisation et la rééducation par le kinésithérapeute commencent si possible dans les quarante-huit heures suivant l’intervention à l’hôpital et se poursuivent après la sortie. [3]
Sources et références
[1] Arthrose du genou (gonarthrose) : symptômes et diagnostic | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[2] Arthrose du genou : définition et facteurs favorisants | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-11
[3] Traitement de l'arthrose du genou | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12
[4] Vivre avec une arthrose de genou | ameli.fr | Assuré
Assurance Maladie · Consulté le 2026-09-12
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