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Goitre : signes, causes, diagnostic, traitements et suivi

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Chirurgie de la thyroïde par ville

Un goitre est une augmentation du volume de la thyroïde, une glande située à la base du cou. [3] Ce terme décrit la taille de la glande, mais ne précise ni la cause de son augmentation ni son fonctionnement hormonal. [3] Un goitre peut ainsi être associé à une production normale d'hormones thyroïdiennes, à une hypothyroïdie ou à une hyperthyroïdie. [3] Il peut rester discret et indolore, former un ou plusieurs nodules, ou devenir assez volumineux pour comprimer les organes voisins. [3]

Quelles sont les principales formes de goitre ?

Un goitre diffus correspond à une augmentation globale de la thyroïde, tandis qu'un goitre nodulaire comporte un nodule et qu'un goitre multinodulaire en comporte plusieurs. [3] Un goitre dit non toxique n'entraîne pas de production excessive d'hormones thyroïdiennes, alors qu'un goitre toxique est associé à une hyperthyroïdie. [3] Le goitre simple non toxique est une forme non cancéreuse dans laquelle la production d'hormones reste normale. [2] Une inflammation de la thyroïde, une maladie auto-immune, certains nodules et, plus rarement, un cancer peuvent également augmenter le volume de la glande. [3] La présence d'un goitre ne signifie donc pas à elle seule qu'il existe un cancer. [3]

Lorsque la thyroïde descend sous l'entrée du thorax, on parle de goitre plongeant, rétrosternal ou substernal. [4] Cette forme peut être difficile à apprécier par le seul examen du cou et exposer davantage à une compression de la trachée, de l'œsophage ou des structures veineuses. [4] Le goitre congénital est, quant à lui, une hypertrophie de la thyroïde déjà présente à la naissance. [1]

Quels signes peuvent révéler un goitre ?

Le signe le plus visible est généralement un gonflement à la base du cou, parfois symétrique et parfois plus marqué d'un côté. [2] [3] De nombreux goitres évoluent lentement et ne provoquent aucun autre symptôme. [2] [3] Lorsqu'il comprime les tissus voisins, un goitre peut provoquer une sensation d'étranglement ou de pression, une toux, une voix rauque, un essoufflement ou une difficulté à avaler. [3] Une douleur ou une augmentation rapide du volume peut notamment être liée à une inflammation ou à un saignement dans un nodule, mais une cause maligne doit aussi être recherchée. [3] D'autres manifestations peuvent provenir de l'hypothyroïdie ou de l'hyperthyroïdie associée plutôt que du volume du goitre lui-même. [3]

Une difficulté respiratoire brutale ou importante, en particulier avec un bruit aigu à l'inspiration, peut traduire une obstruction des voies aériennes et nécessite une intervention médicale urgente. [4] Une augmentation soudaine d'un goitre plongeant peut exceptionnellement provoquer une compression respiratoire menaçant le pronostic vital. [4]

Quelles sont les causes possibles ?

La carence en iode est la cause la plus fréquente de goitre à l'échelle mondiale, car la thyroïde utilise cet élément pour fabriquer ses hormones. [3] [2] Lorsque l'apport en iode est insuffisant, la stimulation de la thyroïde peut augmenter afin de préserver la production hormonale, ce qui favorise l'augmentation de son volume. [3] Les maladies auto-immunes de la thyroïde, notamment la thyroïdite de Hashimoto et la maladie de Graves-Basedow, peuvent également provoquer un goitre. [3] D'autres causes comprennent les thyroïdites, des anomalies génétiques de fabrication des hormones, certaines maladies infiltrant la thyroïde et des tumeurs thyroïdiennes. [3] Certains médicaments, dont le lithium et l'amiodarone, peuvent perturber la fonction thyroïdienne et contribuer à la formation d'un goitre. [3] [2] L'adolescence et la grossesse peuvent aussi s'accompagner d'une augmentation du volume thyroïdien en raison de besoins hormonaux accrus. [3]

Chez le nouveau-né, un goitre peut être lié à une anomalie génétique, à des anticorps maternels traversant le placenta ou, plus rarement, à certains médicaments pris pendant la grossesse. [1] Le nouveau-né atteint peut avoir une fonction thyroïdienne normale, insuffisante ou excessive. [1]

Comment le diagnostic est-il établi ?

Le diagnostic commence par l'examen du cou afin d'apprécier le volume, la symétrie, la consistance et la sensibilité de la thyroïde, ainsi que la présence éventuelle de nodules. [3] Un goitre peut aussi être découvert fortuitement au cours d'un examen d'imagerie réalisé pour une autre raison. [3] Une analyse sanguine mesure en premier lieu la TSH afin d'évaluer le fonctionnement de la thyroïde. [3] Selon le résultat et le contexte, le bilan peut être complété par le dosage des hormones T4 ou T3 et par la recherche d'anticorps dirigés contre la thyroïde. [3] L'échographie précise le volume de la glande, distingue un goitre diffus d'un goitre nodulaire et recherche des caractéristiques suspectes dans les nodules. [3] La présence d'un nodule ne signifie pas qu'il est cancéreux, mais certaines caractéristiques peuvent conduire à proposer un prélèvement à l'aiguille fine. [3] Une scintigraphie peut être utilisée dans certaines situations pour étudier l'activité des différentes zones de la thyroïde. [2] [3]

En cas de symptômes compressifs ou de suspicion de prolongement dans le thorax, un scanner ou une IRM peut évaluer les rapports du goitre avec la trachée et les autres structures voisines. [3] [4] L'échographie ne permet pas d'étudier correctement la partie intrathoracique d'un goitre plongeant, car les ultrasons traversent mal les os et l'air pulmonaire. [4]

Quels sont les principes du traitement ?

Le traitement dépend de la cause du goitre, de son volume, de son retentissement, du fonctionnement hormonal et de l'existence éventuelle d'un nodule suspect. [3] [2] Un goitre non toxique sans compression ni suspicion de cancer peut parfois relever d'une surveillance plutôt que d'un traitement immédiat. [3] Lorsqu'une hypothyroïdie est présente, un traitement par hormone thyroïdienne peut corriger le déficit hormonal. [3] Cette utilisation substitutive se distingue du traitement visant uniquement à supprimer la TSH pour réduire un goitre euthyroïdien, qui n'est plus recommandé dans la synthèse disponible en raison d'une efficacité limitée et d'effets indésirables. [3] Un goitre toxique nécessite une prise en charge de l'excès d'hormones, avec des options pouvant comprendre des médicaments antithyroïdiens, l'iode radioactif ou la chirurgie. [3] Le choix entre ces options dépend notamment de la cause, de l'âge, des autres maladies, du volume du goitre et des préférences de la personne. [3]

Une intervention chirurgicale est notamment envisagée en présence d'une compression, d'un goitre volumineux ou en croissance, ou d'une suspicion de cancer. [3] La chirurgie est également le traitement de référence d'un goitre plongeant symptomatique comprimant des structures intrathoraciques. [4] L'iode radioactif peut être proposé dans certaines formes toxiques ou lorsque le traitement d'un goitre non toxique est nécessaire mais que la chirurgie n'est pas retenue. [3] Le traitement par iode radioactif ne doit pas être administré pendant la grossesse ou l'allaitement. [3] Aucun médicament, apport d'iode ou changement de traitement ne doit être entrepris sur la seule constatation d'un gonflement du cou, car des causes hormonales, inflammatoires, nodulaires ou tumorales nécessitent des prises en charge différentes. [3]

Comment le goitre est-il suivi et peut-il être prévenu ?

Le suivi d'un goitre surveillé sans traitement repose sur des examens réguliers du cou, des dosages de la TSH et des échographies thyroïdiennes. [3] Une augmentation du volume, l'apparition d'une difficulté à respirer ou à avaler, une voix rauque ou une modification de la fonction hormonale justifient une réévaluation de la prise en charge. [3] [4] Un suivi clinique et échographique reste également nécessaire après le traitement afin de surveiller la région thyroïdienne et la fonction hormonale. [3]

Un apport alimentaire suffisant en iode participe à la prévention des goitres dus à une carence. [3] Cette prévention ne concerne toutefois pas toutes les causes, notamment les maladies auto-immunes et certaines anomalies génétiques. [4] Un excès d'iode peut par ailleurs déclencher une hyperthyroïdie chez certaines personnes ayant un goitre, en particulier dans certaines formes nodulaires ou plongeantes. [3] [4] La prévention ne consiste donc pas à prendre systématiquement des compléments iodés, mais à adapter les apports et les traitements à la situation médicale. [3] [4]

Sources et références

[3] Goiter - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

[4] Substernal Goiter - StatPearls - NCBI Bookshelf

www.ncbi.nlm.nih.gov · Consulté le 2026-09-16

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